République Tchèque
Hotels République Tchèque - Vacances République Tchèque - Sejour République Tchèque
Prague
Prague Spindleruv Mlyn
Spindleruv Mlyn Harrachov
Harrachov Karlovy Vary
Karlovy Vary Marianske Lazne
Marianske Lazne Liberec
Liberec Pilsen/Plzen
Pilsen/Frymburk Hrdonov
Frymburk Hrdonov Brno/Brünn
Brno/Budweis/České Budějovice
Budweis/Pilsen (Région)
Pilsen (Région) Moravie-Silésie
Moravie-Bohème du Sud
Bohème du Sud Moravie du Sud
Moravie du Sud Bohème du Nord
Bohème du Nord Bohème de l'Est
Bohème de l'Est République Tchèque : les top régions pour votre sejour
séjour République Tchèque
République Tchèque : vos 10 hôtels préférés
Fermer
Trouver le meilleur prix avec :
Cliquez sur les logos des partenaires pour ouvrir leurs offres dans une autre fenêtre
Veuillez sélectionner au moins un partenaire
Fermer
Trouver le meilleur prix avec :
Cliquez sur les logos des partenaires pour ouvrir leurs offres dans une autre fenêtre
Veuillez sélectionner au moins un partenaire
Fermer
Trouver le meilleur prix avec :
Cliquez sur les logos des partenaires pour ouvrir leurs offres dans une autre fenêtre
Veuillez sélectionner au moins un partenaire
Fermer
Trouver le meilleur prix avec :
Cliquez sur les logos des partenaires pour ouvrir leurs offres dans une autre fenêtre
Veuillez sélectionner au moins un partenaire
Fermer
Trouver le meilleur prix avec :
Cliquez sur les logos des partenaires pour ouvrir leurs offres dans une autre fenêtre
Veuillez sélectionner au moins un partenaire
Fermer
Trouver le meilleur prix avec :
Cliquez sur les logos des partenaires pour ouvrir leurs offres dans une autre fenêtre
Veuillez sélectionner au moins un partenaire
Fermer
Trouver le meilleur prix avec :
Cliquez sur les logos des partenaires pour ouvrir leurs offres dans une autre fenêtre
Veuillez sélectionner au moins un partenaire
Fermer
Trouver le meilleur prix avec :
Cliquez sur les logos des partenaires pour ouvrir leurs offres dans une autre fenêtre
Veuillez sélectionner au moins un partenaire
Fermer
Trouver le meilleur prix avec :
Cliquez sur les logos des partenaires pour ouvrir leurs offres dans une autre fenêtre
Veuillez sélectionner au moins un partenaire
Fermer
Trouver le meilleur prix avec :
Cliquez sur les logos des partenaires pour ouvrir leurs offres dans une autre fenêtre
Veuillez sélectionner au moins un partenaire
1 278 avis sur les hôtels République Tchèque avec une note moyenne de 5.5 sur 6 1278 5
République Tchèque : vos endroits préférés
République Tchèque : je prépare mon séjour
Avant de partir
Aucune contribution n'a été envoyée jusqu'à présent pour République Tchèque. Partagez avec d'autres voyageurs toutes les informations dont vous disposez pour ce pays et jouez le rôle du "guide touristique"!
Informations générales
Aucune contribution n'a été envoyée jusqu'à présent pour République Tchèque. Partagez avec d'autres voyageurs toutes les informations dont vous disposez pour ce pays et jouez le rôle du "guide touristique"!
Se déplacer
Aucune contribution n'a été envoyée jusqu'à présent pour République Tchèque. Partagez avec d'autres voyageurs toutes les informations dont vous disposez pour ce pays et jouez le rôle du "guide touristique"!
Vivre & découvrir
Aucune contribution n'a été envoyée jusqu'à présent pour République Tchèque. Partagez avec d'autres voyageurs toutes les informations dont vous disposez pour ce pays et jouez le rôle du "guide touristique"!
