Hotels Malte - Vacances Malte - Sejour Malte

Malte Carte
Xaghra
Xaghra
Sannat
Sannat
Marsascala
Marsascala
Mellieha
Mellieha
Sliema
Sliema
St. Julian`s
St. Julian`s
Baie St. Paul
Baie St. Paul
La Vallette
La Vallette
Marfa
Marfa
Attard
Attard
Malte
Malte
Comino
Comino
Gozo
Gozo

Malte : les top régions pour votre sejour

Malte : vos 10 hôtels préférés

5.5
Soleils
Recommandation 96%
Hôtel seul:
A partir de 102,- €
par nuit

4.9
Soleils
Recommandation 91%
Séjour:
A partir de 880,- €
par semaine
Hôtel seul:
A partir de 51,- €
par nuit

4.6
Soleils
Recommandation 82%
Hôtel seul:
A partir de 34,- €
par nuit

4.7
Soleils
Recommandation 80%
Séjour:
A partir de 437,- €
par semaine
Hôtel seul:
A partir de 54,- €
par nuit

4.6
Soleils
Recommandation 78%
Hôtel seul:
A partir de 37,- €
par nuit

5.0
Soleils
Recommandation 90%
Séjour:
A partir de 749,- €
par semaine
Hôtel seul:
A partir de 76,- €
par nuit

4.7
Soleils
Recommandation 90%
Hôtel seul:
A partir de 66,- €
par nuit

4.5
Soleils
Recommandation 76%
Séjour:
A partir de 450,- €
par semaine
Hôtel seul:
A partir de 35,- €
par nuit

4.7
Soleils
Recommandation 83%
Hôtel seul:
A partir de 30,- €
par nuit

5.0
Soleils
Recommandation 89%
Hôtel seul:
A partir de 108,40 €
par nuit

Malte : je prépare mon séjour


Avant de partir

Aucune contribution n'a été envoyée jusqu'à présent pour Malte. Partagez avec d'autres voyageurs toutes les informations dont vous disposez pour ce pays et jouez le rôle du "guide touristique"!

Informations générales

Aucune contribution n'a été envoyée jusqu'à présent pour Malte. Partagez avec d'autres voyageurs toutes les informations dont vous disposez pour ce pays et jouez le rôle du "guide touristique"!

Se déplacer

Aucune contribution n'a été envoyée jusqu'à présent pour Malte. Partagez avec d'autres voyageurs toutes les informations dont vous disposez pour ce pays et jouez le rôle du "guide touristique"!

Vivre & découvrir

Aucune contribution n'a été envoyée jusqu'à présent pour Malte. Partagez avec d'autres voyageurs toutes les informations dont vous disposez pour ce pays et jouez le rôle du "guide touristique"!

Malte: guide de voyage

L’ensemble de l’archipel compte l’île de Malte, celles de Gozo et de Comino, toutes habitées, outre les îlots inhabités de Cominotto, Filfla et Saint Paul. L’axe sud-est/nord-ouest de Malte mesure environ 27 km, tandis que sa largeur atteint 14 km. Gozo mesure quant à elle 14 km sur 7. La plus petite des îles habitées, Comino, a une superficie d... Lire la suite
L’ensemble de l’archipel compte l’île de Malte, celles de Gozo et de Comino, toutes habitées, outre les îlots inhabités de Cominotto, Filfla et Saint Paul. L’axe sud-est/nord-ouest de Malte mesure environ 27 km, tandis que sa largeur atteint 14 km. Gozo mesure quant à elle 14 km sur 7. La plus petite des îles habitées, Comino, a une superficie de 2,6 km2. Malte possède 136 km de côtes, tandis que Gozo n’en a que 43. Bien que la population de l’archipel ne dépasse pas 400 000 habitants, les îles maltaises sont le pays le plus peuplé d’Europe.


