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2 350 avis sur les hôtels Portugal avec une note moyenne de 5.6 sur 6 2350 5
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Avant de partir
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A la frontière / visasLes ressortissants de l'Union européenne qui souhaitent passer la frontière portugaise n'ont pas besoin de visa (document qui autorise l'entrée et le séjour au Portugal) ni même de passeport ou de carte d'identité. En effet, les Accords Schengen garantissent la libre circulation des personnes au sein des frontières européennes. Cependant, il est fortement recommandé d'emporter une pièce d'identité pour les contrôles à l'intérieur du pays. Les ressortissants étrangers (résidant en dehors de l'Union européenne), doivent présenter un passeport en cours de validité à la frontière, après quoi ils se verront remettre un visa touristique d'une durée de 60 jours.
Vaccins
Sauf avis contraire de votre médecin, aucun vaccin particulier n'est requis pour se rendre au Portugal. Renseignez-vous dans votre pays d'origine.
Climat / Quand partir?
Le Portugal se situe dans une zone entre l’Atlantique et la Méditerranée, un climat maritime, influencé par l'océan Atlantique. Résultat : le nord est froid et pluvieux et le sud chaud et sec. La période de chaleur commence en mai et s'étend jusqu'en septembre. L'été est chaud, long et ensoleillé, avec des températures moyennes supérieures à 20º C. Il arrive souvent que le thermomètre dépasse les 40°C en journée. Heureusement les vents d'ouest rafraîchissent, surtout sur la côte, empêchant l'atmosphère de devenir trop étouffante. Les hivers sont courts et frais dans les zones en basse altitude. La température moyenne à cette période se situe entre 5 ° C et 14 º C, avec une alternance de journées ensoleillées et pluvieuses. Au contraire, dans les montagnes, il fait beaucoup plus froid et la neige tient de novembre à février.
Monnaie
La monnaie utilisée au Portugal est l'euro. Il a remplacé l'escudo en janvier 2002. Comme partout en Europe, les billets en vigueur vont de 5 à 500 euros et les pièces de 1 centime à 2 euros.
Langue
La langue officielle du pays est le portugais. Cependant, beaucoup de personnes parle espagnol et anglais et il n'y a pas de problèmes pour se comprendre.
Téléphones portables
Au Portugal, pas besoin d'adaptateur électrique.
Le service de roaming (option monde qui permet de passer des appels internationaux) s’effectuera sans problème à travers l'ensemble du pays. Cependant, il risque de ne pas y avoir de réseau dans certaines zones montagneuses. Les trois opérateurs de téléphonie mobile sont TMN, Vodafone et Optimus.
Informations générales
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HistoireLe centre que nous connaissons aujourd'hui comme le Portugal est apparu dès le IXe siècle, lorsque Alphonse III (Roi des Asturies) créa le Comté de Portugal, qui suivait le cours inférieur du fleuve Duero et dont la capitale était Portus Cale (l'actuelle Porto). En 1143, le Comté évolua au point de devenir un pays indépendant, le Portugal, avec pour capitale Coimbra et comme Roi, Alphonse Ier d'Aragon. A cette époque, la lutte contre les Maures se poursuivait. En 1249, suite à l'annexion d'Algarve et de la ville de Faro, de nouvelles frontières furent dessinées semblables à celles qui existent actuellement. Le développement considérable du pays fut mené par Denis Ier, surnommé Le Fermier. Sous son règne, le Portugal se renforça au niveau économique, agricole et commercial. Il fut à l'origine de nombreuses villes et châteaux édifiés entre les années 1288 et 1290. On lui doit également la construction de la première université de Lisbonne.
Le second « Age d'or » du Portugal date de l'époque des grandes découvertes géographiques, qui lui permit une expansion territoriale d'abord avec Ceuta (en 1415), puis grâce aux découvertes et à la colonisation, vinrent s’ajouter Madère, les Açores, le Cap Vert, le Benin, le Congo, la côte du Golfe de Guinée, le Brésil, l'Angola et le Mozambique.
