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à Lindos
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3 362 avis sur les hôtels Grèce avec une note moyenne de 5.6 sur 6 3362 5

Grèce : récits de voyage

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Grèce : je prépare mon séjour


Avant de partir

Version retravaillée par nataliaola3
La Grèce n’est pas qu’un conservatoire de ruines antiques, si belles soient-elles, et ne se limite pas à son passé prestigieux. Elle a beaucoup à proposer à qui sait sortir des sentiers battus.
Le dépaysement se trouve en fait là où, a priori, il n’y a rien à voir. C’est dans les endroits perdus de la Grèce que l’on a encore la chance d’être accueilli dans le respect de la tradition grecque, celle de la philoxénia, l’« hospitalité » traditionnelle des Grecs, qui a malheureusement tendance à disparaître dans les endroits touristiques.
La Grèce des monuments et des îles (mais pas toutes) constitue donc la Grèce la plus touristique. Pendant longtemps, les touristes grecs ont boudé leur propre pays, mais ils se sont rattrapés...
Bien entendu, les tragédies nationales que furent les incendies meurtriers des années 2007 et 2009, sont encore dans toutes les mémoires. Mais à ces drames est venue s’ajouter la crise économique - et morale - que subit la Grèce ...
Version retravaillée par nataliaola3
La Grèce n’est pas qu’un conservatoire de ruines antiques, si belles soient-elles, et ne se limite pas à son passé prestigieux. Elle a beaucoup à proposer à qui sait sortir des sentiers battus.
Le dépaysement se trouve en fait là où, a priori, il n’y a rien à voir. C’est dans les endroits perdus de la Grèce que l’on a encore la chance d’être accueilli dans le respect de la tradition grecque, celle de la philoxénia, l’« hospitalité » traditionnelle des Grecs, qui a malheureusement tendance à disparaître dans les endroits touristiques.
La Grèce des monuments et des îles (mais pas toutes) constitue donc la Grèce la plus touristique. Pendant longtemps, les touristes grecs ont boudé leur propre pays, mais ils se sont rattrapés...
Bien entendu, les tragédies nationales que furent les incendies meurtriers des années 2007 et 2009, sont encore dans toutes les mémoires. Mais à ces drames est venue s’ajouter la crise économique - et morale - que subit la Grèce depuis 2009...
Adresses utiles
En France
- Office de tourisme hellénique : 3, avenue de l'Opéra, 75001 Paris. Métro : Palais Royal - Musée du -Louvre. Tél. : 01-42-60-65-75. Courriel : info@ot-grece.fr. Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 17h.
- Ambassade de Grèce : 17, rue Auguste-Vacquerie, 75016 Paris. Métro : Kléber. Tél : 01-47-23-72-28.
- Consulat général de Grèce : 54, rue Jean-Mermoz, 13008 Marseille. Tél. : 04-91-33-08-69. Courriel : cons.g.gr.mars@wanadoo.fr. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h.
Consulats honoraires à Ajaccio, Bordeaux, Calais, Grenoble, Le Havre, Lille, Lyon, Nantes, Saint-Étienne, Strasbourg et Principauté de Monaco.
- Institut d'études néo-helléniques : 19 bis, rue Fontaine, 75009 Paris. Métro : Pigalle. Tél. : 01-48-74-09-56.
Propose, entre autres, des cours d'initiation au grec moderne.
- Librairie hellénique Desmos : 14, rue Vandamme, 75014 Paris. Métro : Gaîté ou Edgar Quinet. Tél. : 01-43-20-84-04. Ouvert du lundi au vendredi de 15h à 19h, et le samedi de 12h à 19h. Fermé en juillet-août.
Toute la littérature grecque, antique et moderne. Des cours de grec moderne sont également proposés.
En Belgique
- Office du tourisme hellénique : rue des Petits-Carmes, 6, Bruxelles 1050. Tél. : 02-647-57-70. Courriel : gnto@skynet.be. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h (16h30 le mercredi et le vendredi).
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- Consulat de Grèce : rue des Petits-Carmes, 6, Bruxelles 1000. Tél. : 02-545-55-10.
En Suisse
- Office national hellénique du tourisme : Löewenstrasse 25, CH 8001 Zurich. Tél. : 044-221-01-05. Courriel : eotzh@bluewin.ch. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h.
- Ambassade de Grèce : Wellpoststrasse 4, 3015 Berne. Tél : 031-356-14-14.
- Consulat général de Grèce : rue Pedro-Meylan, 1, 1208 Genève. Tél. : 022-735-73-90.
Au Canada
- Ambassade de Grèce : 80 Mc Laren Street, Ottawa, Ontario K2P-0K6. Tél. : (613) 238-6271.
- Consulat de Grèce : 1002 Sherbrooke West, Suite 2, 620 Montréal, Québec H3A-3L6. Tél. : (514) 875-2119. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h (sur rendez-vous).
- 2 autres consulats à Toronto et Vancouver.
Formalités d'entrée
- Passeport (en cours de validité) ou carte nationale d’identité.
Attention : l’autorisation de sortie du territoire pour mineurs, qui permettait à un enfant de circuler dans certains pays sans être accompagné de ses parents, est supprimée depuis le 1er janvier 2013. Désormais, l’enfant - qu’il soit accompagné ou non - peut voyager à l’étranger avec : soit sa carte nationale d’identité seulement (notamment pour les pays de l’Union européenne, de l’espace Schengen et la Suisse) ; soit son passeport ; soit son passeport avec un visa.
- Carte d'étudiant : pour les ressortissants de l'Union européenne, elle donne droit à la gratuité dans de nombreux sites et musées.
- Permis de conduire, carte verte.
- Chasse sous-marine : les adeptes de ce sport doivent présenter un permis délivré par la police maritime locale.
- Exemptions de taxes : voici les quantités maximales que vous pouvez importer dans le pays sans avoir à les déclarer à la douane : 400 cigarettes ou 100 cigares ou 500 g de tabac, 2 litres de vin, 1 litre de spiritueux, 50 g de parfum et 250 ml d'eau de toilette.
Carte internationale d’étudiant (ISIC)
La carte ISIC prouve le statut d'étudiant dans le monde entier et permet de bénéficier de tous les avantages, services et réductions dans les domaines du transport, de l'hébergement, de la culture, des loisirs, du shopping...
La carte ISIC permet aussi d'accéder à des avantages exclusifs sur le voyage (billets d'avion spécial étudiants, hôtels et auberges de jeunesse, assurances, cartes SIM internationales, location de voiture...).
Carte internationale aux auberges de jeunesse (FUAJ)
La carte FUAJ vous ouvre les portes des 4 000 auberges de jeunesse du réseau HI-Hostelling International en France et dans le monde. Vous pouvez ainsi parcourir 90 pays à des prix avantageux et bénéficier de tarifs préférentiels avec les partenaires des auberges de jeunesse HI.
Enfin, vous intégrez une communauté mondiale de voyageurs partageant les mêmes valeurs : plaisir de la rencontre, respect des différences et échange dans un esprit convivial.
Il n’y a pas de limite d’âge pour séjourner en auberge de jeunesse. Il faut simplement être adhérent.
Argent, banques, change
Monnaie
L'euro (en grec evro), depuis janvier 2002.
Banques
Pour les ressortissants hors zone euro, les commissions pratiquées pour les chèques de voyage sont très variables.
Attention, dans toute la Grèce, les banques ne sont généralement ouvertes que de 8h à 13h30-14h. Elles sont fermées les week-ends et jours fériés.
Change
Pour nos lecteurs hors zone euro, éviter de changer d'argent dans les tourist offices. Ils prennent une commission très élevée.
Bureaux de change dans les villes, ouverts pour la plupart tous les jours et assez tard le soir. Taux équivalent à celui des banques, mais commission plus élevée.
Cartes de paiement
En Grèce, le refus des cartes de paiement est presque un sport national... Combien de fois, dans des boutiques ou des hôtels affichant l’écusson Visa, MasterCard et/ou American Express, s’entend-on dire : « La machine est en panne » ? Dans les endroits les plus touristiques, c'est un peu moins difficile. Mais dans les villages et les pensions, c'est presque impossible... Alors, prévoyez d'avoir toujours sur vous de l'argent liquide (et, éventuellement, des chèques de voyage, même s'ils ne sont plus si simples à changer).
En tout cas, les commerçants ne vous accorderont aucune réduction si vous payez par carte et généralement l'inverse : bien souvent, les banques grecques prélèvent 3-4 % de commission sur les transactions.
Budget
La Grèce est relativement bon marché. Cependant, tout dépend de la manière dont vous l’abordez et de la période de votre voyage.
 

Population
Les Grecs sont très fiers de descendre en droite ligne des Grecs de l'Antiquité. En fait, « en droite ligne » est quelque peu exagéré. La Grèce a vu se succéder au cours des siècles une foule d'envahisseurs, aussi de nombreux groupes d'immigrants mais pacifiques, qui se sont presque tous fondus dans le creuset grec. L'hellénisme reste la valeur sûre d'un pays qui ne doute guère dans ce domaine. Les Grecs sont attachés à l'orthodoxie, qui leur sert de rempart contre les influences extérieures : le catholicisme à l'ouest, incarné par le pape et perçu comme un ennemi ; l'islam à l'est, avec le puissant voisin turc qui cherche, pensent les Grecs, à les contourner par le flanc nord-ouest, à savoir par l'Albanie majoritairement musulmane. Viscéralement attachés à leur langue vieille de 3 000 ans, les Grecs se sentent un peu à part dans l'Union européenne. Avec 10 815 200 habitants (recensement 2011), soit une population en baisse, il est difficile de peser lourd dans la communauté internationale, et ça ne va pas s'arranger : l'indicateur de fécondité est particulièrement faible (1,31 enfant par femme). A ce rythme, en 2050, 41 % des Grecs auront plus de 60 ans ! Aux Grecs « nationaux » s'ajoute une diaspora de 5 ou 6 millions de personnes (dont 3, 4 millions aux États-Unis, au Canada et en Amérique du Sud 700 000 en Australie et 140 000 en Afrique). Parmi eux, quelques célébrités font IE fierté des Grecs, comme les tennismen Sampras et Philippoussis, respectivemen Américain et Australien, et l'actrice américaine Jennifer Aniston. La communauté juive a joué un rôle très important pendant des siècles. A la fin du XIXe s, la ville de Thessalonique était majoritairement peuplée de juifs séfa rades, installés là depuis le milieu du XVIe s, suite à l'expulsion de la communautb juive d'Espagne en 1492. Les juifs de Thessalonique parlaient le djidio, ou judéo espagnol. D'autres îles comptaient également une communauté juive, comme Corfou, où naquit le grand écrivain de langue française Albert Cohen. Aujourd'hui cette communauté ne dépasse pas les 6 000 membres. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, elle en comptait environ 80 000.