Préhistoire


Vers l’an 4000 avant J.-C., à l’âge de la pierre, plusieurs familles venues de la Sicile s’établirent dans le petit archipel du sud. Ils amenaient avec eux des animaux domestiques, des céramiques, des semences et des outils en silex. Ce furent les premiers Maltais. Au fil des siècles, plusieurs de leurs concitoyens vinrent rejoindre les premiers occupants et en peu de temps les îles se couvrirent de nouveaux habitats. Durant cette période, les premiers Maltais se consacrèrent à la construction des temples. Vers 1800 av. J.-C., les bâtisseurs de temples disparurent. On pense qu’ils furent anéantis ou réduits à l’esclavage par de nouveaux envahisseurs venus occuper le pays. Bien qu’elle ne puisse être entièrement prouvée, l’hypothèse de l’invasion compte plus d’un partisan. S’il y avait eu une invasion, les nouveaux venus, ceux venus à l’origine du talon de la botte italienne, n’auraient pas eu de difficultés à anéantir le résidu de la vague d’ origine qui avait colonisé les îles près de 2200 ans auparavant. Autant les premiers occupants étaient des paysans pacifiques, autant les nouveaux venus étaient belliqueux. Ces paysans de l’âge du bronze, qui pratiquaient l’élevage, étaient moins civilisés que la population qu’ils chassèrent : ils ne construisirent pas de temples et n’utilisèrent pas les anciens temples de l’âge du cuivre pour en faire des cimetières. Les paysans de l’âge du bronze ne purent vivre en paix dans leurs îles car, 600 ans après leur arrivée, une nouvelle vague de guerriers, entraînée à l’usage du bronze, envahit le pays et s’empara définitivement de leurs terres. Cela se passait en 1200 avant J.-C. environ. Suivant l’exemple de leurs prédécesseurs belliqueux, ils installèrent leurs colonies dans des endroits facilement défendables. La dernière période de l’Antiquité, l’âge du fer, est présente dans les îles maltaises avec les vestiges d’une seule et unique implantation à Baħrija (900 avant J.-C. environ).


Les Phéniciens


Les îles maltaises, en raison de leurs excellents ports naturels, furent colonisées par les Phéniciens vers 800 avant J.-C. Jouissant d’une renommée de marchands, ceux-ci s’ intégrèrent progressivement, souvent même par des mariages, à la population paysanne de l’âge du bronze. Les Phéniciens s’aventurèrent à l’intérieur des terres maltaises, comme l’attestent des vestiges découverts en plusieurs endroits et notamment à Rabat, au centre de l’île de Malte. L’industrie textile, déjà très florissante avant l’arrivée des Phéniciens, reçut certainement une forte impulsion et développa ses exportations. Les liens entre les colonies phéniciennes et la mère patrie ne furent jamais très solides, si bien que, lorsque la Phénicie fut vaincue, c’est la colonie phénicienne de Carthage qui joua le rôle de mère patrie. Les Phéniciens carthaginois s’efforcèrent de faire régner leur influence dans de nombreuses régions de la côte méditerranéenne, où ils se heurtèrent à leurs principaux rivaux, les Grecs. Il est très surprenant que ces différences ne se soient pas vérifiées dans les îles maltaises : on ignore combien de Grecs vécurent en coexistence avec les Phéniciens et les Carthaginois sur l’île, mais il est certain qu’il y en eut, car les institutions civiques ressemblaient aux institutions grecques ; en outre, des monnaies et des céramiques grecques ont été retrouvées sur les îles.


Les Romains

Apparemment, l’invasion romaine se fit sans grandes difficultés ; on pense que les Phéniciens de l’île se révoltèrent contre leurs cousins carthaginois et livrèrent la garnison aux envahisseurs romains. Les Maltais étaient davantage traités comme des alliés que comme un peuple conquis, ce qui a accrédité la théorie de la « collaboration ». Mais les Maltais conservèrent leurs traditions puniques, ainsi que leur langue et leurs dieux. Les Romains édifièrent la ville de Melita, du nom de l’île, sur une ancienne implantation punique, dans la région où se trouvent aujourd’hui les villes de Rabat et de Mdina à Malte. Mais ils construisirent aussi une ville à Gozo, l’actuelle Vittoria (Rabat).
Saint Paul