République Tchèque : Les bons plans pour votre sejour
République Tchèque: guide de voyage
Republique Tcheque
La Bohême, la Moravie et la Silésie constituent la République tchèque; ici, au cœur de l’Europe, plus de dix millions de personnes vivent sur une superficie de 78.000 kilomètres carrés. La République tchèque est jeune, mais l’histoire de ses ancêtres slaves est millénaire. Selon une ancienne légende, son histoire commence sur les hauteurs de la Bohême centrale, sur la montagne Říp. Ce sont ces hauteurs qu’aurait gravies le grand père Čeč, accompagné de sa suite, et c’est là que, charmé par la nature intacte, la beauté et la fertilité de ces terres riches d’abeilles et de miel, il aurait déclaré: «Ceci est le pays que j’ai choisi pour vous, afin qu’il soit à tout jamais votre patrie». La réalité est plus prosaïque. Les archéologues ont démontré qu’au Ve siècle la Bohême, où des habitats existaient déjà depuis le paléolithique, fut occupée par des peuples slaves venus de l’est. Les premiers habitants de la République tchèque avaient été les Celtes, qui avaient construit les premières routes, édifié des habitats fortifiés sur les collines et frappé les premières monnaies. C’est du peuple celtique des Boïens, qui vécut en Bohême au début de l’ère chrétienne, que dérive le nom latin Boemia. La plus ancienne entité d’administration autonome déboucha sur l’empire de la Magna Moravia, qui au IXe siècle, par l’entremise des évangélisateurs Cyrille et Méthode, fut convertie au christianisme et reçut un alphabet. Lorsque la Magna Moravia fut anéantie par des peuples hongrois guerriers, le centre du développement économique et culturel se déplaça de Moravie en Bohême, où les différentes lignées convergèrent dans la dynastie princière des Prěmyslides. Celle-ci eut tout d’abord pour siège Levý Hradec, puis, à partir de l’an 900, elle jeta son dévolu sur la forteresse de Prague, au-dessus de la Vltava. Les Přemyslides restèrent au gouvernement pendant quatre siècles entiers. En 1212, Otakar II Přemysl acheta le titre héréditaire de roi et fit du royaume de Bohême l’état le plus puissant d’Europe, s’étendant de l’Adriatique à la mer Baltique. Grâce à la ville de Kutná Hora et à ses mines d’argent, il devint le souverain le plus riche d’Europe. Son fils Venceslas II introduisit dans toute la Bohême une monnaie unique et fonda à Kutná Hora l’hôtel de la Monnaie. La branche mâle de la dynastie des Přemyslides s’éteignit avec l’assassinat de Venceslas III en 1306, après quoi la maison de Luxembourg régna pendant plus de cent ans sur la Bohême. Le premier membre de cette dynastie à monter sur le trône fut un célèbre chevalier et un guerrier intrépide, Jean de Luxembourg, avec lequel l’Europe traversa une longue période de paix. L’État de Bohême fut à l’apogée de sa prospérité avec le fils de Jean de Luxembourg et d’Élisabeth Přemysl, Charles IV, roi de Bohême et empereur du Saint Empire romain germanique. Cette époque fut le premier âge d’or de la Bohême. En 1348, Charles IV fonda l’Université, la première au nord des Al... Lire la suite
La Bohême, la Moravie et la Silésie constituent la République tchèque; ici, au cœur de l’Europe, plus de dix millions de personnes vivent sur une superficie de 78.000 kilomètres carrés. La République tchèque est jeune, mais l’histoire de ses ancêtres slaves est millénaire. Selon une ancienne légende, son histoire commence sur les hauteurs de la Bohême centrale, sur la montagne Říp. Ce sont ces hauteurs qu’aurait gravies le grand père Čeč, accompagné de sa suite, et c’est là que, charmé par la nature intacte, la beauté et la fertilité de ces terres riches d’abeilles et de miel, il aurait déclaré: «Ceci est le pays que j’ai choisi pour vous, afin qu’il soit à tout jamais votre patrie». La réalité est plus prosaïque. Les archéologues ont démontré qu’au Ve siècle la Bohême, où des habitats existaient déjà depuis le paléolithique, fut occupée par des peuples slaves venus de l’est. Les premiers habitants de la République tchèque avaient été les Celtes, qui avaient construit les premières routes, édifié des habitats fortifiés sur les collines et frappé les premières monnaies. C’est du peuple celtique des Boïens, qui vécut en Bohême au début