De l'émigration à l'immigration
Pays d'émigration, la Grèce, postée à la frontière orientale de l'Union européenne se retrouve désormais, sans y être préparée, pays d'immigration. Beaucoup arrivent clandestinement d'Asie, via la Turquie. D'autres sont venus d'Albanie (où l' on trouve une communauté grécophone) et d'Europe de l'Est (beaucoup de Bulgares et de Polonais). L'immigration clandestine est régulièrement accusée de nourrir la criminalité. 146 000 immigrants ont été arrêtés en 2008, soit un quart des arrestations dans l'Union européenne (chiffre à relativiser lorsqu'on sait que 90 % des immigrés clandestins tentant de pénétrer en Europe passent par la Grèce). De plus, si un immigré clandestin entré en Europe via la Grèce est arrêté dans un autre pays de l'Union, les lois européennes permettent au pays en question de renvoye la personne... en Grèce. Traditionnellement hospitaliers, les Grecs se découvrent ainsi de plus en plus xénophobes, sauf, bien entendu, les gros propriétaires agricoles qui exploitent cette main-d'oeuvre sans droits et donc corvéable à merci. Les prévisionnistes de l'ONU annoncent, pour 2015, 3,5 millions d'immigrés en Grèce pour une population d'environ 14,2 millions d'habitants...
Relations gréco-turques
Ce n'est une découverte pour personne, Grecs et Turcs ne sont pas les meilleurs amis du monde. Un lourd contentieux historique existe entre les deux pays depuis la fin de l'Empire byzantin (1453) avec la prise de Constantinople, un souvenir douloureux comme si c'était hier — vous n'entendrez jamais un Grec parler d'Istanbul, c'est encore et toujours pour lui Konstantinoupolis ! Plus près de nous, la malheureuse «catastrophe d'Asie Mineure» en 1922, qui voit des siècles de présence grecque en Asie Mineure balayés en quelques semaines. Et encore plus près, Chypre, en partie envahie en 1974 par les Turcs sans qu'aucune solution diplomatique n'ait été trouvée jusqu'à aujourd'hui. Pendant longtemps a prévalu une situation de guerre froide. Grèce et Turquie étant tous les deux membres de l'OTAN, les relations très tendues entre les deux pays avaient quelque chose d'encore plus curieux... Les États-Unis avaient besoin de la Turquie, frontalière de l'URSS, ainsi que de la Grèce, frontalière d'autres pays du bloc communiste. Mais pour les faire s'entendre, Clinton dut, en 1996, calmer les esprits quand Grecs et Turcs étaient prêts à en découdre pour le contrôle d'un île désertique en mer Égée... Petit à petit, les choses ont évolué, certains intellectuels accomplissant au cour; des années 1980 des gestes symboliques (Theodorakis est ainsi allé chanter el Turquie) ouvrant la voie à la diplomatie. En 1999, un double événement imprévu (permis de briser la glace : peu après le terrible tremblement de terre qui ravage l'ouest de la Turquie, la Grèce proposa son aide, et, quelques semaines plus tard quand un séisme, moins meurtrier, frappa Athènes et sa région, la Turquie s'empressa de faire de même. Dans la foulée, la diplomatie des deux pays a fait des efforts pour trouver des terrains d'entente. On a alors parlé de dégel des relations. Aujourd'hui, le rapprochement a clairement montré ses limites. Certes, des assotiations gréco-turques se sont crées ; on a même réalisé des jumelages pionniers entre villages grecs et villages turcs, sous la bénédiction conjointe de popes, ce qui aurait été impensable il y a quelques années. Certes, le tourisme entre les deux pays se développe. Certes, le Premier ministre turc invite comme témoin au mariage de l'un de ses enfants son homologue grec. Mais à part ces réalisations citoyennes ou ces symboles, le blocage persiste sur les sujets importants. La résolution de la question chypriote a fait de grands progrès début 2003, avant de marquer un nouveau temps d'arrêt. Et pendant ce temps, l'armée de l'air turque continue ses provocations en violant quotidiennement l'espace aérien grec. Un pilote grec est mort au printemps 2006 à la suite d'un « incident » entre deux avions grec et turc. Cela n'a pas empêché, en septembre 2006, le premier exercice militaire commun gréco-turc... Il existe aussi un gazoduc gréco-turc... Mais le gouvernement grec semble la de ce qu'il juge comme de la mauvaise volonté turque, et la politique des bras ouverts pourrait bien laisser la place à une attitude moins compréhensive.



Religions et croyances
Le pays est orthodoxe à 98 %. Les 50 000 catholiques sont disséminés dans les Cyclades et dans les îles Ioniennes, et sont bien souvent des descendants d'Italiens (Venise a eu pendant longtemps la mainmise sur de nombreuses îles). Les protestants sont encore moins nombreux (20 000). Quant aux 100 000 à 150 000 musulmans habitant dans le nord du pays, en Thrace, ils sont en butte à l'hostilité de l'administration et de l'Église orthodoxe. On dénombre aussi 35 000 Pomaks, des Slaves islamisés, qui vivent à la frontière avec la Bulgarie.
Il est facile de s'en rendre compte dès que l'on met le pied en Grèce : la religion orthodoxe est partout. L'idée d'une séparation de l'Église et de l'État est impensable en Grèce : la Constitution de 1975, révisée en 1986, a réaffirmé avec force la place de l'Église au sein de l'État. Les popes sont donc fonctionnaires : ils sont environ 10 000, en comptant large, et coûtent annuellement 220 millions d'euros à l'État.
Le mariage civil, institué en 1983, n'a pas eu grand succès et, quand le gouvernement, au printemps 2000, a enfin décidé, sous la pression de l'Union européenne, de supprimer la mention de la religion sur les cartes d'identité, la levée de boucliers a été immédiate. Le clergé a mobilisé ses troupes, mais le gouvernement a tenu bon. En 2008, celui-ci a aussi implicitement supprimé l'obligation des cours de religion orthodoxe, en accordant la possibilité, aux parents qui en feraient la demande, d'obtenir une dispense sans avoir à fournir de motif. Là encore, la décision n'était pas sans rapport avec une décision de la Cour européenne des Droits de l'homme...
Le sentiment d'appartenance à une communauté orthodoxe qui dépasse les frontières a joué un rôle particulièrement fort lors de la crise yougoslave. On a été ouvertement proserbe en Grèce, au nom d'une solidarité orthodoxe et d'un fort sentiment antimusulman. L'orthodoxie, parfois très agressive, nourrit d'ailleurs ses propres extrémismes et les minorités religieuses nationales - catholiques, protestants et musulmans - en font les frais.
Savoir-vivre et coutumes
Les codes culturels en Grèce, ceux du moins auxquels vous aurez affaire en tant que touriste, ne sont pas très nombreux. Pour toute visite de lieux religieux: (monastères, églises), il est évidemment recommandé de se vêtir décemment Cela semble aller de soi... mais combien de monastères sont situés à proximité de la plage ? Tentant d'y aller en petite tenue ! Eh bien non, un peu de respect, qui diable ! Rassurez-vous tout de même, à l'entrée de la plupart des monastères si trouvent à disposition des vêtements permettant de couvrir les parties de votre corps dont l'exposition pourrait déplaire. On a déjà vu, aussi, des touristes se fair chapitrer parce qu'ils étaient torse nu dans un bus. Il n'en coûte qu'un T-shirt et un peu de décence... Enfin, n'oubliez pas que dans le sud de l'Europe, pour dire non de la tête, on lève légèrement celle-ci en faisant une sorte de moue alors que pou signifier oui, on l'incline tout aussi légèrement sur le côté. Vous l'avez compris, des siècles de christianisme orthodoxe sont passés par là. Aujourd'hui, l'homosexualité est plus ou moins taboue dans une bonne partie de la société grecque. Dans l'Antiquité, au contraire, l'homosexualité occupait une grande place dans la vie privée et sociale. L'amour entre un adulte (éraste) et un garçon de 12 à 15 ans (éromène) était loin d’être anormal, une telle relation était socialement reconnue et même valorisée, comme il y avait des lois qui protégeaient les jeunes gens de tout abus ou de viol. En résumé, la femme était là pour la reproduction et les garçons pour le plaisir. Et les femmes, sauf à Sparte où elles étaient particulièrement libres et où une sorte d'adultère légal était toléré, restaient à l'écart de la vie publique masculine. L'éraste devait donner l'exemple moral, transmettre les valeurs humaines à l'éromène, et la forme la plus élevée de cet amour restait chaste (ou platonique : Platon, dans Le Banquet, fait longuement discourir Socrate, entre autres, à ce sujet, et l'on voit que Socrate entretenait de telles relations avec ses disciples). Les liens amoureux entre soldats étaient considérés comme une garantie de bravoure au combat. Éros patronnait plus particulièrement les relations entre un homme et un garçon, Aphrodite se réservant les relations hétérosexuelles. L' « amour passion » était considéré comme une maladie, une chose terrible qu'on ne souhaitait pas à son pire ennemi.