Le naufrage de saint Paul à Malte, en 60 après J.-C. est rapporté dans des passages des Actes des Apôtres, et une très ancienne tradition paulinienne, appuyée par des fouilles archéologiques effectuées à San Pawl Milqgħi, prouve, sans l’ombre d’un doute, que son arrivée à Malte est un fait historique. Durant les trois mois qu’il passa ici, saint Paul jeta les bases de la religion chrétienne. L’apôtre Paul, fait prisonnier, était conduit à Rome pour y être jugé par César, conformément à ses droits de citoyen romain. Parmi les autres prisonniers se trouvait aussi le médecin saint Lucas, qui raconta l’événement. La demeure la plus proche du lieu du naufrage était la villa de Publius, le gouverneur de l’île. C’est chez lui que tous les naufragés passèrent trois journées ; après avoir récupéré leurs forces, ils se dirigèrent vers Melita, la capitale de l’île. Une fois dans la ville, Paul guérit d’une fièvre le père de Publius, après quoi le gouverneur se convertit au christianisme. Et plus tard, lorsqu’il fut ordonné évêque par saint Paul, saint Publius devint le premier évêque de Malte. Au bout de trois mois, la mer, redevenue calme, permit à saint Paul de poursuivre son voyage vers Rome et son martyre. L’histoire veut qu’une église ait été édifiée là où se trouvait la résidence de Publius et où saint Paul soigna son père. Elle fut reconstruite à maintes reprises et c’est à cet endroit que s’élève aujourd’hui la cathédrale Saint-Paul à Mdina.
Les Arabes

On sait fort peu de la période byzantine. Les Arabes commencèrent à attaquer les îles vers l’an 836, mais elles ne furent conquises par les Arabes aghlabides qu’en 870 : partis de l’actuelle Tunisie, ceux-ci firent de la Sicile, conquise trente ans auparavant, une base à partir de laquelle envahir les îles. Afin de mieux défendre leurs nouveaux territoires, les musulmans découpèrent une partie de l’ancienne ville romaine de Melita, l’entourèrent d’un fossé et l’appelèrent Mdina. Ils firent de même dans la capitale de l’île de Gozo. L’élite restreinte des Arabes résidant sur l’île vécut probablement dans ces villes, mais des villages arabes se trouvaient sur les deux îles. Les Arabes introduisirent la roue à eau, la sienja (un animal de trait actionnait un mécanisme qui faisait monter l’eau du puits), système désormais tombé en désuétude. Mais leur activité la plus importante fut la culture des champs de coton qui, pendant plusieurs siècles, constitua la base de l’économie maltaise.


Le Moyen Âge

En Sicile, les Arabes étaient divisés. Profitant de cette situation, le comte Roger le Normand mena une série de campagnes et soumit l’île au gouvernement normand. Cette même année (1090), le comte occupa également les îles maltaises. Le comte Roger avait envahi les îles pour pouvoir défendre le flanc sud contre une éventuelle attaque arabe. Après avoir réduit les Arabes à l’état de vassaux et remis en liberté les étrangers chrétiens tenus en esclavage, il repartit pour la Sicile, sans se soucier de militariser sa prise. En 1127, Roger Il, le fils du comte Roger, envahit pour la seconde fois Malte. Après la conquête, il la soumit à la domination normande, plus sûre, sous le contrôle d’un gouverneur. Il installa également des garnisons de soldats normands dans les trois châteaux existant à l’époque sur les îles. C’est plus ou moins vers cette époque que les Maltais commencèrent, peu à peu, à revenir dans l’orbite européenne dont ils avaient fait partie pendant près d’un millier d’années avant la parenthèse arabe. Et, le dernier roi normand étant mort sans laisser d’héritier mâle, les nouveaux maîtres des îles maltaises provinrent à tour de rôle des maisons régnantes d’Allemagne, de France et d’Espagne : les Souabes (1194), les Angevins (1268), les Aragonais (1283) et enfin les Castillans (1410). Lorsque la période normande toucha à sa fin, le fief de Malte appartenait à de loyaux serviteurs de la Couronne de Sicile. Ces comtes ou marquis de Malte, comme on appelait ces nobles, ne voyaient dans le fief qu’une forme d’investissement, une source d’impôts et une possession pouvant servir au troc quand elle n’aurait plus d’utilité.