Le déclin lent de la monarchie eut lieu au XIXe siècle. En 1822, une constitution libérale fut approuvée, par laquelle le parlement prit le pouvoir. Cependant, les successeurs du trône s'y opposèrent. La première République fut proclamée suite à la Révolution du 5 octobre 1910, un mouvement d'insurrection militaire lancé contre le Roi de l'époque, Manuel II. Un an plus tard, une nouvelle constitution séparant l'Eglise et l'Etat fut approuvée, réduisant en grande partie l'influence du clergé.
La formation de ce nouveau système s'accompagna d'une période de chaos. En 1926, le général Antonio Carmona profita de cette situation pour mener un coup d'Etat. Après quoi il se proclama président et occupa cette fonction jusqu'à sa mort. Puis Oliveira Salazar prit la relève et instaura un Etat totalitaire.
Il faut attendre une révolution de militaires de gauche menée sans trop d'effusion de sang pour que la démocratie voie le jour, le 25 avril 1974 et libère le Portugal de la dictature. Cet événement s'inscrit dans l'histoire sous le nom de la Révolution des œillets. En 1986, le Portugal devint membre de l'Union européenne.
Mentalité/ Traditions
La mentalité portugaise se caractérise par une ouverture d'esprit et une générosité naturelle. Ses liens avec la mer ont eu impact indéniable sur sa culture et sa philosophie et expliquent son attachement profond à une chanson que chantaient les marins, le fado. Si cette époque est révolue, si les mentalités ont changé avec l’entrée du Portugal dans l’Union européenne, si les fils des anciens pêcheurs et marins sont désormais devenus des entrepreneurs et des hommes d’affaires, le fado reste un héritage très précieux dans la culture du pays.
Religion
Si la plupart des portugais appartiennent à l'Eglise catholique apostolique romaine, il existe également des communautés anglicanes, protestantes et athées. La religion occupe une place importante dans la vie du Portugal et se manifeste à travers de nombreuses cérémonies religieuses et de cultes dédiés aux saints. Les fêtes les plus importantes sont la Semaine Sainte, Noël, le Corpus Christi et la Toussaint. En plus des fêtes locales, chaque village, même les plus petits, possède son patron en honneur duquel se tient une commémoration au moins une fois par an. Fatima est un lieu très important pour les croyants. C'est là qu'en 1917, la Sainte Vierge est apparue à trois enfants de berger.
Se déplacer
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Aéroports / Location de voituresLes principaux aéroports portugais sont celui de Lisbonne, de Porto et de Faro.
ANA est l'entreprise qui s'occupe du fonctionnement des aéroports du pays. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site internet www.ana.pt.
Les deux principales compagnies aériennes sont TAP et SATA.
Pour louer une voiture, il faut être âgé de plus de 21 ans (ou plus de 25 ans en fonction de l'entreprise de location); présenter une pièce d'identité et être en possession d'un permis de conduire valide et de plus d'un an. Il est possible d'effectuer une location dans tous les aéroports internationaux, ainsi que dans toutes les grandes villes et gares.
Transports en commun
Le Portugal dispose d'autobus qui relient toutes les villes et villages. De plus, il possède un large réseau ferroviaire sur l'ensemble du territoire national et des liaisons internationales comme par exemple à Vigo, Madrid et Paris.
Si vous souhaitez en savoir plus, veuillez consulter la page internet Rede Nacional de Expresso sur www.rede-expressos.pt ou Comboios de Portugal sur www.cp.pt.
Taxis / Infrastructure
Les taxis sont généralement de couleur beige mais il est également possible de trouver des taxis traditionnels noirs avec le toit vert.
Le Portugal dispose d'un bon réseau d'autoroutes, de routes nationales et municipales, également bien signalisé.
Vivre & découvrir
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Fêtes et festivalsLes fêtes nationales sont:
• Le Jour de l'An (le 1er janvier),
• Le jour de la Liberté (le 25 avril),
• La Fête du Travail (le 1er mai),
• La Fête Nationale (le 10 juin),
• L’Assomption (le 15 août),
• La Fête de la République (le 5 octobre),
• La Toussaint (le 1er novembre),
• Le Jour de la Restauration (le 1er décembre),
• La Fête de la Vierge (le 8 décembre) et
• Noël (le 25 décembre).