 
Une journée à la grecque
Le rythme de la journée d'un Grec est celui de tout bon Méditerranéen qui se respecte. Ça commence très tôt, à la fraîche, vers 7h, avec une longue matinée qui se termine par le messiméri (midi), notion assez vague (13h-15h) qui sert à prendre un repas assez léger ; puis c'est la sieste (facilement jusqu'à 17h- 17h30 ; silence dans les rangs !), qui précède l'après-midi (apoghevma), période où l'activité reprend (en gros jusqu'à 20h). Le » petit soir » (vradaki) est consacré à la volta, la promenade sur le port ou sur la place ; c'est l'heure des civilités, et surtout pas l'heure de manger. Ensuite, la soirée peut commencer, le repas ne débutant pas avant 22h le plus souvent. C'est pratique, car dans les lieux touristiques, c'est souvent à cette heure que les vacanciers non grecs quittent les restos...
Karaghiozis
Si vous tombez, par chance, sur un spectacle de théâtre d'ombres, appelé Karaghiozis (« Yeux noirs ») du nom de son (anti-) héros, ne rebroussez pas chemin, même si l'obstacle de la langue est un problème. Ce spectacle populaire est né en Chine, dit-on, et a traversé toute l'Asie jusqu'en Turquie, où les Grecs se le sont approprié (la première mention de ce spectacle en Grèce remonte à 1841, à Nauplie), d'où un certain émoi lorsque la Turquie a demandé, en juillet 2010, que Karaghiozis soit classé au Patrimoine mondial immatériel de l'humanité, pour la Turquie. Les figurines articulées (en peau de veau transparent) sont animées par un « montreur d'ombres » qui les fait bouger devant un écran blanc éclairé (les spectacles sont le plus souvent nocturnes).
Karaghiozis est un Grec toujours affamé, vivant misérablement dans sa cahute, avec une ribambelle de gamins turbulents, alors que le pacha (turc évidemment) a un sérail luxueux. Heureusement, Karaghiozise personnages ingénieux... Karaghiozis est ingénieux.., D'autres de lui :Barba Yorghos, autour un solide montagnard, Nionios, un lettré caricaturé pour sa préciosité, Morfionos le bellâtre, et même Alexandre le Grand... Un univers bien masculin. Même si ce spectacle fait profondément partie de la culture grecque et réjouit les adultes tout autant que les enfants, les autorités culturelles ne font rien pour le sauver. Peu de jeunes sont formés, les anciens disparaissent. Un beau film, Le Montreur d'ombres, de Xanthopoulos (1996), a d'ailleurs raconté la lutte, forcément inégale, entre un karaghiozopaikhtis (joueur de Karaghiozis) et le cinéma qui l'a définitivement supplanté dans les années 1960-1970. Il existe encore quelques professionnels ambulants ainsi que quelques lieux athéniens, sans parler du musée qui est consacré à cet art à Maroussi (voir « Dans les environs d'Athènes. Les musées »). En principe, un festival Karaghiozis a lieu tous les ans en juin à Athènes, dans le parc deStréfi. Une jeune maison d'édition suisse a publié en 2005 une traduction de Farces et facéties de Karaghiozis (éd. Zoé, coll. « Les Classiques du Monde »).
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La presse écrite grecque se fait facilement remarquer : les kiosquiers ont l'habitude de suspendre les journaux à un fil à linge, et chacun peut venir lire les gros titres de la une. Les quotidiens nationaux sont bien plus nombreux qu'en France, ce qui ne signifie pas qu'ils soient forcément beaucoup lus. Ils couvrent tout l'échiquier politique. Ethnos et Elefthérotypia sont des quotidiens de gauche, alors que Kathimérini (qui contient un supplément en anglais) représente les positions conservatrices. To Vima tient, grosso modo, la place du Monde en France. La plupart des journaux grecs accordent l'essentiel de leur attention à la politique intérieure, affichant le plus souvent des opinions très partisanes, qui s'expriment par des titres incendiaires. L'actualité internationale n'y occupe qu'une très petite place. Les quotidiens paraissent même le dimanche, avec un numéro spécial aux suppléments particulièrement épais.
Télévision
Le paysage audiovisuel grec n'a pas grand-chose d'original : depuis novembre 1989, les chaînes privées ont le droit d'émettre et ce n'est pas une grande surprise si ces chaînes sont celles qui font le plus d'audience, les quatre principales étant Méga, Antenna, Star et Alpha. Même si, en quelques années, les trois chaînes publiques de l'ERT ont perdu d'importantes parts de marché, la décision du gouvernement, en juin 2013, de supprimer, par décret, l'ensemble du groupe de télé et radiodiffusion a été un choc. Une nouvelle entité, parapublique, doit prendre la suite de l'ERT, mais avec des effectifs allégés.
Beaucoup de séries étrangères (qui livrent une rude concurrence aux séries grecques) et des films le plus souvent sous-titrés (une chance si vous allumez la télévision et qu'on y diffuse un film français, car c'est beaucoup plus rare qu'en anglais). Quant aux chaînes privées régionales ou thématiques, on en compte près de 110. Si vous voulez vous informer sur ce qu'il se passe dans le pays et ailleurs, sachez que les informations du soir sont diffusées assez tôt, pour la Grèce du moins (20h), et durent longtemps (1h), bien souvent pour pas grand-chose. On délaie beaucoup...
Radio
Si vous voulez écouter des infos en français, rendez-vous sur Radio internationale (104.4 FM) de 17h à 17h40 (au total, des programmes en 12 langues).
Musique, danse
En raison peut-être de leur expérience touristique, les principales villes grecques, et tout particulièrement Athènes, disposent d'une infrastructure importante et très complète pour ce qui est de la vie nocturne.
— Les discothèques connaissent les ambiances les plus cool qui soient. Les orchestres de danse traditionnelle font vivre intensément les tavernes jusqu'à l' aube, et les fêtes et festivals en tout genre prolifèrent. Dans les discothèques, les consommations sont servies à des tarifs un rien moins élevés que chez nous. Ne vous étonnez pas que, parfois, on interdise l'entrée des boîtes de nuit aux garçons « non accompagnés » : c'est la règle. Elle a été instaurée afin d'éviter un déséquilibre trop flagrant entre le nombre de filles et de garçons, à la suite de l'intérêt un peu trop vif montré par les teenagers grecs envers les midinettes suédoises ou françaises en goguette.
— Certaines tavernes, qu'on appelle bouzoukia, sont des lieux où l'on danse, chante, boit, et casse des assiettes (« coutume » grecque qui, malheureusement, coûte de plus en plus cher ; ah ! tout fout le camp...). Mais dites-vous bien que la plupart n'ont plus grand-chose d'authentique. Souvent, on vous imposera de commander une assiette de fruits (trois quartiers d'orange et une demi-banane) pour avoir droit à quelques gouttes d'ouzo dans un dé à coudre. L'idéal est, bien sûr, de vous faire accompagner par un ami grec qui vous mènera dans les vieilles tavernes fréquentées par les Grecs. Quant à la musique enregistrée, elle ne se limite pas aux CD ou cassettes que l' on voit dans Plaka et dont la pochette est en anglais (« Greece is... » : à fuir !). Entrez plutôt chez un vrai disquaire à la recherche de disques de musique populaire.
— Le rébétiko est le blues grec. Ces chansons de mauvais garçons des faubourgs, à la voix rauque, sont devenues à la mode dans les années 1950-1960. Théodorakis et Hadjidakis sont ainsi devenus des classiques populaires. Pour le premier, préférez les disques de sa grande période militante, années 1960-1970, chantés par Pétros Pandis et Maria Farandouri, ou l'oratorio Axion Esti sur des poèmes d'Odysséas Elytis.
— La plus belle voix masculine aujourd'hui est sans aucun doute celle de Yorghos Dalaras, dont le répertoire va de la chanson sucrée (à la Iglésias) à la chanson d'auteur. Chez les chanteuses, Haris Alexiou, Alkistis Protopsalti, Elefteria Arvanitaki, Dimitra Galani, Rita Sakellariou, Glykéria, sans oublier « notre » Angélique lonatos, installée en France. Quelques autres noms chez les hommes : Dionysios Savvopoulos, grand chanteur satirique (un peu institutionnalisé maintenant : il a été le directeur musical des J.O. de 2004) ; Vassilis Papakonstantinou, rockeur grec toujours vert...

Informations générales

Version retravaillée par nataliaola3
Ces dernières années, les prix tendaient petit à petit à rejoindre ceux pratiqués dans le reste de l'Europe, surtout depuis l'augmentation de la TVA en 2010. Mais avec la crise, les tarifs sont redevenus plus raisonnables.
Pour l’alimentation, les prix au détail sont très variables ; les restos populaires restent encore abordables. En revanche, l’essence est devenue une des plus chères d’Europe, et les transports en commun (bus, train, bateau), en raison des tarifs élevés des carburants, augmentent chaque année un peu plus.
Hébergement
Les hôtels
En Grèce, tout fluctue... Les prix surtout, qui varient incroyablement d'une période de l'année à l'autre. En haute saison, les prix sont souvent le triple de la basse saison... Une chambre de pension bon marché à 20-30 € en mai (ça existe) peut ainsi atteindre 60-70 € au mois d'août ! Évitez autant que possible, de ce point de vue, la période de la Pâque grecque (c'est-à-dire le grand week-end autour du ...
Version retravaillée par nataliaola3
Ces dernières années, les prix tendaient petit à petit à rejoindre ceux pratiqués dans le reste de l'Europe, surtout depuis l'augmentation de la TVA en 2010. Mais avec la crise, les tarifs sont redevenus plus raisonnables.
Pour l’alimentation, les prix au détail sont très variables ; les restos populaires restent encore abordables. En revanche, l’essence est devenue une des plus chères d’Europe, et les transports en commun (bus, train, bateau), en raison des tarifs élevés des carburants, augmentent chaque année un peu plus.