Le dernier suzerain de Malte, don Gonsalvo Monroy, fut expulsé de l’île à la suite d’une révolte. À cette époque, les Maltais étaient très chrétiens et les grands ordres religieux établissaient des communautés dans l’île : les franciscains (1370), les carmélites (1418), les augustins (1450), les dominicains (1466) et les ordres mineurs (1492) ; les religieuses benédictines arrivèrent quant à elles en 1418.


Les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean

En tant qu’ordre militaire, les chevaliers prirent part aux guerres des croisés, mais lorsqu’Acre tomba, en 1291, ils furent chassés de leur dernière place-forte en Terre Sainte. Après une brève escale à Chypre, les chevaliers, aidés par les Génois, occupèrent Rhodes, qui allait être leur résidence pendant deux cents ans.
Après sept années d’errance, les chevaliers et les réfugiés de Rhodes qui les avaient suivis reçurent du Saint Empereur Charles Quint l’île de Malte.
Au grand soulagement des nobles maltais, les chevaliers trouvèrent que la capitale Mdina était située trop à l’intérieur des terres et décidèrent de s’installer dans un petit village qui avait grandi derrière l’ancien Castell’a Mare. À Birgu (Vittoriosa), les chevaliers mirent en pratique les principes d’organisation qui avaient été les leurs durant leur séjour à Rhodes. Leur origine philanthropique leur fit tout d’abord construire un hôpital. L’ordre était une sorte de force multinationale, divisée en « Langues » selon les nationalités de ses membres. Les « Langues » étaient les suivantes : Auvergne, Provence, France, Aragon, Castille, Angleterre, Allemagne et Italie. Chaque Langue possédait son Auberge ou quartier général et était responsable de la défense d’un secteur particulier, comme par exemple une partie des remparts ou une tour.
Voulant prouver encore une fois que la défense des îles était inadéquate, les Turcs, d’abord en 1547, puis en 1551, lancèrent deux attaques contre les îles : la seconde fut désastreuse. Pillant les campagnes et évitant les villes fortifiées, les Turcs s’installèrent sur l’île de Gozo, dont toute la population fut déportée en esclavage. La même année, ils chassèrent les chevaliers de Tripoli.
Ces attaques amenèrent les chevaliers à renforcer sans cesse la défense des îles afin de pouvoir, le cas échéant, en affronter de plus fortes.

Le Grand Siège

« Rien n’est plus connu que le Grand Siège » : c’est ce qu’écrivait Voltaire deux cents ans après l’évènement. Du point de vue des Maltais, cette définition a aujourd’hui encore du vrai. Les faits se déroulèrent plus ou moins de la façon suivante : le 18 mai 1565, les Turcs ottomans et leurs alliés lancèrent contre les îles 48 000 de leurs meilleurs soldats, dans l’intention de les envahir et de prendre, ensuite, le chemin du Sud de l’Europe en passant par la Sicile et l’Italie. Face à eux, seulement 8 000 hommes : 540 chevaliers, 4 000 Maltais et, pour le reste, des mercenaires espagnols et italiens. Ayant débarqué sans rencontrer d’obstacles, les Turcs eurent pour premier objectif de trouver un port sûr pour y accoster avec leur grande flotte d’invasion, et c’est pourquoi ils attaquèrent le fort Saint-Elme. Au terme d’une héroïque résistance de 31 jours, le fort se rendit sous les bombardements violents et les attaques incessantes des Turcs. Puis les Ottomans s’ intéressèrent à deux villes moins bien fortifiées, proches du port. Repoussant l’une après l’autre toutes les attaques, derrière les remparts presque en ruine, les forces chrétiennes réussirent, contre toute attente, à tenir l’ennemi à distance, jusqu’à ce qu’un renfort de 8 000 hommes n’arrive de la Sicile. C’est ainsi que les Maltais réussirent à repousser les Turcs et à sauver les îles.


