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Liban : vos 10 hôtels préférés

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Liban: guide de voyage

Liban

Le Liban est un petit pays d’une superficie de 10.452 km2 qui s’étend au sud de la Syrie et compte 225 kilomètres de côtes sur la Méditerranée orientale. Sa population est de 3.100.000 habitants, en grande majorité arabes avec une présence faible mais bien structurée de minorités ethniques, dont celle des Arméniens qui représenta... Lire la suite
Liban

Le Liban est un petit pays d’une superficie de 10.452 km2 qui s’étend au sud de la Syrie et compte 225 kilomètres de côtes sur la Méditerranée orientale. Sa population est de 3.100.000 habitants, en grande majorité arabes avec une présence faible mais bien structurée de minorités ethniques, dont celle des Arméniens qui représentait 4% de la population. Parallèlement à la côte, généralement découpée, court une double chaîne de monts, constituée au nord par les hauteurs du mont Liban – dont le sommet le plus élevé dépasse 3.000 mètres – ­et à l’est par celles de l’aride Anti-Liban, culminant avec le mont Hermon (Djebel ash-Sheikh), à 2.814 mètres d’altitude. Entre les deux s’étend la fertile plaine de la Beqaa, une sorte d’enclave isolée que sa morphologie et son climat mais aussi son histoire et sa culture distinguent de l’étroite bande côtière où quelques millénaires avant l’ère chrétienne s’épanouissait la civilisation phénicienne, fondatrice des villes qui aujourd’ hui encore sont les principales localités du Liban: Tarabulus (Tripoli), Berytos (Beyrouth), Sidon (Sayda), Tyr (Sour). Elles devaient leur prospérité à une position favorable, à l’abri de hautes chaînes montueuses et offrant des points d’abordage sûrs et abrités sur la Méditerranée. La division du Liban en régions bien définies, aux caractéristiques différentes, donne lieu à trois zones climatiques distinctes: une zone côtière, où les hivers sont froids et pluvieux et les étés chauds et humides; une zone de type alpin, dont les hauteurs se couvrent de neige pendant les longs mois d’ hiver et jusqu’au seuil de l’été, frais et aéré; et enfin la région de la Beqaa, avec des étés chauds et secs et des hivers également secs mais froids et fréquemment caractérisés par des gelées et des chutes de neige. La flore varie elle aussi: tandis que sur les monts riches en sources d’eau – les plus boisés de tout le Moyen Orient – poussent les cèdres, les pins, les arbustes et les fleurs sauvages, la zone côtière compte de vastes et riches vergers, avec une prédominance d’orangers, de citronniers, de bananiers et de néfliers et d’importantes oliveraies. Les vignobles occupent en revanche presque entièrement la vallée de la Beqaa, où il est encore possible de rencontrer des chameaux et, plus fréquemment, des moutons et des chèvres. Du reste, on trouve peu d’animaux sauvages au Liban, mais nombreux sont par contre les oiseaux qui font leurs nids sur les monts, que ce soit l’aigle impérial, le milan ou la buse. Les oiseaux aquatiques abondent en outre le long des côtes. Et c’est dans le but de sauvegarder un patrimoine naturel aussi important que des parcs et des réserves ont été récemment institués sur l’ensemble du territoire.