Hébergement
Les hôtels
En Grèce, tout fluctue... Les prix surtout, qui varient incroyablement d'une période de l'année à l'autre. En haute saison, les prix sont souvent le triple de la basse saison... Une chambre de pension bon marché à 20-30 € en mai (ça existe) peut ainsi atteindre 60-70 € au mois d'août ! Évitez autant que possible, de ce point de vue, la période de la Pâque grecque (c'est-à-dire le grand week-end autour du dimanche de Pâques) et le coeur de l'été, entre la mi-juillet et la 3e semaine d'août. Dans les coins les plus touristiques, les prix restent élevés de juin à septembre. A Athènes, bien plus chère que le reste du pays, la haute saison commence même dès avril et s'achève fin octobre. Toutefois, la crise a entraîné une baisse générale des prix dans l' hôtellerie qui compense quelque peu les augmentations excessives enregistrées ces dernières années. Nos indications tarifaires sont sur la base d'une chambre double, sans le petit déj (sauf indication contraire). Une chambre dans un village peu touristique et la même chambre dans une île hyper fréquentée auront un prix très différent, à qualité égale. Théoriquement, les prix doivent être affichés sur la porte de chaque chambre. Il s'agit des tarifs les plus élevés, rarement de ceux qui sont appliqués dans la réalité - sauf en peak season. Au quotidien, tout se discute en fonction de l'offre et de la demande. La saison démarre mal ? Les prix baissent. Vous restez plus de 3 nuits ? Ils baissent encore. Vous payez en liquide ? C'est moins cher. Avec la crise, nombreux sont ceux qui proposent des offres très intéressantes en basse et demi-saison. Ce qui explique que vous puissiez avoir l'impression que les prix sont à la tête du client... Attention, cette échelle indicative de prix ne vaut pas pour Athènes ni pour certaines îles « chic » (comme Hydra).
- Bon marché : de 20 à 40 € la chambre double. Catégorie qui correspond généralement à une chambre spartiate avec salle de bains privée (parfois sans) chez des particuliers ou dans une « pension » (petit établissement familial). Parfois, la chambre sera même équipée d'un frigo et/ou d'une cuisine, voire de la clim.
-Prix moyens: de 40 à 65 € la chambre double. Catégorie qui correspond à une chambre avec salle de bains, quelquefois très simple mais souvent confortable. La plupart, désormais, sont très bien équipées : TV (parfois avec chaînes étrangères), air conditionné, frigo et/ou coin cuisine et, de plus en plus souvent, sèche-cheveux et coffre (même dans certaines pensions).
- Plus chic: de 65 à 100 € la chambre double. Dans cette catégorie, on gagne plus en décor qu'en confort proprement dit, avec généralement une meilleure localisation (belle vue) et des équipements collectifs (piscine, jacuzzi, etc.).
- Encore plus chic: au-delà de 100 € la chambre double. Ce sont des hôtels (en principe) tout confort.
Ces dernières années se sont multipliés dans certaines régions (pas les plus tou- ristiques) les hôtels traditionnels (xénonès, pluriel de xénonas, ce qui les différencie en principe des simples hôtels, appelés en grec xénodochia), correspondant à nos hôtels de charme : vieilles demeures rénovées, avec un ameublement traditionnel. On les trouve principalement dans les régions qui ont un riche passé et un patrimoine architectural remarquable comme l'Epire, le Pélion et le Magne. Plutôt cher, mais beaucoup de ces établissements ont leur haute saison en hiver, montagne oblige, et pratiquent des tarifs plus doux en été.
Le logement chez l'habitant
Meilleur marché que l'hôtel. Toutes les chambres doivent être déclarées à l'EOT (office du tourisme hellénique), et les prix doivent être affichés, derrière la porte de la chambre, comme dans les hôtels. Trois catégories : A, B et C. En principe, une chambre de catégorie A ne devrait pas coûter beaucoup plus cher qu'une chambre d'hôtel de catégorie C. Mais là encore, les prix sont très variables, et il n'y a pas grand-chose de commun entre la petite chambre que la vieille grand- mère vous loue dans sa maison et l'immeuble flambant neuf loué en studios ou en appartements. Autour de 25 €, hors saison, on doit pouvoir commencer à trouver une chambre basique mais correcte pour deux, à condition d'être dans un endroit pas trop touristique. Les tarifs doublent (au moins) en saison. La formule devient souvent plus intéressante avec les petits appartements pour 4 ou 5 personnes, moins chers que 2 chambres d'hôtel. L'intérêt est aussi de bénéficier d'une cuisine où l'on peut se faire à manger. En revanche, on ne vous accueillera pas à bras ouverts si vous annoncez à votre arrivée votre intention de ne rester qu'une seule nuit (il arrive même qu'on refuse de louer pour une si courte durée ; si on vous accepte, vous paierez le tarif maximal).
Le camping
Un rappel : le camping sauvage est interdit. Les campings sont relativement chers pour les prestations offertes (et les tarifs, là encore, sont rarement affichés à l'extérieur...). Compter de 15 à 26 € pour deux avec une voiture et une tente, la moyenne s'établissant autour de 22 €. Ne pas hésiter à faire jouer les réductions que proposent les principales chaînes de camping, Sunshine et Harmonie, sur présentation du dépliant de la chaîne. Leur programme de « fidélisation » inclut aussi des réductions sur certaines lignes de ferries entre l'Italie et la Grèce. Sauf exception, la plupart des campings sont ouverts d'avril ou mai à octobre.
Nourriture
Là encore, votre budget ne sera pas le même si vous dégustez du poisson grillé tous les soirs sur le port ou si vous recherchez les tavernes populaires, où l'on mange les plats « à la casserole », nettement plus abordables.
- Le poisson est vendu au kilo et il est cher. Les meilleurs, à griller, sont vendus de 30 à 60-65 € le kilo. La friture est plus abordable : environ 15-20 € le kilo. En général, on va en cuisine choisir son poisson et le faire peser. Ainsi, pas de surprise.
- En Grèce, on compose son repas à la carte le plus souvent, mais quelques menus bon marché et basiques sont parfois proposés dans les sites les plus touristiques.
- Dans une taverne, compter 6-9 € pour un plat cuisiné typique et populaire (genre moussaka ou pastitsio) et de 7 à 10 € pour une grillade (grand souvlaki, par exemple).
- Compter entre 12 et 15 € pour un repas complet (un peu moins dans les taverne: les plus simples), genre salade grecque à partager, grillade ou plat cuisiné. Cela dit, les assiettes étant généralement très copieuses, on peut parfaitement se contenter d'un plat principal. Souvent, un petit dessert est offert : part de melon ou de pastèque, halva ou toute autre petite pâtisserie. Là encore, grosses variations selon les endroits. À Athènes, tout est facilement plus cher.
- Les restaurateurs facturent le pain (on vous demandera d'ailleurs sans doute si vous en voulez). Compter un supplément de 0,50 à 2 € par personne.
- Le service est compris, mais il est de coutume de laisser un petit quelque chose si vous êtes satisfait (du simple arrondi à 5 ou 10 %).
Climat
La Grèce jouit d'un climat méditerranéen qui varie en fonction de l'altitude, mais également de la latitude, avec des hivers doux et pluvieux et des étés chauds et très secs. Le printemps est assez court. L'été arrive brusquement et brûle tout ; pendant les mois torrides, certaines régions supportent des températures de 36, 38, 40, voire 45 °C. En juillet et août, il arrive qu'aucune goutte de pluie de tombe, sauf en cas d'orage (et là, ça tombe !). Sur la terre surchauffée, soufflent alors de puissants vents thermiques qui saupoudrent les arbres de poussière, rendant le pâle feuillage de l'olivier plus terne. En été, le puissant vent thermique des îles, le meltémi, peut rendre la mer dangereuse ou, sur les îles, donner une impression de fraîcheur, notamment en soirée. Ces vents de nord-est ou nord/nord-est, appelés vents étésiens, soufflent en deux temps. D'abord sur une courte période fin mai-début juin, puis de fin juillet à début octobre. Ils concernent surtout la mer Égée, donc les Cyclades, et ça décoiffe (jusqu'à Beaufort).
Fêtes et jours fériés
Fêtes religieuses
- L'Épiphanie (le 6 janvier) est marquée par la bénédiction des eaux ; il n'est pas -are de voir de jeunes hommes plonger dans les eaux souvent frisquettes pour récupérer la croix que le pope a lancée.
- Première au hit-parade, en Grèce la Semaine sainte est traditionnellement plus mportante que Noël. En 2014, la Pâque grecque (to Paskha) tombe le 20 avril dans le calendrier orthodoxe. Se renseigner si l'on veut visiter des musées ou autres sites touristiques, car ils sont soit fermés, soit ils fonctionnent au ralenti du jeudi de la Semaine sainte au lundi de Pâques inclus. Les hôtels sont alors bien souvent pris d'assaut et pratiquent des tarifs dignes du plein été, voire pire. Les temps forts de cette semaine sont la procession de l'épitafios (symbolisant le linceul du Christ) le vendredi soir, la messe du samedi soir qui se termine aux cris de «Christos anesti » (« Christ est ressuscité ») et qui est suivie d'un repas commençant par la mayiritsa, une enfin, le repas dominical (agneau à soupe d'abats d'agneau et d'ceufs battus, et, la broche pour tout le monde). - Le lundi de Pentecôte orthodoxe (50 jours après Pâques, donc le 9 juin 2014). Attention encore, ce jour-là, tout est fermé. Le jeudi de l’Ascension (29 mai en 2014) est aussi l’occasion d’un pont.
- Le 15 août constitue l'autre grande célébration religieuse. En Grèce, on parle de la Dormition (Kimissis) de la Vierge, et non de l'Assomption.
- Certaines fêtes religieuses sont célébrées avec plus d'insistance dans divers endroits : la Saint-Spyridon en août à Corfou, le carnaval de Patras de mi- janvier jusqu'au carême, le 15 août â Tinos, la Saint-Dimitri (26 octobre) à Thessalonique...