• Vendredi Saint
• Le Corpus Christi.
En plus des fêtes religieuses, comme les pèlerinages à Fatima, de nombreuses festivités ont lieu tout au long de l'année, telles que la Fête de la Ria, la Fête des Fleurs ou la fête estudiantine de la Queima das Fitas (la flambée des rubans) et surtout, un grand nombre de fêtes à travers tout le pays, dont le Festival Sudoeste TMN, le Festival AngraJazz, le Festival des Arts ou celui de Mafra en août.
Par ailleurs, tous les quatre ans, se tient le cortège de la Fête de los « Tabuleiros ». Une expérience à vivre.
Spécialités culinaires
La gastronomie est très riche et variée et si elle est caractérisée par les produits de la mer et l'huile d'olive, chaque région possède évidemment ses spécialités. Les portugais sont particulièrement fiers de la façon dont ils préparent le bacalao (la morue). Il y aurait 1001 recettes différentes! Les poissons grillés (toujours fraichement pêchés) ou les fruits de mer très abondants sur tout le littoral sont délicieux. Le riz aux fruits de mer ou au poisson constitue également un très bon choix.
Quant aux plats à base de viande, vous trouverez le pot-au-feu à la portugaise et les tripes à la façon de Porto. Le caldo verde de Lisbonne, les francesinhas (sortes de croque-monsieur) et les tripes (Porto), les pataniscas de Lisbonne (galettes de morue) et le gaspacho (Algarve) sont autant de plats qui complètent la liste des spécialités.
Sans oublier que le Portugal est également un important producteur de vins, parmi lesquels il faut citer les vins de Duero, de Alentejo, de Dão, del Miño, de Porto et de Madère.
Mode de vie
La population du Portugal est proche des 11 millions d'habitants. Les centres les plus importants sont Lisbonne, qui compte environ 1 million d'habitants et Porto qui avoisine les 500 000 habitants.
Plus d'un tiers de la population est rural et vit dans des villages et petits villages regroupés généralement autour d'une église. Cependant, ces dernières décennies ont été marquées par un exode rural vers Setubal, Lisbonne et Porto.
Le Portugal présente un côté maritime et vitaliste, mais contrasté comme le montre la « saudade », la mélancolie contemplative. Le fado, un genre de musique traditionnel typiquement portugais et d'inspiration poétique est issu de ce sentiment. Deux villes sont célèbres pour le fado : Lisbonne et Coimbra. Pour le folklore portugais, il faut citer la danse, principalement sous forme de processions, qui est l'occasion de revêtir les costumes traditionnels, les bijoux ou ceintures et de se faire des coiffures.
A voir
Les principales destinations touristiques du Portugal sont: Algarve et Madère pour le climat ; Lisbonne et Porto pour la vie nocturne.
Chaves, Tomar, Sintra, Aveiro, Coimbra, Elvas, Évora, Braga et Guimarães et la vallée de Duero sont autant de lieux dignes d'intérêt.