de l’ère chrétienne, que dérive le nom latin Boemia. La plus ancienne entité d’administration autonome déboucha sur l’empire de la Magna Moravia, qui au IXe siècle, par l’entremise des évangélisateurs Cyrille et Méthode, fut convertie au christianisme et reçut un alphabet. Lorsque la Magna Moravia fut anéantie par des peuples hongrois guerriers, le centre du développement économique et culturel se déplaça de Moravie en Bohême, où les différentes lignées convergèrent dans la dynastie princière des Prěmyslides. Celle-ci eut tout d’abord pour siège Levý Hradec, puis, à partir de l’an 900, elle jeta son dévolu sur la forteresse de Prague, au-dessus de la Vltava. Les Přemyslides restèrent au gouvernement pendant quatre siècles entiers. En 1212, Otakar II Přemysl acheta le titre héréditaire de roi et fit du royaume de Bohême l’état le plus puissant d’Europe, s’étendant de l’Adriatique à la mer Baltique. Grâce à la ville de Kutná Hora et à ses mines d’argent, il devint le souverain le plus riche d’Europe. Son fils Venceslas II introduisit dans toute la Bohême une monnaie unique et fonda à Kutná Hora l’hôtel de la Monnaie. La branche mâle de la dynastie des Přemyslides s’éteignit avec l’assassinat de Venceslas III en 1306, après quoi la maison de Luxembourg régna pendant plus de cent ans sur la Bohême. Le premier membre de cette dynastie à monter sur le trône fut un célèbre chevalier et un guerrier intrépide, Jean de Luxembourg, avec lequel l’Europe traversa une longue période de paix. L’État de Bohême fut à l’apogée de sa prospérité avec le fils de Jean de Luxembourg et d’Élisabeth Přemysl, Charles IV, roi de Bohême et empereur du Saint Empire romain germanique. Cette époque fut le premier âge d’or de la Bohême. En 1348, Charles IV fonda l’Université, la première au nord des Al... Lire la suite
Republique Tcheque
La Bohême, la Moravie et la Silésie constituent la République tchèque; ici, au cœur de l’Europe, plus de dix millions de personnes vivent sur une superficie de 78.000 kilomètres carrés. La République tchèque est jeune, mais l’histoire de ses ancêtres slaves est millénaire. Selon une ancienne légende, son histoire commence sur les hauteurs de la Bohême centrale, sur la montagne Říp. Ce sont ces hauteurs qu’aurait gravies le grand père Čeč, accompagné de sa suite, et c’est là que, charmé par la nature intacte, la beauté et la fertilité de ces terres riches d’abeilles et de miel, il aurait déclaré: «Ceci est le pays que j’ai choisi pour vous, afin qu’il soit à tout jamais votre patrie». La réalité est plus prosaïque. Les archéologues ont démontré qu’au Ve siècle la Bohême, où des habitats existaient déjà depuis le paléolithique, fut occupée par des peuples slaves venus de l’est. Les premiers habitants de la République tchèque avaient été les Celtes, qui avaient construit les premières routes, édifié des habitats fortifiés sur les collines et frappé les premières monnaies. C’est du peuple celtique des Boïens, qui vécut en Bohême au début de l’ère chrétienne, que dérive le nom latin Boemia. La plus ancienne entité d’administration autonome déboucha sur l’empire de la Magna Moravia, qui au IXe siècle, par l’entremise des évangélisateurs Cyrille et Méthode, fut convertie au christianisme et reçut un alphabet. Lorsque la Magna Moravia fut anéantie par des peuples hongrois guerriers, le centre du développement économique et culturel se déplaça de Moravie en Bohême, où les différentes lignées convergèrent dans la dynastie princière des Prěmyslides. Celle-ci eut tout d’abord pour siège Levý Hradec, puis, à partir de l’an 900, elle jeta son dévolu sur la forteresse de Prague, au-dessus de la Vltava. Les Přemyslides restèrent au gouvernement pendant quatre siècles entiers. En 1212, Otakar II Přemysl acheta le titre héréditaire de roi et fit du royaume de Bohême l’état le plus puissant d’Europe, s’étendant de l’Adriatique à la mer Baltique. Grâce à la ville de Kutná Hora et à ses mines d’argent, il devint le souverain le plus riche d’Europe. Son fils Venceslas II introduisit dans toute la Bohême une monnaie unique et fonda à Kutná Hora l’hôtel de la Monnaie. La branche mâle de la dynastie des Přemyslides s’éteignit avec l’assassinat de Venceslas III en 1306, après