Fêtes locales
En se baladant de village en village, l'été, on est à peu près sûr de tomber un soir ou l'autre sur un panighyri (fête locale, au singulier ; panighyria au pluriel), donné à date fixe en l'honneur du saint patron du patelin. Ceux qui sont friands de ces festivités, en général pas frelatées, peuvent s'amuser à repérer les noms des saints des églises et à chercher quand tombe la fête. On commence bien sagement par une cérémonie religieuse et on finit, en général, au petit matin de manière beau- coup moins pieuse. Quelques exemples (liste non exhaustive, loin de là) :
- le 24 juin : Agios bannis (la Saint-Jean) ;
- le 1e juillet : Agit Anarghyrii (les saints Indigents) ;
-le 7juillet: Agia Kyriaki (Sainte-Dominique) ;
- le 17 juillet : Agia Marina ;
- le 20 juillet: Profitis 'lias (le prophète Élie) ;
- le 26 juillet : Agia Paraskévi ; - le 27 juillet : Agios Pandéléimon ;
- le 2 août : Agios Stéfanos ;
- le 12 août: Agios Matthéos (Saint-Matthieu) ;
- le 2 septembre : Agios Mamas ;
- le 15 septembre : Agios Nikitas.
 
Plages
À moins d'être un « archéomaniaque » qui dédaigne l'élément marin, on peut supposer que vous mettrez plus d'une fois les pieds sur les plages grecques. Normal, il n'y a pas si longtemps le slogan de l'office national de tourisme était : « La mer a un pays, la Grèce ». Difficile d'émettre un jugement général sur les plages tellement il en existe de différentes, de la plage de sable noir (volcanique) à la plage de sable fin en passant par les galets. Question propreté, il y a des progrès, mais à côté des plages équipées en poubelles, combien en manquent encore cruellement ? Il n'est parfois pas inutile, sur des criques peu fréquentées, d'arriver avec son sac-poubelle... Officiellement, en 2013, la quasi-totalité des eaux de baignade étaient propres. Au total, 393 plages grecques se sont ainsi vu décerner le fameux pavillon bleu (galazio siméo en grec), ce qui constitue presque un cinquième de l'ensemble des plages d'Europe récompensées, de la Finlande à la Turquie ! Ces plages se0 répartissent de manière très inégale (il y en a assez peu dans les Cyclades, par exemple) et il semble que dans certains coins, on ne fasse pas les démarches (ou les efforts) nécessaires pour l'obtention de ce pavillon.
Police touristique
En arrivant à l'endroit de vos rêves, s'il n'y a pas d'office de tourisme ni d'association des propriétaires de chambres à louer pour vous renseigner, vous pouvez essayer de vous adresser à la police touristique locale. Elle siège souvent dans les bureaux de la police, tout simplement... Qualité de l'accueil (et des renseignements donnés) très variable...
Poste
La plupart des bureaux de poste ont un horaire facile à retenir, de 7h30 à 14h du lundi au vendredi. II n'y a que dans les grandes villes qu'on peut espérer trouver des guichets ouverts après ver 20h, en principe). Quand les postes sont fermées, on peut facilement en acheter dans les kiosques ou les boutiques de souvenirs.
Routes
Les cartes grecques étaient en général assez peu fiables. Pour faire mentir cette réputation, plusieurs éditeurs ont décidé de publier de bonnes cartes : tout d' abord Road Editions puis Anavassi et, plus récemment, Orama, Terrain et Skai. Grèce continentale et îles sont couvertes. On trouve ces cartes dans de nombreux points de vente en Grèce. Attention : la carte IGN au 1/750 000 (collection « Marco Polo «) est juste correcte, la transcription des noms grecs ayant de quoi surprendre les francophones (elle est faite pour des utilisateurs allemands).
La question de la sécurité
La Grèce est un pays caractérisé par l'insécurité routière. Une étude britannique a révélé, il y a quelques années, qu'on mourait cinq fois plus sur les routes grecques que sur les routes britanniques. Il y aurait pourtant une évolution dans le bon sens, mais il reste du chemin à parcourir... Le pourcentage de conducteurs de deux-roues portant un casque reste encore faible. Vous remarquerez aussi sur le bord des routes de très nombreuses chapelles miniatures ou petits oratoires avec la bougie allumée en mémoire des victimes des accidents. Les Grecs (enfin, surtout les Grecques) se signent en passant devant. Rassurez-vous, tous ces ex- voto n'ont pas forcément été construits à la suite d'un accident mortel : on peut même en faire édifier un pour remercier Dieu ou un saint d'avoir évité le pire.
L'état des routes
La qualité du réseau routier s'est améliorée ces dernières années, surtout sur le réseau secondaire, souvent bien asphalté désormais. Ne pas s'attendre tout de même à l'équivalent des routes « européennes ». Deux exceptions : l'autoroute Egnatia Odos, longue de 680 km, reliant Igouménitsa à la Turquie, et, pour traverser le Péloponnèse du nord au sud, l'autoroute Moréas (Corinthe-Tripoli- Kalamata). L'axe autoroutier Thessalonique-Athènes a bien progressé (notamment dans le secteur critique des 80 km autour de Lamia, passé en quatre-voies désormais ; en 2013, il restait une vingtaine de kilomètres à terminer entre Lamia et Stylida), mais Athènes-Patras reste un axe très dangereux. A terme, les routes nationales à péage doivent toutes être des quatre-voies, avec séparateur central et droit de péage à la hausse. Les conducteurs grecs qui ne roulent pas vite oni l'habitude de rouler à cheval sur la bande d'arrêt d'urgence et sur la voie normale, cela pour se faire doubler plus facilement (sinon, un grand coup de klaxon ou ur appel de phares les rappellent à l'ordre). Évidemment, c'est plutôt gênant lorsqu'i y a un véhicule arrêté sur cette bande d'arrêt d'urgence... En ce qui concerne les autoroutes, les tarifs des péages n'ont rien à voir avec ceux de chez nous, mais les autoroutes non plus ! Le plus souvent, pas ou peL d' aires d'arrêt et de services. On paie de petites sommes (2 ou 3 E le plus souvent) , forfaitairement.
Les panneaux sont en caractères grecs et latins, sur les grands axes du moins. Il peut être plus difficile de s'y retrouver au fin fond de la campagne (raison de plus pour apprendre l'alphabet grec !). La signalisation dans les villes est rarement satisfaisante. Pas mal de pistes encore, surtout pour atteindre certaines plages moins fréquentées ou certains villages en bout de route. Attention à la conduite de nuit, en particulier.
En cas d'accident
Attention, le constat à l'amiable n'existe que depuis peu de temps, et un pourcentage important de véhicules n'étant pas assuré, nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre assurance. Théoriquement, il n'est pas nécessaire d'appeler la police lorsqu'il n'y a pas de dommages corporels, mais c 'est indispensable si l'autre conducteur n'est pas assuré ! Dans tous les cas, prenez le numéro d'immatriculation, le nom de l'assurance, de même que le numéro de contrat (en haut du pare-brise avant) et les coordonnées de l'automobiliste. En règle générale, en cas de litige, les témoins sont très coopératifs et offrent spontanément leurs coordonnées.
Pour les scooters (sachez d' ailleurs quel permis de conduire est nécessaire pour louer scooters et mobylettes), en cas d'accident sans tiers (on se prend un arbre, on se retrouve dans le fossé), le pilote paie la casse au loueur (conservez la facture des réparations pour vous faire rembourser en France si vous êtes assuré).
Santé
Le système de santé publique grec pourrait être de meilleure qualité, c'est peu dire. On conseille assez généralement de consulter à Athènes si possible. En cas de problèmes érieux,se diriger ou se faire conduire vers l 'hôpital le plus proche. En dehors des villes, il existe dans les chefs-lieux de canton des centres de santé ( Kentro Hygheias/Health Center) qui sont des petits dispensaires. Dans les gros villages, vous trouverez un Agrotiko latrio, c'est-à-dire un cabinet médical de campagne. Les produits et matériels utiles aux voyageurs, assez difficiles à trouver, peuvent être achetés par correspondance sur le site de santé-voyages astrium.com
- Important à savoir : le paludisme a fait sa réapparition (limitée) en 2012, en particulier dans le delta de l'Evrotas, au sud de Sparte (Péloponnèse), ainsi qu'en Attique.
Téléphone
Les cabines téléphoniques fonctionnent avec des télécartes, que l'on peut acheter dans les bureaux de l'OTE, à la poste et dans les kiosques ou les minimarkets. Malheureusement, elles sont de moins en moins nombreuses.
— Il est possible de téléphoner des nombreux kiosques à journaux à Athènes et dans tout le pays, ainsi que des nombreuses boutiques qui ont des téléphones à compteur (tiléfono me métriti).
- Chaque camping met un téléphone à compteur à votre disposition.
- Téléphoner des hôtels revient cher.
- Les téléphones portables : très bon réseau, et avec l'abonnement Europe, les portables français fonctionnent très bien, même dans les toutes petites îles. Trois Grecs sur quatre ont un portable.
- Grèce - France: 00 + 33 + numéro du correspondant, sans le 0 initial.
France - Grèce: 00+ 30+ numéro du correspondant, avec le 2 initial. Or compose donc 14 chiffres au total.