La fondation de La Valette

Dès leur arrivée en 1530, les chevaliers avaient eu l’idée de fortifier le mont Sciberras, un sommet rocheux assez élevé, mais, n’en ayant pas eu le temps, s’étaient contentés de construire un fort à son extrémité. Beaucoup de grands maîtres s’étaient intéressés à la réalisation éventuelle de ce projet, et ce fut La Valette, qui, dès son élection en 1557, invita de célèbres ingénieurs militaires étrangers de l’époque à présenter des projets. Mais tout fut interrompu par le Grand Siège. Ce n’est que lorsque le siège fut levé que les projets furent repris, et le premier réalisé fut la reconstruction immédiate du fort Saint-Elme. Le pape Pie IV dépêcha sur l’île son ingénieur militaire, Francesco Laparelli : la planification de la nouvelle ville commença alors vraiment. Lorsque Laparelli quitta l’île, c’est l’un de ses collaborateurs maltais, Gerolamo Cassar, qui continua les travaux. La Valette mourut en 1568 et fut enterré dans l’église Notre-Dame des Victoires, le premier édifice de la ville.


La chute de l’ordre

Lorsque Malte devint le siège de l’ordre, les gouvernants maltais vinrent vivre pour la première fois sur l’île, y apportant une grande richesse. Vers la fin du XVIIIe siècle, la situation de l’ordre était au pire : en France, où se trouvaient la plupart de ses propriétés, le gouvernement républicain procéda à des saisies de biens, et bien vite des réfugiés français venus à Malte constituèrent un fonds pour la trésorerie de l’ordre. Au moment même où le dernier grand maître, Ferdinand von Hompesch, était élu, Napoléon élaborait ses plans d’invasion de l’île.


Les Français


La prise de Malte par Napoléon, en 1798, ne fut pas ce que l’on pourrait appeler un triomphe militaire. Le grand maître capitula sans opposer de résistance et Napoléon fit son entrée officielle à La Valette. Une semaine plus tard, Ferdinand von Hompesch quitta l’île avec plusieurs chevaliers.
Les Maltais eurent l’impression d’avoir été abandonnés par l’ordre, mais, avant d’avoir organisé la moindre résistance, furent persuadés par l’évêque de se soumettre. Les Maltais qui avaient servi dans l’armée et la marine de l’ordre furent enrôlés dans les forces républicaines françaises et formèrent des régiments qui reçurent des tâches dans les îles. Après avoir dépouillé les palais, les Auberges et d’autres édifices de tout ce qui avait de la valeur et au mépris des promesses faites, Napoléon s’intéressa aux églises : seuls les objets « indispensables à l’exercice du culte » furent épargnés, tandis que tout le reste, objets de valeur et inestimables œuvres d’art en or et en argent, fut fondu en lingots. L’ordre avait gouverné les îles de Malte comme un fief du roi de Sicile (depuis 1735, la Sicile avait été incorporée à l’état de Naples, mieux connu à cette époque sous le nom de royaume des Deux-Siciles), et donc les Maltais s’adressèrent au roi des Deux-Siciles pour obtenir aide et protection. En même temps, des députés partirent demander de l’aide aux Anglais, alliés du roi. Une petite troupe britannique débarqua sur l’île et les Français de Gozo se rendirent en octobre 1798. Tandis que les Français étaient retranchés dans les forteresses sans pouvoir recevoir d’aides en raison du blocus naval britannique, les Maltais ne parvenaient pas, malgré l’appui de troupes italiennes et britanniques, à attaquer les puissants bastions, ne disposant pas de matériel pour donner l’assaut. Les Français, privés de ressources, étaient prêts à capituler, mais les troupes de Napoléon refusèrent, avec courage, de se rendre aux rebelles maltais. De leur côté, les Anglais, pressés de déployer leurs troupes et leur flotte en d’autres lieux de guerre, entendaient accélérer la reddition des Français à Malte, qui eut lieu en 1800.


Les Anglais

Après l’expulsion des Français de l’île, les Anglais n’avaient plus guère d’intérêt à conserver Malte. Et, en effet, par le traité d’Amiens (1802), les hostilités entre la Grande-Bretagne et la France cessèrent, et il fut décidé de restituer Malte à un ordre de Saint-Jean réformé et de la placer sous la protection du roi des Deux-Siciles, sa neutralité étant garantie par les grandes puissances. Les maîtres de la mer étant les Anglais, tout le trafic maritime était obligé de faire escale dans les ports maltais et, très vite, les îles maltaises devinrent le centre commercial le plus important de la Méditerranée.
Le traité de Paris (1814) établit que les îles dépendraient de plein droit de la Grande-Bretagne.
Une ère de bien-être et de prospérité commençait pour les Maltais.