quoi la maison de Luxembourg régna pendant plus de cent ans sur la Bohême. Le premier membre de cette dynastie à monter sur le trône fut un célèbre chevalier et un guerrier intrépide, Jean de Luxembourg, avec lequel l’Europe traversa une longue période de paix. L’État de Bohême fut à l’apogée de sa prospérité avec le fils de Jean de Luxembourg et d’Élisabeth Přemysl, Charles IV, roi de Bohême et empereur du Saint Empire romain germanique. Cette époque fut le premier âge d’or de la Bohême. En 1348, Charles IV fonda l’Université, la première au nord des Alpes. Sous son règne, Prague se transforma en une splendide métropole gothique, conçue selon d’excellents projets urbanistiques. La cathédrale archiépiscopale Saint-Guy fut conçue avec une telle magnificence par les architectes de Charles, Mathieu d’Arras et Peter Parler, qu’elle ne fut achevée qu’au XXe siècle. Le mouvement hussite marqua d’une pierre noire l’histoire de la Bohême. Sous l’influence des idées du prédicateur Jan Hus vit le jour en Bohême un mouvement radical qui réclamait un système social plus juste. Après que Jan Hus ait été brûlé vif le 6 juillet 1415 à Constance, le mouvement révolutionnaire hussite se propagea dans tout le pays. Les hussites fondèrent également une ville, Tábor, et formèrent une puissante armée à l’organisation militaire fort rigide, dirigée par le capitaine de la Bohême méridionale, Jan Žižka de Trocnov. Les guerres hussites, qui durèrent vingt ans, provoquèrent le déclin progressif de la Bohême. Le pays connut des temps meilleurs avec le gouvernement du roi Georges de Poděbrady, monté sur le trône après la période hussite. Cet habile diplomate et homme politique, à la formation européenne, tenta de donner vie à une union pacifique entre les pays européens, basée sur des droits égaux pour tous les membres. Malheureusement, ses idées européennes ne furent pas mises en pratique, et une période de déclin économique et culturel commença pour la Bohême. À la fin du XVIe siècle, Prague devint la résidence impériale de Rodolphe II, retrouvant la splendeur qu’elle avait connue à l’époque de Charles IV. Rodolphe II de Habsbourg, passionné d’art, d’alchimie, de magie, d’astrologie et d’astronomie, fit de Prague le centre de la politique de l’empire et de l’Europe, invitant dans la capitale d’ importants artistes européens. À sa cour travaillèrent de célèbres hommes de science, dont les astronomes Tycho Brahe et Jean Kepler. En 1620, lors de la fatidique bataille de Bilá Hora (de la Montagne Blanche), les États généraux tchèques, protestants et rebelles, furent écrasés par les Impériaux. La violente phase de recatholicisation qui s’ensuivit, jointe à l’absolutisme des souverains de Habsbourg, eut pour unique effet positif de faire de la Bohême un joyau de l’art baroque. Ce n’est que sous Marie-Thérèse et le gouvernement de son fils Joseph II que, grâce aux idées du siècle des lumières, on assista à un importante libéralisation de la situation économique et surtout religieuse. Les réformes mises en œuvre par Joseph II sur la tolérance religieuse, l’abolition du travail de la glèbe et la censure débouchèrent sur un renouveau national. Après la fin de la Première Guerre mondiale et la désintégration de la monarchie des Habsbourg, la République tchécoslovaque vit le jour le 28 octobre 1918, en grande partie grâce aux efforts de celui qui en fut le premier président, Tomáš Masaryk. L’État commun des Tchèques et des Slovaques connut une extraordinaire prospérité économique et culturelle, au point que dans les années vingt et trente la Tchécoslovaquie comptait parmi les dix états les plus développés du monde. Cette prospérité fut brutalement interrompue par la Seconde Guerre mondiale et l’occupation du pays par l’Allemagne nazie. Après la guerre, la Tchécoslovaquie fut englobée dans le bloc communiste dominé par l’Union soviétique, perdant ainsi sa démocratie et son identité. Ce n’est qu’après l’effondrement du bloc communiste qu’elle recouvra sa liberté. En 1993, les Tchèques et les Slovaques se sont séparés pacifiquement et deux nouveaux états ont fait leur apparition sur la carte de l’Europe. Depuis le 1er mai 2004, la République tchèque est membre de la Communauté européenne.