 
Un an après
Pendant l'été 2010, dans les cercles officiels, l'optimisme est de mise. Mais il suffit d'aligner les chiffres pour s'inquiéter. On estime alors à environ 315 milliards d' euros les besoins du pays en emprunts pour la seule période 2011-2015. Le prêt UE-FMI, s'étalant sur 3 ans, ne couvre « que » 110 milliards... et la dette souveraine atteint les 350 milliards d'euros. Autant dire qu'en 2015, malgré ses efforts, la Grèce sera encore plus endettée qu'en 2009 ! Dès le printemps 2011, le scénario le plus pessimiste prend corps : les recettes fiscales n'étant toujours pas à la hauteur espérée, le déficit budgétaire s'est encore creusé. La machine infernale s'emballe à nouveau. Tergiversations des Européens, rumeurs sur une sortie de la Grèce de la zone euro... Un nouveau plan d'aide, d'un montant similaire au premier, s'avère nécessaire. Et, avec lui, de nouvelles mesures d'économies. Mais, entre-temps, l'opinion publique grecque a eu le temps de réaliser les ravages causés par les mesures précédentes. La perspective de voir brader le pays par des privatisations nombreuses à hauteur de 50 milliards d'euros (loterie, poste, ports, électricité, gaz, aéroports, chemins de fer, banques...) provoque une défiance profonde à l'égard du personnel politique, tous partis confondus, ce qui a nourri le mouvement des Indignés qui, en mai 2011, ont occupé la place du Parlement. N'empêche, fin juin, alors qu'une grève générale paralyse le pays, autour du Parlement où les forces de l'ordre affrontent manifestants et cocktails Molotov, les députés votent un nouveau plan d'économies pluriannuel de 28,4 milliards, couvrant la période 2012-2015, presque barricadés dans l'hémicycle. L'illusion démocratique est maintenue et les mesures d'austérité renforcées : abaissement du seuil d'imposition, augmentation des taxes, nouvelles réductions des salaires et des retraites du secteur public... Le « défaut » de paiement - autrement dit, la faillite du pays - est évité pour un temps. En revanche, le divorce entre la société et la classe politique semble total. Une fois l'automne arrivé, sans surprise, le gouvernement grec annonce des chiffres décevants : déficit budgétaire à nouveau supérieur à celui estimé, récession également plus importante, production industrielle en chute libre (moins 17,5 % sur 2 ans). La troïka menace de ne pas verser la tranche suivante de l'aide financière. Le gouvernement grec encaisse humiliation sur humiliation avec parfois quelques velléités de réaction, bien rares et tardives.
2012 et 2013
Et, comme attendu, 2012 confirma les craintes : économie toujours plus sinistrée (taux de chômage atteignant 25,1 % à la mi-2012), récession accrue (- 7 % en 2012), réformes structurelles exigées restant à venir (la Grèce a connu plus de 6 mois de gouvernement « technique » pendant lesquels tout procéssus a été plus ou moins gelé)... Le nouveau gouvernement formé en juin 2012 se retrouvait sommé, dès l'été, de mettre en œuvre un énième plan d'économies de 11,6 milliards d'euros, qui allait se traduire, une fois de plus, par de nouvelles coupes dans les salaires et les retraites... Refraii connu, jusqu'à l'absurde... En 5 ans, l'économie grecque s'est contractée de 25 % e la baisse des salaires de 2009 à fin 2012 a été de 30 %. Enfin, fin octobre, l'étau a éti (un peu) desserré, la Grèce obtenant 2 ans supplémentaires pour satisfaire aux exi gences de ses créanciers : la réduction du déficit à 3 % pourra ainsi attendre 2016. Pourtant, malgré les propos rassurants (« le plus dur est derrière nous... »), le vote par le parlement, en avril 2013, d'une nouvelle baisse du salaire minimum (4901 désormais, contre 580 € précédemment) en dit plus que les propos officiels. Li chômage, lui, a atteint les 27,6 % en mai 2013.
Et demain ?
Quelles que soient les mesures imposées par les bailleurs de fonds, tout le monde s'accorde à penser que la moralisation de la vie publique grecque suppose di nombreux changements radicaux de l'ensemble de la société - et pas seulemen au niveau du personnel politique. Le manque de confiance patent envers les élite: ruine cependant tout espoir de sursaut civique à court terme. À l'inverse, des mou vements de désobéissance civile se développent. Par exemple, certains refusen désormais de payer des péages routiers en forte hausse. D'un autre côté, la Grèce bien malgré elle, est devenue une sorte de laboratoire européen du surendet tement, comme jadis nombre de pays du tiers-monde. Que le FMI soit partie pre nante du processus, lui qui, par le passé, a si souvent sévi en imposant des « ajus tements structurels » et autres contraintes désastreux pour le tissu social, n'a pa: de quoi rassurer... Surtout quand le chef économiste du FMI, Olivier Blanchard avoue, au printemps 2013, s'être trompé sur « l'élaboration des multiplicateur: budgétaires» mesurant l'impact des programmes d'austérité sur la croissance Aveu assez incroyable quand on pense aux conséquences humaines...
Environnement
Les écologistes, en Grèce, n'ont jamais vraiment décollé aux élections (aux législa-
tives de juin 2012, ils ont même touché le fond). Une prise de conscience dans ce domaine ne serait pourtant pas superflue... 4u début des années 2000, la Grèce comptait quelque 3 000 décharges plus Du moins sauvages. Récemment, il n'en restait plus officiellement que 417, mais l'affaire de Kératéa, en Attique, a montré que le sujet était très sensible : la population s'est soulevée contre le projet d'ouverture d'une immense décharge où devraient être enfouis les déchets d'une grande partie des habitants de l'Attique... À plusieurs reprises, la Grèce a d'ailleurs été condamnée par l'Union européenne à payer de lourdes amendes pour manquement à l'obligation d'éliminer les déchets sans mettre en danger la santé de l’homme ...
La politique grecque vis-à-vis des espèces animales protégées est également souvent montrée du doigt.
La crise économique, qui a eu pour effet, entre autres, de diminuer les crédits affectés aux ONG environnementales, n'a pas vraiment aidé et la protection des tortues est, chaque année, remise en cause. Dans de telles conditions, on ne s'étonnera pas que les associations grecques de défense de l'environnement ne se sentent pas vraiment soutenues... L'ironie de l'histoire est que le commissaire européen à l'Environnement, de 2004 à 2009, n'était autre qu'un... Grec, Stavros Dimas, qui ne pouvait que constater la liste des infractions dont son pays se rend coupable...
Géographie
Le territoire grec est avant tout marqué par la montagne : elle occupe plus des deux tiers du pays. Les géographes font ensuite la distinction entre reliefs montagneux (45 %) et semi-montagneux (23 %). Les massifs grecs appartiennent aux Alpes dinariques, qui s'étirent depuis la Slovénie, en parcourant toute l'ex-Yougoslavie et l'Albanie dans un axe nord-ouest/sud- est, pour s'achever en Crète, via l'Épire et le Péloponnèse. Une autre chaîne, subdivision orientale de la précédente, couvre la Macédoine et s'incline vers le sud (massifs de l'Olympe et du Pélion). Pas de sommet de plus de 3 000 m (l'Olympe ne fait « que » 2 917 m), mais 120 sommets dépassent tout de même les 2 000 m. Tout cela ne laisse pas beaucoup de place aux plaines : environ 30 % du territoire national, le plus souvent à l'intérieur du pays (Thessalie, Macédoine centrale), ainsi que dans la Messara, en Crète. Les plaines littorales, comme l'Achaïe et l'Élide dans le Péloponnèse, sont plus rares. La mer n'est jamais très loin : aucun point du pays n'est à plus de 100 km à vol d'oiseau des côtes. Les ressources hydrographiques sont globalement suffisantes en Grèce, grâce aux nombreuses montagnes, mais leur répartition est très inégale. Athènes, mégalopole concentrant avec sa banlieue autour de 35 % de la population du pays, souffre particulièrement d'un manque d'eau. C'est aussi le cas de nombreuses îles qui doivent être ravitaillées par bateaux-citernes.
Habitat
Les Grecs ont depuis toujours vécu sous la menace des pirates ou des enva- hisseurs, ce qui explique la position dominante des villages traditionnels. Les champs s'étendent aux portes des bourgs - souvent en terrasses -, parfois plus loin, en particulier sur les îles les plus accidentées. D'une région à l' autre; les maisons se font tantôt cubiques, avec terrasse, tantôt coiffées d'un toit de tuiles rouges. La vie se concentre sur la place, près de l'église, à l' ombre des platanes ; de là grimpent les ruelles empierrées, étroites, assombries par les balcons et les auvents. Dans le dédale des venelles et des escaliers, le vent se perd, comme jadis les ennemis. Dans les îles, l' habitat est encore plus ramassé.

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La location de motos et de scooters
D'apparence idéal dans les îles, le scooter est, lui aussi, théoriquement interdit aux moins de 21 ans (quoique...).Si vous parvenez quand même à en louer un, l'assurance ne marchera pas en cas de sinistre. En tout cas, pensez à emporter votre permis de conduire, il vous sera demandé pour louer la moindre pétrolette ! Certains loueurs sérieux, qui ont vu trop de leurs clients se planter au coin de la rue, demandent aux touristes de montrer qu'ils savent piloter ces engins avant de les louer. Avant de partir, vérifiez l 'état des pneus et la jauge à essence : on vous loue souvent le véhicule avec un réservoir vide, juste de quoi rouler jusqu'à la prochaine station ; à vous de le rendre dans le même état. Pour les scooters, le port du casque est obligatoire, quand bien même les Grecs roulent sans. La conduite d'un deux- roues est particulièrement dangereuse pour qui ne maîtrise pas ce type de véhicule.
Archéologie
Q...
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La location de motos et de scooters
D'apparence idéal dans les îles, le scooter est, lui aussi, théoriquement interdit aux moins de 21 ans (quoique...).Si vous parvenez quand même à en louer un, l'assurance ne marchera pas en cas de sinistre. En tout cas, pensez à emporter votre permis de conduire, il vous sera demandé pour louer la moindre pétrolette ! Certains loueurs sérieux, qui ont vu trop de leurs clients se planter au coin de la rue, demandent aux touristes de montrer qu'ils savent piloter ces engins avant de les louer. Avant de partir, vérifiez l 'état des pneus et la jauge à essence : on vous loue souvent le véhicule avec un réservoir vide, juste de quoi rouler jusqu'à la prochaine station ; à vous de le rendre dans le même état. Pour les scooters, le port du casque est obligatoire, quand bien même les Grecs roulent sans. La conduite d'un deux- roues est particulièrement dangereuse pour qui ne maîtrise pas ce type de véhicule.