L’agriculture fut développée afin que l’île-forteresse ait une autarcie suffisante, et l’on introduisit la culture de la pomme de terre, un des principaux produits exportés de nos jours par l’ archipel. On se pencha avec plus d’attention sur l’éternel problème de l’approvisionnement en eau. La prospérité entraîna une croissance rapide de la population, et l’émigration fut encouragée afin d’ alléger les dépenses de l’économie de l’île. Des réfugiés politiques italiens du Risorgimento vinrent chercher asile a Malte et l’exemple de ces patriotes italiens raviva le nationalisme des Maltais. Sur l’insistance des Maltais, un conseil de gouvernement se réunit en 1835. La guerre de Crimée (1854-1856) allait, une fois encore, prouver l’importance militaire de Malte et de ses îles : durant cette guerre, l’île servit de base aux arrière-gardes des troupes et de poste de secours pour les blessés. La politique dominante de l’époque voulait que la Grande-Bretagne prenne Malte sous sa tutelle afin d’angliciser au maximum la population locale. La Première Guerre mondiale amena à Malte un vent de guerre et, tout comme soixante ans plus tôt pendant la guerre de Crimée, Malte offrit les services de son port et de ses chantiers navals aux marines alliées. En outre, l’assistance qu’elle donna aux soldats malades ou blessés hospitalisés dans l’île lui valut le titre d’  « infirmière de la Méditerranée ». Une Assemblée nationale fut convoquée pour mettre au point une nouvelle constitution. Durant la réunion, le 7 juin 1919, la foule manifesta son hostilité et il fallut faire appel à l’armée pour rétablir l’ordre. Enfin, à Malte, un gouvernement autonome fut chargé de toutes les questions intérieures. Le gouvernement britannique conservait le contrôle de la défense, des affaires étrangères et de l’immigration.


Le chemin vers l’indépendance

Le chemin du peuple maltais vers l’indépendance ne fut ni facile ni linéaire. Lorsque le gouvernement autonome fut reconnu à Malte, en 1921, les courants politiques existants se répartissaient en trois grands groupes : le groupe pro-britannique, très favorable à l’adoption de la langue et de la culture anglaises et à la divulgation de la langue maltaise ; le groupe pro-italien, qui réclamait l’usage de l’italien et de l’anglais ainsi que la diffusion de la culture italienne. Le dernier venu sur la scène politique fut le parti travailliste qui, à ses débuts, avait à son programme l’éducation obligatoire, la promotion des langues anglaise et maltaise et l’amélioration des conditions sociales des travailleurs.

Lors des désordres qui s’ensuivirent, les élections furent suspendues et la Constitution retirée en 1930. Aux élections suivantes, c’est le parti pro-italien, soutenu par l’Église, qui l’emporta à la grande majorité. Mais ce fut une tempête politique et la Constitution fut à nouveau suspendue.

Un an plus tard, Malte se retrouva sous une administration coloniale. Ayant désormais le contrôle de l’île, le gouvernement britannique ne tint pas compte de l’opinion politique locale et imposa comme langues officielles de l’île le maltais et l’anglais, les deux langues que l’on parle encore aujourd’hui, tandis que l’italien était banni des services administratifs.
La Seconde Guerre mondiale éclata au moment où était appliquée la Constitution suivante. Lorsque l’Italie s’allia à l’Allemagne, Malte se trouva à l’improviste en première ligne. La première attaque des bombardiers italiens eut lieu le 11 juin 1940. On attendait la guerre en Méditerranée et pourtant, quand elle éclata, les îles étaient bien mal équipées pour se défendre : les seuls avions de combat disponibles étaient quatre vieux Gloucester Gladiator.
Quelques semaines plus tard, plusieurs Hurricane vinrent s’ajouter à la première escadrille.
De son côté, l’aviation royale italienne pouvait compter sur 200 avions stationnés en Sicile.
En juin 1941, Hitler attaqua la Russie, tandis que la Luftwaffe déplaçait la plupart de ses avions de la Sicile vers le nouveau front. Les incursions aériennes diminuèrent un peu et, ayant entre temps reçu des renforts, Malte passa à l’offensive : les sous-marins et les avions déployés dans les îles attaquèrent les navires de l’Axe ainsi que des objectifs terrestres en Sardaigne, en Sicile et même à Tripoli. Malte interceptait également les approvisionnements partant de la Sicile vers l’Afrique du Nord, privant ainsi Rommel d’aides essentielles.