Portugal : Les bons plans pour votre sejour
Portugal: guide de voyage
Portugal
Sa situation au bord de l’Atlantique a appris au Portugal à écouter la mer, comme s’il s’agissait d’une amie de longue date, une amie à qui se confier et qui nous repond par des symboles dans la certitude qu’ils seront bien interprétés, une amie se servant d’un langage que nous seuls pouvons comprendre. Ce rapport dure depuis des années car c’est toujours autour de la mer qu’ont tourné les activités des Portugais. C’est un peuple de pêcheurs qui vit en contact étroit avec les vagues, les tempêtes et les courants de l’océan. Le climat subit lui aussi l’influence de la mer: sa douceur dépend des vents provenant du large et de la grande chaleur d’un sud privilégié. L’atmosphère est toujours agréable et typiquement méditerranéenne. A des hivers doux succède une période où s’ alternent la pluie et le soleil, prélude aux journées plus chaudes qui caractérisent les mois d’été. L’isolement du Portugal du reste de l’Europe est une constante: anciennement les hauts plateaux de la Castille et les Pyrénées représentaient, en l’absence totale de routes et de moyens de transport, de véritables barrières infranchissables. En raison de la situation géographique du Portugal, au sud-ouest de l’Europe et au bord de l’océan, les paysages sont très variés: montagnes et vallées au nord et au centre, plaines aux alentours des latitudes plus méridionales. Toute la côte offre des plages sans fin, de petites baies enfouies entre les rochers ou d’immenses étendues de sable blanc et fin que la transparence des eaux de la mer rend encore plus clair. Notre mémoire a quelque peine à emmagasiner une telle abondance de réalités aussi importantes. Le nom du pays, Portugal, dérive sans doute du nom d’une ville située à l’estuaire du Douro, un village de rues et de maisons habité par des générations de pêcheurs et de marchands. Les Romains l’appelèrent Portus Calle; plus tard il deviendra l’un des centres urbains les plus actifs de la péninsule. C’est aujourd’hui Porto, la deuxième ville du pays, baignée par les eaux tranquilles du fleuve qui serpente entre des hauteurs couvertes de vignes et des maisons accrochées aux pentes des collines, sous une voûte céleste imprévisible. Le nord a été le berceau du pays: le prince de Bourgogne, à qui on confia le Comté de Portucale, n’hésita pas à élargir les frontières de son territoire, alléché par le titre de roi. Le Portugal, uni autour de son premier roi, Dom Afonso Henriques, plein de courage et de talent, devint indépendant en 1143. Les années successives mirent en évidence la caducité de ce triomphe. Mais, en attendant, le Portugal n’était plus sous la férule de la Castille. La situation changea en 1580, date à laquelle, grâce aux liens du sang, un monarque espagnol monta sur le trône portugais. Ce roi était Dom Felipe, le premier de trois homonymes qui firent la loi au Portugal jusqu’à la moitié du XVIIe siècle. 1640 marque la conquête de l’indépendance. Pour l’orgueil national la période précédente constitua un b... Lire la suite
Sa situation au bord de l’Atlantique a appris au Portugal à écouter la mer, comme s’il s’agissait d’une amie de longue date, une amie à qui se confier et qui nous repond par des symboles dans la certitude qu’ils seront bien interprétés, une amie se servant d’un langage que nous seuls pouvons comprendre. Ce rapport dure depuis des années car c’est toujours autour de la mer qu’ont tourné les activités des Portugais. C’est un peuple de pêcheurs qui vit en contact étroit avec les vagues, les tempêtes et les courants de l’océan. Le climat subit lui aussi l’influence de la mer: sa douceur dépend des vents provenant du large et de la grande chaleur d’un sud privilégié. L’atmosphère est toujours agréable et typiquement méditerranéenne. A des hivers doux succède une période où s’ alternent la pluie et le soleil, prélude aux journées plus chaudes qui caractérisent les mois d’été. L’isolement du Portugal du reste de l’Europe est une constante: anciennement les hauts plateaux de la Castille et les Pyrénées représentaient, en l’absence totale de routes et de moyens de transport, de véritables barrières infranchissables. En raison de la situation géographique du Portugal, au sud-ouest de l’Europe et au bord de l’océan, les paysages sont très variés: montagnes et vallées au nord et au centre, plaines aux alentours des latitudes plus méridionales. Toute la côte offre des plages sans fin, de petites baies enfouies entre les rochers ou d’immenses étendues de sable blanc et fin que la transparence des eaux de la mer rend encore plus clair. Notre mémoire a quelque peine à emmagasiner une telle abondance de réalités aussi importantes. Le nom du pays, Portugal, dérive sans doute du nom d’une ville située à l’estuaire du Douro, un village de rues et de maisons habité par des générations de pêcheurs et de marchands. Les Romains l’appelèrent Portus Calle; plus tard il deviendra l’un des centres urbains les plus actifs de la péninsule. C’est aujourd’hui Porto, la deuxième ville du pays, baignée par les eaux tranquilles du fleuve qui serpente entre des hauteurs couvertes de vignes et des maisons accrochées aux pentes des collines, sous une voûte céleste imprévisible. Le nord a été le berceau du pays: le prince de Bourgogne, à qui on confia le Comté de Portucale, n’hésita pas à élargir les frontières de son territoire, alléché par le titre de roi. Le Portugal, uni autour de son premier roi, Dom Afonso Henriques, plein de courage et de talent, devint indépendant en 1143. Les années successives mirent en évidence la caducité de ce triomphe. Mais, en attendant, le Portugal n’était plus sous la férule de la Castille. La situation changea en 1580, date à laquelle, grâce aux liens du sang, un monarque espagnol monta sur le trône portugais. Ce roi était Dom Felipe, le premier de trois homonymes qui firent la loi au Portugal jusqu’à la moitié du XVIIe siècle. 1640 marque la conquête de l’indépendance. Pour l’orgueil national la période précédente constitua un b... Lire la suite