La Bohême, la Moravie et la Silésie constituent la République tchèque; ici, au cœur de l’Europe, plus de dix millions de personnes vivent sur une superficie de 78.000 kilomètres carrés. La République tchèque est jeune, mais l’histoire de ses ancêtres slaves est millénaire. Selon une ancienne légende, son histoire commence sur les hauteurs de la Bohême centrale, sur la montagne Říp. Ce sont ces hauteurs qu’aurait gravies le grand père Čeč, accompagné de sa suite, et c’est là que, charmé par la nature intacte, la beauté et la fertilité de ces terres riches d’abeilles et de miel, il aurait déclaré: «Ceci est le pays que j’ai choisi pour vous, afin qu’il soit à tout jamais votre patrie». La réalité est plus prosaïque. Les archéologues ont démontré qu’au Ve siècle la Bohême, où des habitats existaient déjà depuis le paléolithique, fut occupée par des peuples slaves venus de l’est. Les premiers habitants de la République tchèque avaient été les Celtes, qui avaient construit les premières routes, édifié des habitats fortifiés sur les collines et frappé les premières monnaies. C’est du peuple celtique des Boïens, qui vécut en Bohême au début de l’ère chrétienne, que dérive le nom latin Boemia. La plus ancienne entité d’administration autonome déboucha sur l’empire de la Magna Moravia, qui au IXe siècle, par l’entremise des évangélisateurs Cyrille et Méthode, fut convertie au christianisme et reçut un alphabet. Lorsque la Magna Moravia fut anéantie par des peuples hongrois guerriers, le centre du développement économique et culturel se déplaça de Moravie en Bohême, où les différentes lignées convergèrent dans la dynastie princière des Prěmyslides. Celle-ci eut tout d’abord pour siège Levý Hradec, puis, à partir de l’an 900, elle jeta son dévolu sur la forteresse de Prague, au-dessus de la Vltava. Les Přemyslides restèrent au gouvernement pendant quatre siècles entiers. En 1212, Otakar II Přemysl acheta le titre héréditaire de roi et fit du royaume de Bohême l’état le plus puissant d’Europe, s’étendant de l’Adriatique à la mer Baltique. Grâce à la ville de Kutná Hora et à ses mines d’argent, il devint le souverain le plus riche d’Europe. Son fils Venceslas II introduisit dans toute la Bohême une monnaie unique et fonda à Kutná Hora l’hôtel de la Monnaie. La branche mâle de la dynastie des Přemyslides s’éteignit avec l’assassinat de Venceslas III en 1306, après quoi la maison de Luxembourg régna pendant plus de cent ans sur la Bohême. Le premier membre de cette dynastie à monter sur le trône fut un célèbre chevalier et un guerrier intrépide, Jean de Luxembourg, avec lequel l’Europe traversa une longue période de paix. L’État de Bohême fut à l’apogée de sa prospérité avec le fils de Jean de Luxembourg et d’Élisabeth Přemysl, Charles IV, roi de Bohême et empereur du Saint Empire romain germanique. Cette époque fut le premier âge d’or de la Bohême. En 1348, Charles IV fonda l’Université, la première au nord des Alpes. Sous son règne, Prague se transforma en une splendide métropole gothique, conçue selon d’excellents projets urbanistiques. La cathédrale archiépiscopale Saint-Guy fut conçue avec une telle magnificence par les architectes de Charles, Mathieu d’Arras et Peter Parler, qu’elle ne fut achevée qu’au XXe siècle. Le mouvement hussite marqua d’une pierre noire