Le 26 juillet 1941, des vedettes lance-torpilles italiennes attaquèrent le Grand Port, mais sans succès. Lorsque la Luftwaffe fut retournée en Sicile, les bombardements reprirent et, une fois de plus, Malte dut se défendre. Les munitions, le carburant, les provisions et les autres denrées devenaient rares. Mais, malgré ces conditions très dures, les Maltais se mobilisèrent. Un tiers des soldats de la défense antiaérienne étaient Maltais, et ils se distinguèrent très vite par leur courage et leurs capacités. Le 15 avril 1942, le roi George VI décerna la George Cross à la « courageuse population de l’île forteresse de Malte ». Malgré le bon moral des défenseurs de Malte, l’île commençait à nouveau à manquer de tout. Les navires de ravitaillement étaient interceptés et détruits par les forces de l’Axe et la situation devenait critique. En juillet 1942, on s’aperçut que les denrées ne pourraient suffire que pendant deux semaines ; mais, le 15 août, le convoi Sainte-Marie, très endommagé, entra dans le Grand Port, sauvant la situation.
En juillet 1943, se servant de Malte comme tête de pont, les Alliés envahirent la Sicile et la guerre s’éloigna de l’île. Fidèles à la promesse faite durant la guerre, les Anglais rétablirent le gouvernement autonome. Il y eut de nouvelles élections et les exilés pro-italiens furent rapatriés.

En raison du grand nombre de sans-abri, le nouveau gouvernement travailliste récemment élu donna la priorité à la reconstruction des logements, améliorant aussi les conditions sociales.
Au début, le parti nationaliste avait été le parti pro-italien mais, immédiatement après la guerre, son image commença à changer et il fut même accusé d’être pro-britannique. Lorsque le parti travailliste fut à son tour élu, il réclama l’intégration à la Grande-Bretagne et une représentation à Westminster. Mais, lorsque les Anglais écartèrent définitivement cette idée, après y avoir pourtant été tout d’abord favorables, le parti travailliste passa à l’extrême opposé, réclamant l’indépendance ; l’Église fut alors accusée d’avoir saboté le plan d’intégration en cherchant à sauvegarder ses anciens privilèges. Les querelles qui s’ensuivirent firent perdre beaucoup de suffrages au parti travailliste. Le parti constitutionnel, l’ancien parti pro-britannique, se scinda tout naturellement, sa mission étant accomplie. Puis, à l’issue de nouvelles élections, confirmées par un référendum, Malte accéda à l’indépendance dans le cadre du Commonwealth, le 21 septembre 1964, et la reine d’Angleterre fut nommée reine de Malte. Sous le gouvernement travailliste qui suivit, Malte fut proclamée République, et son premier président fut Sir Anthony Mamo.

Le 31 mars 1979, au terme d’un accord sur les bases militaires, le dernier soldat britannique quitta l’île et Malte entra dans le statut de neutralité qu’elle s’était imposé. Le tourisme demeure un des principaux secteurs de l’économie maltaise, bien que la production locale, grâce à de multiples contacts avec les investisseurs étrangers, n’occupe une place importante dans le budget global de Malte. Le peuple maltais a un caractère orgueilleux et indépendant, tout en étant conscient que, sur le plan financier, Malte ne peut rester isolée. Le parti travailliste était favorable à une intégration avec la Grande-Bretagne, alors que les nationalistes vieux style souhaitaient une annexion à l’Italie. En devenant membre de la Communauté économique européenne, la population maltaise parviendra probablement à réaliser ses aspirations sans devoir sacrifier à tout prix sa souveraineté au cours de ce processus. Depuis le 1er mai 2004, Malte fait partie de l’Union européenne.

Fermer