Portugal
Sa situation au bord de l’Atlantique a appris au Portugal à écouter la mer, comme s’il s’agissait d’une amie de longue date, une amie à qui se confier et qui nous repond par des symboles dans la certitude qu’ils seront bien interprétés, une amie se servant d’un langage que nous seuls pouvons comprendre. Ce rapport dure depuis des années car c’est toujours autour de la mer qu’ont tourné les activités des Portugais. C’est un peuple de pêcheurs qui vit en contact étroit avec les vagues, les tempêtes et les courants de l’océan. Le climat subit lui aussi l’influence de la mer: sa douceur dépend des vents provenant du large et de la grande chaleur d’un sud privilégié. L’atmosphère est toujours agréable et typiquement méditerranéenne. A des hivers doux succède une période où s’ alternent la pluie et le soleil, prélude aux journées plus chaudes qui caractérisent les mois d’été. L’isolement du Portugal du reste de l’Europe est une constante: anciennement les hauts plateaux de la Castille et les Pyrénées représentaient, en l’absence totale de routes et de moyens de transport, de véritables barrières infranchissables. En raison de la situation géographique du Portugal, au sud-ouest de l’Europe et au bord de l’océan, les paysages sont très variés: montagnes et vallées au nord et au centre, plaines aux alentours des latitudes plus méridionales. Toute la côte offre des plages sans fin, de petites baies enfouies entre les rochers ou d’immenses étendues de sable blanc et fin que la transparence des eaux de la mer rend encore plus clair. Notre mémoire a quelque peine à emmagasiner une telle abondance de réalités aussi importantes. Le nom du pays, Portugal, dérive sans doute du nom d’une ville située à l’estuaire du Douro, un village de rues et de maisons habité par des générations de pêcheurs et de marchands. Les Romains l’appelèrent Portus Calle; plus tard il deviendra l’un des centres urbains les plus actifs de la péninsule. C’est aujourd’hui Porto, la deuxième ville du pays, baignée par les eaux tranquilles du fleuve qui serpente entre des hauteurs couvertes de vignes et des maisons accrochées aux pentes des collines, sous une voûte céleste imprévisible. Le nord a été le berceau du pays: le prince de Bourgogne, à qui on confia le Comté de Portucale, n’hésita pas à élargir les frontières de son territoire, alléché par le titre de roi. Le Portugal, uni autour de son premier roi, Dom Afonso Henriques, plein de courage et de talent, devint indépendant en 1143. Les années successives mirent en évidence la caducité de ce triomphe. Mais, en attendant, le Portugal n’était plus sous la férule de la Castille. La situation changea en 1580, date à laquelle, grâce aux liens du sang, un monarque espagnol monta sur le trône portugais. Ce roi était Dom Felipe, le premier de trois homonymes qui firent la loi au Portugal jusqu’à la moitié du XVIIe siècle. 1640 marque la conquête de l’indépendance. Pour l’orgueil national la période précédente constitua un bref interrègne, assez important toutefois pour trouver place dans l’histoire et durcir encore plus le caractère déjà sceptique du peuple portugais. On peut admirer partout des sites remontant à une époque lointaine, quand les journées passaient lentement et chaque saison constituait un cycle à part. Souvent la tranquillité coutumière est interrompue par des fêtes au cours desquelles des processions sans fin accompagnent dévotement la statue du saint patron, placée sur un piédestal couvert de fleurs, et par d’autres cérémonies religieuses où rivalisent les couleurs de la procession, celles des costumes régionaux et celles de la céramique locale. Ce sont des moments où la foule se rassemble pour vivre chaque minute comme si c’était la dernière, sachant bien qu’il faudra attendre un an avant le retour de la fête. Le rouge vieilli des toits s’incline devant les magnifiques clochers des églises; après la disparition du soleil derrière l’horizon, dans toute sa splendeur, les places centrales se peuplent de petits groupes de personnes qui aiment bavarder. Et partout des châteaux, des pierres grises taillées méthodiquement en forme de tours, de solides remparts, des fortifications autour des villages, véritables musées vivants. Ces constructions marquent les étapes du chemin parcouru par les rois chrétiens pour se battre contre les Maures. Ce sont des endroits stratégiques où l’on perçoit encore l’écho des contes de fées et de princesses, lieux que le monde moderne n’a pas dépouillé de leurs souvenirs de guerre, noms et localités qui maintiennent en vie un arbre généalogique commun dont les racines vont plonger jusqu’en Afrique du Nord.