L’histoire


L’histoire du Liban commence pratiquement avec celle de l’homme puisque c’est ici que se trouvent quelques-unes des villes les plus anciennes du monde, mais elle a fini par s’identifier avec les vicissitudes et les splendeurs des Phéniciens. Depuis toujours en effet, cette terre fertile et aux innombrables ressources, pourvue d’accès sûrs à la Méditerranée qui constitua la véritable chef de voûte du monde antique, sut attirer des communautés entières qui s’établirent tant le long de ses côtes que sur ses montagnes, difficilement accessibles et de ce fait en mesure d’offrir refuge et protection. Si certains considèrent que les premiers habitats préhistoriques remontent à 10.000 ans av. J.-C., c’est entre 4.000 et 3.000 av. J.-C. qu’ils prirent l’aspect d’agglomérations urbaines dont les habitants faisaient preuve d’une certaine maîtrise du travail du cuivre et de la céramique. Malgré l’arrivée continuelle de populations belliqueuses qui sillonnèrent ces terres avec des vélléités de conquête (des Akkadiens aux Amorrhéens), dès le milieu du IIIe millénaire av. J.-C. les Phéniciens avaient occupé une bonne partie de la bande côtière et entrepris de fructueux commerces basés essentiellement sur le bois de cèdre du Liban, fort recherché et qui très vite assura un essor rapide à leurs villes. Dans la première partie du IIe millénaire av. J.-C. le pays fut en prédominance soumis à l’influence des Égyptiens, définitivement chassés au XVIe s. av. J.-C. par l’arrivée des Hittites. Entre-temps les villes des Phéniciens – qui, en bons marchands qu’ils étaient, loin de se laisser ébranler par les vicissitudes de l’histoire, tiraient de celles-ci tout le profit possible – étaient de plus en plus florissantes; les commerces s’intensifiaient et toute la région prospérait à l’envi. L’épopée des Phéniciens et donc de Sidon, de Beyrouth, de Tyr, de Byblos (Jebaïl) et de Baalbek dura pratiquement jusqu’au milieu du IVe s. av. J.-C., en dépit des évènements dramatiques qui vinrent bouleverser la vie des populations. Au IXe siècle en effet, tous les territoires correspondant au Liban actuel furent soumis par le roi assyrien Assur-Nasirpal II, qui imposa de lourds tributs à leurs habitants tout en accordant une autonomie relative à Byblos et à Tyr. À la domination assyrienne, qui eut d’inévitables répercussions sur l’économie de toute la région, succéda en 612 av. J.-C. la deuxième domination babylonienne; mais le destin des Phéniciens ne connut un changement positif qu’avec la conquête perse en 539 av. J.-C. Celle-ci fut vécue comme une véritable libération et suivie d’une longue période tranquille et prospère, en dépit de sporadiques tentatives de rébellion visant à reconquérir l’indépendance. Vers 333 av. J.-C., l’arrivée triomphale des troupes d’Alexandre le Grand marqua la fin de l’hégémonie perse. Seule Tyr s’opposa au nouveau conquérant, mais elle finit par se rendre au terme de longs mois de sièges et de batailles. Le Liban entra dans une phase nouvelle et la culture phénicienne dut s’incliner devant la culture hellénistique, qui imposa dans toute la région ses mœurs, ses traditions et ses lois. Après la mort d’Alexandre le Grand, ses généraux se partagèrent son empire et la Phénicie revint, avec l’Égypte et une partie de la Palestine, à Ptolémée, le premier de la dynastie des Ptolémées perpétuellement en lutte avec leurs voisins les Séleucides – descendants d’un autre des généraux d’Alexandre –, lesquels finirent par l’emporter en 198 av. J.-C., du temps du roi Antiochos. Mais les visées expansionnistes de ce dernier vers l’Occident se heurtèrent à des ennemis insurmontables, les Romains, qui triomphèrent en 188 av. J.-C. En 64 av. J.-C. les troupes romaines, sous le commandement de Pompée, s’emparèrent de la Phénicie qu’ils annexèrent à la province de Syrie. C’est ainsi que commença une longue période de romanisation qui apporta aux villes une splendeur majestueuse, tandis que la population se mélangeait aux peuples syriens voisins et adoptait l’araméen comme langue courante, laissant au latin le rôle de langue officielle. Avec l’effritement de l’ hégémonie de Rome, l’ancienne Phénicie fut englobée par l’Empire Romain d’Orient et tira une vigueur nouvelle du déclin de la Ville éternelle, déclin qui entraîna le déplacement d’ouest en est du barycentre politique et économique du bassin méditerranéen. Les problèmes religieux, avec l’imposition au Liban et en Syrie du christianisme orthodoxe, agitèrent à maintes reprises la vie de ses populations et constituèrent un motif de conflit latent avec les hiérarchies byzantines. Un changement radical se produisit avec la conquête arabe du VII-VIIIe siècle et l’introduction de la religion islamique. La domination musulmane, tolérante à l’égard des chrétiens et des juifs moyennant de forts tributs et de lourdes discriminations, vit se succéder différentes dynasties, les Omeyyades, les