Archéologie
Quand la Grèce devient indépendante, à la fin des années 1820, la France est le premier pays à envoyer sur place une mission dite « scientifique », chargée de parcourir la Morée (Péloponnèse) à la recherche des sites antiques. La plupart sont dans un triste état, les habitants du coin et les divers envahisseurs ayant pris l'habitude d'y prélever des matériaux de construction -et ce dès la fin de l'Antiquité. Certains sites sont même totalement tombés dans l'oubli et recouverts par la végétation. Pendant une quarantaine d'années, les Français conservent le monopole de la recherche archéologique en Grèce, avec l'École française d'Athènes, créée en 1846. Au début des années 1870, les Allemands s'intéressent à leur tour au pays et créent l'Institut allemand d'Athènes. Les sites sont « partagés » : la France se voit octroyer des permis de fouiller à Délos (Cyclades), Delphes, puis Argos, mais abandonne Olympie aux Allemands. Mycènes revient aussi d'une certaine manière à l'Allemagne, avec le génial découvreur Heinrich Schliemann - marié à une Grecque -, même s'il est devenu citoyen américain et joue surtout pour son propre compte. Knossos revient à l'Angleterre (Arthur Evans), de même que Sparte, et les Américains reçoivent Corinthe et l'Agora d'Athènes. Les Grecs n'ont au début que des miettes, mais ils collaborent avec de nombreuses équipes étrangères et se rattraperont au XXe s (fouilles de Santorin, de Vergina en Macédoine...). Ces fouilles ne sont pas toujours de tout repos. Les Français demandent que le village construit sur le site même de Delphes soit déplacé - le gouvernement français finançant lui-même sa reconstruction. Mais les habitants, mécontents d' avoir été délogés, accueillent les archéologues avec des jets de pierre lorsqu'ils commencent leurs fouilles en 1892 ! Au total, une quinzaine de pays ont aujourd'hui une ou plusieurs équipes travaillant en Grèce. L'archéologie scientifique règne et les laboratoires de recherche des missions se sont dotés de moyens à la hauteur. L'École française d'Athènes a ainsi mis en place une bibliothèque numérique de premier plan, ouvrant au public, sur Internet, 150 ans de publications.
Boissons
Même si les Français - tous fins palais, c'est bien connu - font parfois les dégoûtés à leur première gorgée de résiné (retsina), n'oubliez pas que cela a longtemps été le vin de table le plus typiquement grec et incontestablement le meilleur mar- ché. Dans l'Antiquité, on enduisait de résine de pin les amphores afin d'en améliorer l'étanchéité. Le vin en prenait le goût. On a gardé cette habitude, en ajoutant aujourd'hui au moût des morceaux de résine de pin d'Alep. Mais tout Grec bien né vous dira qu'il ne boit plus de retsina, bien sûr, car ce vin est généralement de piètre qualité et ne correspond plus aux goûts actuels... On trouve donc de plus en plus de vins non résinés, et on aurait tort de les mépriser : la Grèce est un « jeune » pays en matière vinicole, mais des progrès constants ont été accomplis ces 20 dernières années, qui ont permis d'obtenir des vins de qualité (vins du Péloponnèse, comme les vins du domaine Paraskévopoulos dans le coin de Némée, en Argolide, ceux du domaine Mercouri en Élide, les vins macédoniens de Naoussa des producteurs Boutaris et Tsantalis). On trouve aussi, dans un tout autre registre, des vins doux très renommés, comme le samos (meilleur sur place que celui qu'on trouve en France, souvent coupé d' eau) ou le mavrodaphni. Selon les régions, enfin, des vins locaux typiques : le robola à Céphalonie ; des vins secs et doux produits sur des terres volcaniques à Santorin, en partie obtenus par passerillage (le raisin est laissé à sécher au soleil 2 semaines avant d'être pressé) ; un vin de Lesbos, le méthymnéos,,également produit sur des terres volcaniques ; le zitsa, blanc sec et pétillant d'Epire. Attention, le vin (même le blanc) est souvent servi à température ambiante !
Et l'ouzo, là-dedans ? C'est le pastis local, pour aller vite. On l'obtient à partir de marc aromatisé à l'anis. On le sert au verre ou en petite bouteille (karafaki), ou en petite bouteille (karafaki), accompagné de mézédès. Ne pas confondre avec le tsipouro, qui s'apparente au raki crétois ou à la grappa italienne, c'est-à-dire une eau-de-vie de raisin non anisée. Le meilleur ouzo viendrait de Plomari, à Lesbos. À Corfou, vous goûterez au koum-kouat, liqueur de petites oranges amères.
Remarques en vrac -Café = café turc (avec le marc). Attention, si vous désirez du café bien de cher nous, le mot utilisé là-bas est nescafé. Mais ça ne vaudra jamais un café turc Évitez surtout de dire café « turc », vous risqueriez d'être mal vu. On demande ur café « grec » (éna helliniko, parakalo !) ; ou, si vous préférez un café filtre, éna kafe filtrou ou éna kafé galliko. Goûtez aussi au café glacé, bien rafraîchissant, que l'on appelle frappé. C'est excellent. Comme le café grec, on le commande trèe sucré (glyko), moyennement sucré (métrio), sec (skéto) ou avec du lait (mé gala) Le freddoccino ou le frapuccino, ces dernières années, concurrencent fortemen le frappé. Le café devrait toujours être servi avec un verre d'eau (pratique qui tenc malheureusement à disparaître ou qui, parfois, est facturée à part).
-Attention, lorsque vous commandez un jus d'orange, précisez un chimc portokaliou (oranges pressées) ; sinon, on vous apportera une boisson gazeuse à l'orange (portokalada). Si vous avez des doutes, précisez encore que vous le voulez fresko. On peut juste regretter que ce soit devenu une boisson très chère dans un pays qui produit autant d'oranges !
- Dans les cafés, on peut rester autant de temps qu'on le désire après avoir pris une consommation. C'est ce qui expliquerait que le café frappé soit aussi cher.
Cuisine
Les restaurants
Les Grecs, dans leur majorité, ne vont pas au resto dans un but gastronomique mais pour s'y sentir bien et passer un moment en bonne compagnie. Le standing est donc une notion qui ne s'applique pas vraiment aux restos grecs nappes en papier la plupart du temps et aucun souci de service ou de présentation... Pire, on facture même le pain et les couverts ! Et, bien souvent, on voue apporte les plats tous en même temps ou dans un ordre qui semble défier toute logique... On vous conseille de vous convertir aux us locaux, en commandant plusieurs plats à dévorer à plusieurs. Ce qui compte, c'est qu'on mange bien.. varié, bon marché et plutôt copieusement dans la plupart des tavernes. Fuyez les endroits où se concentrent tous les touristes et rien qu'eux. Le racolage y règne en maître... Fuyez aussi, dans les endroits les plus touristiques, les restos où l'on vous annonce un menu complet (bonjour les plats réchauffés au micro- ondes !). Normalement, il n'y a pas de menu tout fait, mais une carte, et, s'il n'y en a pas ou si elle n'est pas traduite en anglais, on vous invite à aller dans la cuisine montrer du doigt les plats désirés. Faites-vous évidemment préciser les prix, s'ils ne sont pas affichés, pour éviter les arnaques.
 


Le rébétiko
L'historique
Né en Asie Mineure, le rébétiko est arrivé en Grèce avec les réfugiés de Smyrne, après 1922, même s'il en existait déjà aussi au Pirée. D'origine très populaire, il a parfois été chanté clandestinement. Dans sa forme originelle, c'est typiquement une musique pour raconter de courtes histoires et exprimer des sentiments. Les premières chansons étaient souvent une manière satirique de relater les histoires tristes tirées de la vie des chanteurs, d'où l'appellation de « blues grec ». De nombreuses chansons font référence à la drogue et à l'univers carcéral. Le rébétiko populaire est assez différent de celui issu de Smyrne, qui prévalait au début des années 1900. Il introduit l'instrument et le chanteur solo, alors que celui de Smyrne était plus un travail de groupe. Le chanteur (le rébétis) est un homme à la voix rude, jamais douce ni lascive (à Smyrne, des femmes chantaient aussi le rébétiko). Le classique commence par un taximi ( improvisation) joué par le bouzouki en guise de prélude. Les années héroïques du rébétiko sont la période 1920-1940. Le genre évolue en se débarrassant progressivement de ses éléments les plus orientalisants. En 1936, pendant la dictature de Métaxas, certains rébétès sont pourchassés, et leurs chansons, jugées décadentes, interdites. Après guerre, Vassilis Tsitsanis et Markos Vamvakaris réussirent à sortir le rébétiko de ses stigmates sociaux et de son asso-ciation avec la prison et la drogue, le popularisant et créant un genre musical grec moderne. Une conférence de Manos Hadjidakis, en 1949, aide également ce genre à sortir de son ghetto. Cette popularisation signera également sa fin... Son déclin commença, en effet, dans les années 1960, quand il devient à la mode dans les milieux bourgeois et qu'émerge une nouvelle musique grecque, créée par des compositeurs tels que Manos Hadjidakis, Mikis Théodorakis et Stavros Xarhakos. Pourtant, tous ont incorporé le rébétiko dans leurs œuvres et, de ce fait, ont contribué à le faire connaître plus largement. Pour en savoir plus, on ne peut que conseiller le site d'Éléni Cohen : rebetiko biblio.blogspotcom (Eléni Cohen est, par ailleurs, l'auteur de Rébétiko, un chant grec, paru en 2008 aux éditions Pirot Christian).