Mais ce n’est pas là la seule manifestation du courage du temps jadis. Pensons aux défis liés non pas aux souffrances de la guerre mais bien aux séparations et à l’éloignement; comme à l’époque des découvertes dans les mers lointaines, à commencer par les îles atlantiques de Madère jusqu’aux Açores et au Cap Vert et, enfin, à d’autres continents. Contacts qui furent maintenus à travers les siècles, comme si les océans avaient favorisé des rapports maritimes précoces avec des régions encore plus éloignées. Partant de Lisbonne, à la fin du XVe siècle, les capitaines des navires savaient seulement que la mer renfermait des secrets à découvrir, que les vagues soulevées par le mauvais temps faisaient surgir du fond des mers des êtres maléfiques et que l’extrémité du monde se trouvait quelque part au-delà de l’horizon. Mais le temps passé entre ciel et mer réserva aux marins des surprises moins terribles. Avant même la fin du siècle Vasco de Gama contourna le Cap de Bonne Espérance permettant ainsi aux Portugais d’atteindre les côtes orientales de l’Afrique et, partant de là, l’Inde. Au XVIe siècle plusieurs autres voies furent ouvertes; on découvrit le Brésil, c’ est-à-dire un autre continent ce qui entraîna une nouvelle conception de la Terre. Ces événements revivent dans l’art manuélin et dans tous les monuments érigés à cette époque. Ils sont glorifiés dans les «Lusiades» de Camões, un long poème épique d’une haute inspiration qui, d’une façon admirable, nous révèle le «saudosismo», cette aspiration nostalgique innée, propre au tempérament portugais, la foi, moteur qui déclenche toute action, un passé qui va au-delà de ce que l’avenir pourra nous réserver. Bien des événements se sont produits depuis lors: fêtes et disettes, joies et souffrances; une grande expansion économique et des moments de désespoir comme en 1755 quand un tremblement de terre secoua Lisbonne. Il fournit pourtant à Pombal l’opportunité de construire une nouvelle ville et d’enrayer la menace d’une crise économique. Mais à la veille du XIXe siècle, le pays traversa une autre période difficile. Les armées de Napoléon envahirent le Portugal pendant plusieurs années et le plongèrent dans le désespoir. La révolution de 1910 ouvrit les portes à la République, la famille royale et l’aristocratie s’étant exilées en Grande Bretagne. Il y eut une succession de gouvernements instables jusqu’au coup d’état de 1926 qui sauva l’économie et les institutions publiques du Portugal mais qui, en réalité, isola le pays du reste de l’Europe et du monde. Grâce aux événements survenus en avril 1974, une démocratie pluraliste fut enfin instaurée, après des dizaines d’années d’isolement obligatoire et de fierté absurde que le peuple portugais ne put que subir. Ces événements, l’un après l’autre, fournirent la preuve de la force de caractère de la nation. Le nouveau régime politique et social ne semble pourtant pas avoir exercé quelque influence sur le caractère des Portugais, sur leur mélancolie et leur passion naturelles, sur leur habitude de tourner les yeux vers la terre et d’ouvrir leur cœur, de pleurer de joie et de douleur quand s’élèvent les notes du fado. Comme si, somme toute, les aspects les plus vrais du caractère portugais restaient enfouis dans les méandres de leur âme, sans être jamais touchés par la réalité extérieure.