l’histoire de la Bohême. Sous l’influence des idées du prédicateur Jan Hus vit le jour en Bohême un mouvement radical qui réclamait un système social plus juste. Après que Jan Hus ait été brûlé vif le 6 juillet 1415 à Constance, le mouvement révolutionnaire hussite se propagea dans tout le pays. Les hussites fondèrent également une ville, Tábor, et formèrent une puissante armée à l’organisation militaire fort rigide, dirigée par le capitaine de la Bohême méridionale, Jan Žižka de Trocnov. Les guerres hussites, qui durèrent vingt ans, provoquèrent le déclin progressif de la Bohême. Le pays connut des temps meilleurs avec le gouvernement du roi Georges de Poděbrady, monté sur le trône après la période hussite. Cet habile diplomate et homme politique, à la formation européenne, tenta de donner vie à une union pacifique entre les pays européens, basée sur des droits égaux pour tous les membres. Malheureusement, ses idées européennes ne furent pas mises en pratique, et une période de déclin économique et culturel commença pour la Bohême. À la fin du XVIe siècle, Prague devint la résidence impériale de Rodolphe II, retrouvant la splendeur qu’elle avait connue à l’époque de Charles IV. Rodolphe II de Habsbourg, passionné d’art, d’alchimie, de magie, d’astrologie et d’astronomie, fit de Prague le centre de la politique de l’empire et de l’Europe, invitant dans la capitale d’ importants artistes européens. À sa cour travaillèrent de célèbres hommes de science, dont les astronomes Tycho Brahe et Jean Kepler. En 1620, lors de la fatidique bataille de Bilá Hora (de la Montagne Blanche), les États généraux tchèques, protestants et rebelles, furent écrasés par les Impériaux. La violente phase de recatholicisation qui s’ensuivit, jointe à l’absolutisme des souverains de Habsbourg, eut pour unique effet positif de faire de la Bohême un joyau de l’art baroque. Ce n’est que sous Marie-Thérèse et le gouvernement de son fils Joseph II que, grâce aux idées du siècle des lumières, on assista à un importante libéralisation de la situation économique et surtout religieuse. Les réformes mises en œuvre par Joseph II sur la tolérance religieuse, l’abolition du travail de la glèbe et la censure débouchèrent sur un renouveau national. Après la fin de la Première Guerre mondiale et la désintégration de la monarchie des Habsbourg, la République tchécoslovaque vit le jour le 28 octobre 1918, en grande partie grâce aux efforts de celui qui en fut le premier président, Tomáš Masaryk. L’État commun des Tchèques et des Slovaques connut une extraordinaire prospérité économique et culturelle, au point que dans les années vingt et trente la Tchécoslovaquie comptait parmi les dix états les plus développés du monde. Cette prospérité fut brutalement interrompue par la Seconde Guerre mondiale et l’occupation du pays par l’Allemagne nazie. Après la guerre, la Tchécoslovaquie fut englobée dans le bloc communiste dominé par l’Union soviétique, perdant ainsi sa démocratie et son identité. Ce n’est qu’après l’effondrement du bloc communiste qu’elle recouvra sa liberté. En 1993, les Tchèques et les Slovaques se sont séparés pacifiquement et deux nouveaux états ont fait leur apparition sur la carte de l’Europe. Depuis le 1er mai 2004, la République tchèque est membre de la Communauté européenne.