Abbassides et les Fatimides. Avec le temps, les rivalités internes qui opposaient les dominateurs arabes finirent par miner profondément la stabilité de leur hégémonie, favorisant l’action des croisés qui en 1095 entreprirent la conquête de la Terre sainte. En l’espace de quelques années, tout le Liban fut soumis; sa partie septentrionale fut englobée dans le comté de Tripoli, tandis que la partie méridionale était annexée par le royaume latin de Jérusalem. Les croisés s’employèrent à fortifier les villes de la côte, y construisant de robustes forteresses, mais ces précautions ne purent empêcher la reconquête musulmane, qui commença en 1144 mais ne s’acheva qu’à la fin du XIIIe siècle avec la chute de Saint-Jean-d’Acre. La nouvelle dynastie régnante était celle des Ayyubides, qui s’emparèrent de la Syrie, de l’Égypte et de l’Arabie mais durent céder le Liban aux Mamelouks; deux cents ans durant, ces descendants d’esclaves affranchis d’origine turque, forts d’une hiérarchie militaire rigide, soumirent la Phénicie à une véritable dictature. Ils réussirent même à s’opposer aux hordes mongoles qui au début du XVe siècle sévirent dans tout le Moyen Orient. Mais les efforts énormes mis en œuvre par les Mamelouks affaiblirent irrémédiablement leur puissance et ils furent désormais incapables de mettre un frein aux visées autonomistes des émirs libanais. Le coup de grâce leur fut porté par l’empire ottoman en plein essor, qui étendit son influence sur tous les territoires ayant appartenu aux Byzantins, y compris le Liban en 1516-1517. Mais les émirs continuèrent de gouverner le Liban, à commencer par Fakhr al-Din qui au début du XVIIe rendit leur splendeur passée aux territoires placés sous sa domination, non sans susciter les craintes et la méfiance du sultan. Ce fut Fakhr al-Din, étroitement lié d’amitié avec le grand-duc de Toscane et partisan d’une politique économique de coo­pération et d’échange, qui jeta les bases de l’essor futur du Liban; avec l’aide d’experts italiens, il développa l’industrie de la soie et la production de l’huile d’olive. Et lorsqu’en 1635 il fut mis à mort par les Ottomans auxquels il n’inspirait guère confiance, sa famille, forte du prestige de son nom, conserva une certaine hégémonie sur le Liban méridional et central. Mais en 1711 le petit-fils de Fakhr al-Din, Ahmed Ma’an, mourut sans laisser d’ héritier et ses possessions passèrent aux mains des puissants Chihab, une dynastie de seigneurs féodaux qui régna sur le Liban jusqu’en 1840. Ses principaux représentants furent Youssouf et Bachir II, et le fait le plus marquant de son règne fut sans aucun doute la conversion au christianisme d’inspiration maronite, fait qui rendit plus difficiles encore les rapports avec le pacha de Tripoli. À partir de 1842, le Liban fut pour la première fois gouverné directement par les Ottomans, qui créèrent deux circonscriptions, une druze et une maronite, placées sous la juridiction des pachas de Beyrouth et de Sidon. Bien vite pourtant, ces deux circonscriptions se transformèrent en factions ouvertement en lutte l’une contre l’autre et les Ottomans, incapables de contrôler la situation, se virent obligés de les réunifier d’urgence et de les soumettre à un gouverneur unique. Le calme revint, et avec lui une période d’intense développement économique qui ne tarda pas à susciter l’intérêt des principales puissances européennes. Lorsqu’éclata la Première Guerre mondiale, le Liban se rangea avec la Turquie aux côtés de l’Autriche et de l’Allemagne, c’est-à-dire dans la coalition destinée à perdre. Après 1918 le pays, épuisé par la faim et la guerre, fut confié à l’administration des armées anglaise et française. Par la suite, Beyrouth, les villes de la côte, la Beqaa et le mont Liban furent confiés au haut commissariat français de Beyrouth, qui les réunit et les gouverna sous le nom de «Grand Liban». Ce n’est qu’en 1926, avec l’adoption d’une nouvelle constitution, que l’on peut définitivement parler de République libanaise. Le déclin de la domination française commença en 1943 et dura jusqu’en 1946, date à laquelle avec le consentement de la Grande-Bretagne, des États-Unis et des pays arabes l’indépendance du Liban fut officiellement proclamée. Le reste appartient à l’histoire récente: entre 1950 et 1970 le pays a traversé une période florissante du point de vue économique et culturel, avant la terrible parenthèse de la guerre civile qui a éclaté en 1975 et s’est prolongée, avec des hauts et des bas, jusqu’au début des années 1990. De nos jours, avec la paix définitivement revenue et la volonté qui anime toute la population de la sauvegarder, le pays connaît un important renouveau et s’apprête à entamer le troisième millénaire avec l’image sereine et enchanteresse qui voici seulement quelques décennies lui avait valu le surnom de «Suisse du Moyen Orient».

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