Sa situation au bord de l’Atlantique a appris au Portugal à écouter la mer, comme s’il s’agissait d’une amie de longue date, une amie à qui se confier et qui nous repond par des symboles dans la certitude qu’ils seront bien interprétés, une amie se servant d’un langage que nous seuls pouvons comprendre. Ce rapport dure depuis des années car c’est toujours autour de la mer qu’ont tourné les activités des Portugais. C’est un peuple de pêcheurs qui vit en contact étroit avec les vagues, les tempêtes et les courants de l’océan. Le climat subit lui aussi l’influence de la mer: sa douceur dépend des vents provenant du large et de la grande chaleur d’un sud privilégié. L’atmosphère est toujours agréable et typiquement méditerranéenne. A des hivers doux succède une période où s’ alternent la pluie et le soleil, prélude aux journées plus chaudes qui caractérisent les mois d’été. L’isolement du Portugal du reste de l’Europe est une constante: anciennement les hauts plateaux de la Castille et les Pyrénées représentaient, en l’absence totale de routes et de moyens de transport, de véritables barrières infranchissables. En raison de la situation géographique du Portugal, au sud-ouest de l’Europe et au bord de l’océan, les paysages sont très variés: montagnes et vallées au nord et au centre, plaines aux alentours des latitudes plus méridionales. Toute la côte offre des plages sans fin, de petites baies enfouies entre les rochers ou d’immenses étendues de sable blanc et fin que la transparence des eaux de la mer rend encore plus clair. Notre mémoire a quelque peine à emmagasiner une telle abondance de réalités aussi importantes. Le nom du pays, Portugal, dérive sans doute du nom d’une ville située à l’estuaire du Douro, un village de rues et de maisons habité par des générations de pêcheurs et de marchands. Les Romains l’appelèrent Portus Calle; plus tard il deviendra l’un des centres urbains les plus actifs de la péninsule. C’est aujourd’hui Porto, la deuxième ville du pays, baignée par les eaux tranquilles du fleuve qui serpente entre des hauteurs couvertes de vignes et des maisons accrochées aux pentes des collines, sous une voûte céleste imprévisible. Le nord a été le berceau du pays: le prince de Bourgogne, à qui on confia le Comté de Portucale, n’hésita pas à élargir les frontières de son territoire, alléché par le titre de roi. Le Portugal, uni autour de son premier roi, Dom Afonso Henriques, plein de courage et de talent, devint indépendant en 1143. Les années successives mirent en évidence la caducité de ce triomphe. Mais, en attendant, le Portugal n’était plus sous la férule de la Castille. La situation changea en 1580, date à laquelle, grâce aux liens du sang, un monarque espagnol monta sur le trône portugais. Ce roi était Dom Felipe, le premier de trois homonymes qui firent la loi au Portugal jusqu’à la moitié du XVIIe siècle. 1640 marque la conquête de l’indépendance. Pour l’orgueil national la période précédente constitua un bref interrègne, assez important toutefois pour trouver place dans l’histoire et durcir encore plus le caractère déjà sceptique du peuple portugais. On peut admirer partout des sites remontant à une époque lointaine, quand les journées passaient lentement et chaque saison constituait un cycle à part. Souvent la tranquillité coutumière est interrompue par des fêtes au cours desquelles des processions sans fin accompagnent dévotement la statue du saint patron, placée sur un piédestal couvert de fleurs, et par d’autres cérémonies religieuses où rivalisent les couleurs de la procession, celles des costumes régionaux et celles de la céramique locale. Ce sont des moments où la foule se rassemble pour vivre chaque minute comme si c’était la dernière, sachant bien qu’il faudra attendre un an avant le retour de la fête. Le rouge vieilli des toits s’incline devant les magnifiques clochers des églises; après la disparition du soleil derrière l’horizon, dans toute sa splendeur, les places centrales se peuplent de petits groupes de personnes qui aiment bavarder. Et partout des châteaux, des pierres grises taillées méthodiquement en forme de tours, de solides remparts, des fortifications autour des villages, véritables musées vivants. Ces constructions marquent les étapes du chemin parcouru par les rois chrétiens pour se battre contre les Maures. Ce sont des endroits stratégiques où l’on perçoit encore l’écho des contes de fées et de princesses, lieux que le monde moderne n’a pas dépouillé de leurs souvenirs de guerre, noms et localités qui maintiennent en vie un arbre généalogique commun dont les racines vont plonger jusqu’en Afrique du Nord.
Mais ce n’est pas là la seule manifestation du courage du temps jadis. Pensons aux défis liés non pas aux souffrances de la guerre mais bien aux séparations et à l’éloignement; comme à l’époque des découvertes dans les mers lointaines, à commencer par les îles atlantiques de Madère jusqu’aux Açores et au Cap Vert et, enfin, à d’autres continents. Contacts qui furent maintenus à travers les siècles, comme si les océans avaient favorisé des rapports maritimes précoces avec des régions encore plus éloignées. Partant de Lisbonne, à la fin du XVe siècle, les capitaines des navires savaient seulement que la mer renfermait des secrets à découvrir, que les vagues soulevées par le mauvais temps faisaient surgir du fond des mers des êtres maléfiques et que l’extrémité du monde se trouvait quelque part au-delà de l’horizon. Mais le temps passé entre ciel et mer réserva aux marins des surprises moins terribles. Avant même la fin du siècle Vasco de Gama contourna le Cap de Bonne Espérance permettant ainsi aux Portugais d’atteindre les côtes orientales de l’Afrique et, partant de là, l’Inde. Au XVIe siècle plusieurs autres voies furent ouvertes; on découvrit le Brésil, c’ est-à-dire un autre continent ce qui entraîna une nouvelle conception de la Terre. Ces événements revivent dans l’art manuélin et dans tous les monuments érigés à cette époque. Ils sont glorifiés dans les «Lusiades» de Camões, un long poème épique d’une haute inspiration qui, d’une façon admirable, nous révèle le «saudosismo», cette aspiration nostalgique innée, propre au tempérament portugais, la foi, moteur qui déclenche toute action, un passé qui va au-delà de ce que l’avenir pourra nous réserver. Bien des événements se sont produits depuis lors: fêtes et disettes, joies et souffrances; une grande expansion économique et des moments de désespoir comme en 1755 quand un tremblement de terre secoua Lisbonne. Il fournit pourtant à Pombal l’opportunité de construire une nouvelle ville et d’enrayer la menace d’une crise économique. Mais à la veille du XIXe siècle, le pays traversa une autre période difficile. Les armées de Napoléon envahirent le Portugal pendant plusieurs années et le plongèrent dans le désespoir. La révolution de 1910 ouvrit les portes à la République, la famille royale et l’aristocratie s’étant exilées en Grande Bretagne. Il y eut une succession de gouvernements instables jusqu’au coup d’état de 1926 qui sauva l’économie et les institutions publiques du Portugal mais qui, en réalité, isola le pays du reste de l’Europe et du monde. Grâce aux événements survenus en avril 1974, une démocratie pluraliste fut enfin instaurée, après des dizaines d’années d’isolement obligatoire et de fierté absurde que le peuple portugais ne put que subir. Ces événements, l’un après l’autre, fournirent la preuve de la force de caractère de la nation. Le nouveau régime politique et social ne semble pourtant pas avoir exercé quelque influence sur le caractère des Portugais, sur leur mélancolie et leur passion naturelles, sur leur habitude de tourner les yeux vers la terre et d’ouvrir leur cœur, de pleurer de joie et de douleur quand s’élèvent les notes du fado. Comme si, somme toute, les aspects les plus vrais du caractère portugais restaient enfouis dans les méandres de leur âme, sans être jamais touchés par la réalité extérieure.








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