Les instruments
Le bouzouki appartient à la famille des luths. Il a le plus souvent huit cordes métalliques montées par paires. Des instruments de forme similaire se retrouvent dans les civilisations antiques (hellénique, égyptienne, assyrienne, chinoise et indienne). En Grèce antique existait depuis le IV' s av. J.-C. un instrument appelé pandoura, dont « descend » le bouzouki. Le baghlamas est un petit bouzouki, pas plus grand que 35 ou 40 cm. Il était l' instrument préféré des prisonniers, qui pouvaient le cacher. Dans le rébétiko originel, on utilise d'autres instruments tels que le violon, l'out/ (luth à manche court, correspondant à l'oud), le sandouri (instrument à cordes en forme de trapèze isocèle, instrument fétiche de Zorba le Grec !) et le toumbeliki (tambour).
Les danses
On en compte trois principales. Le zeibékiko, considéré comme La danse du rébétiko. Il est dansé par un homme seul, qui exécute des figures acrobatiques circulaires qui se compliquent au fur et à mesure. Le hassapikos, dont le nom d'origine turque signifie « boucher ». Les bouchers de Constantinople étaient souvent grecs et exécutaient cette danse lors des festivités de leur corporation. Il est habituellement dansé par trois hommes, qui se tiennent par l'épaule. Le tsiftétéli : dansé par une femme, il ressemble à la danse du ventre.
Pourquoi la mythologie grecque a-t-elle fait un tel tabac ?
Des mots issus des grands mythes grecs (labyrinthe, cyclope, titan, méduse, aphrodisiaque, herculéen) sont passés dans notre vocabulaire courant, de même que des expressions comme « le fil d'Ariane » et jusqu'à des marques commerciales comme Ajax... La mythologie grecque est connue du monde entier. À priori, rien d'étonnant, vu l'importance de la colonisation grecque. Les Grecs sont allés partout (jusqu'en Inde grâce à Alexandre le Grand), imposant à la fois leur puissance et... leurs dieux. Il faut d'abord souligner le caractère merveilleux des dieux grecs... Ce sont des héros doués de pouvoirs extraordinaires. Ils font rêver. Hermès est capable de voler grâce à ses sandales ailées. Aphrodite avec son superbe corps n'a rien à envier aux divas de Hollywood. Zeus commande au tonnerre. La mer obéit à Poséidon. Et pourtant, tous ces dieux sont particulièrement humains. Comme nous, ils sont capables de mensonges, de cruauté ou de tromperie. Ils s'affrontent puis se réconcilient. Tout ce beau monde est, comme celui d'ici-bas, agité par la passion et les intérêts. Leurs faiblesses et leurs défauts les rendent attachants et proches des hommes. Le peuple grec pouvait s'y reconnaître. A y regarder de près, ces dieux avaient un côté libertaire, donc subversif. Ils ne pensaient qu'aux choses de l'amour. Bref, ils ne connaissaient pas la morale, au sens judéo-chrétien (normal, elle n'avait pas encore été inventée !). Ils étaient complexes, multiples, paradoxaux.
De plus, ces dieux, pour les Grecs, intervenaient dans le monde profane : on essayait d'influer sur eux par une prière (une demande précise), un sacrifice ou en consultant un oracle. Pendant quelques siècles, ces cultes païens rendus aux dieux grecs ont tant bien que mal cohabité avec la religion chrétienne. Mais la concurrence était trop dure pour « la » religion. Les dieux étaient trop proches des hommes. Pour avoir une bonne récolte, du soleil ou de la pluie, il suffisait de le demander au dieu concerné. Pour cela, on donnait au dieu ce dont il avait envie : un animal en sacrifice. Il fallait donc interdire tous ces dieux pour le Dieu unique. C'est ce que fit un édit de l'empereur Justinien lef, au VI' s. L'empire était devenu chrétien. Pourtant, lorsque quelqu'un est mourant, les Grecs disent toujours couramment : charopalévi (littéralement, « il lutte contre Charon », le passeur qui faisait traverser aux esprits le fleuve des morts). Une eau minérale se nomme lvi, transcription d' Hébé, déesse de la Jeunesse. Et l'on pourrait multiplier les exemples...

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Festivals
Qui a dit qu'on venait bronzer idiot en Grèce ? Pas mal de grandes villes grec ques proposent un festival théâtral en été (Athènes, Ioannina, Héraklion...), sans compter ceux qui ont lieu dans des sites antiques (Epidaure, Dodone). Concerts ballets, opéras sont aussi au programme (le festival international de danse de Kalamata, en juillet, est particulièrement réputé). A noter que le Festival de Thessalonique (les Dimitria) se déroule de septembre à novembre, et que le festival international du Cinéma dans la même ville se tient durant la seconde quinzaine de novembre.
Les auberges de jeunesse
La Grèce ne compte qu'une dizaine d'auberges affiliées au réseau HI-Hostelling International, dont cinq à Athènes et une à Corfou. En outre, quelque: auberges de jeunesse non affiliées au réseau sont regroupées dans la Fédé ration nationale grecque d'auberges de jeunesse (Greek Youth Hostel Organi zation) : deux sont en Grèce continentale (Athènes et ...
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Festivals
Qui a dit qu'on venait bronzer idiot en Grèce ? Pas mal de grandes villes grec ques proposent un festival théâtral en été (Athènes, Ioannina, Héraklion...), sans compter ceux qui ont lieu dans des sites antiques (Epidaure, Dodone). Concerts ballets, opéras sont aussi au programme (le festival international de danse de Kalamata, en juillet, est particulièrement réputé). A noter que le Festival de Thessalonique (les Dimitria) se déroule de septembre à novembre, et que le festival international du Cinéma dans la même ville se tient durant la seconde quinzaine de novembre.
Les auberges de jeunesse
La Grèce ne compte qu'une dizaine d'auberges affiliées au réseau HI-Hostelling International, dont cinq à Athènes et une à Corfou. En outre, quelque: auberges de jeunesse non affiliées au réseau sont regroupées dans la Fédé ration nationale grecque d'auberges de jeunesse (Greek Youth Hostel Organi zation) : deux sont en Grèce continentale (Athènes et Patras) ; liste sur syhostel.com. Enfin, d'autres auberges officieuses se présentent comme de youth hostels.
Les hôtels
Pas mal d'hôtels grecs, bâtis dans les années 1970 et 1980, époque du premie boom touristique, ont vieilli. Et, toujours, en parallèle, les sempiternelles pension; au mobilier en bois rustique, toutes plus ou moins semblables les unes aux autres.
Le logement chez l'habitant
Souvent assez bon marché et intéressant pour les contacts humains. Cependant il faut avoir l'oeil : dans certains coins, les rooms to rent sont devenues une véritable industrie (on se fait construire un immeuble de quatre étages et on rentabilise de manière forcenée pendant la saison). Préférez donc les maisons à l'allure plut modeste, au moins pour l'accueil. Les prix sont loin d'être toujours affichés dans les chambres, comme ce devrait être le cas. N'hésitez pas à marchander ou à faire jouer la concurrence. Attention, on vous fera parfois la tête si vous annoncez que vous passez une seule nuit.
Les hébergements de charme
Une initiative intéressante a vu le jour en 2003: le premier réseau d'hébergements de charme en Grèce, en milieu rural. Créé par une petite équipe franco- grecque, membre d'Eurogites, Guest Inn a pour but de faire connaître la Grèce profonde (les destinations considérées comme moins « touristiques » ont été privilégiées), avec un choix d'hébergements de petite capacité, sélectionné: pour leur caractère et la qualité de l'accueil. Fin 2013, le réseau était riche d'environ 170 adresses. Guest Inn propose les services d'un central de réservation servant alors d'intermédiaire avec les propriétaires, qui ne parlent parfois que le grec et dont certains hébergements peuvent être réservés en ligne.
Le camping
La Grèce compte environ 200 terrains de camping. La majorité n'est pas extraordinaire : on s'y entasse beaucoup en été, l'intimité est rarement garantie et l'ombre fluctuante. Un petit nombre d'entre eux seulement disposent d'une piscine (souvent ceux situés à proximité des grands sites archéologiques). Les campings grecs acceptent les gens sans tente, ce qui n'est pas le cas en France. Certains en louent (déjà montées), ainsi que des sacs de couchage, ce qui permet de ne pas trop se charger, surtout si l'on envisage de ne camper que quelques nuits. On trouve aussi parfois des sortes d'abris sommaires, quelquefois avec lits en dur à l' intérieur, loués à peine plus cher que le prix du camping en tente pour deux. Sinon, prévoir des piquets solides : le sol grec est dur ! Et n'oubliez pas le sac de couchage : les nuits y sont plus fraîches, notamment quand le meltémi souffle fort. Deux chaînes se livrent une rude concurrence : Sunshine, qui regroupe une trentaine de campings, propose 10 % de réduction en juillet et août et 20 % hors saison. Son concurrent, Harmonie, propose des réductions similaires. Pour en savoir plus, consultez leurs sites respectifs sunshine-campings. gr et greekcamping.gr ou encore camping.gr. Prévoyez d'emporter deux pièces d'identité, car les campings en gardent parfois une jusqu'à votre départ. Attention, certaines îles n'ont pas de camping, comme Égine, Hydra, Spetsès, Paxos. Il existe également des campings qui ne sont pas officiellement répertoriés : ils sont juste tolérés localement. Sommairement équipés, ils sont chers pour ce qu'ils proposent.
- Le camping sauvage est interdit. Attention, la police ne rigole pas !
Horaires
Il y a 1h de décalage horaire entre la France et la Grèce : quand il est 12h à Paris, il est 13h à Athènes. - Les horaires des magasins ne sont pas toujours faciles à suivre. Dans les îles, et les lieux fortement touristiques en général, on ferme peu, car il y a toujours de l' affluence. En ville, les commerces suivent une savante alternance : en gros, les lundi, mercredi et samedi de 8h30 à 14h30 et les mardi, jeudi et vendredi de 8h30 à 14h et de 17h à 20h30.
- Les horaires des administrations ou des banques : la Grèce est depuis longtemps passée à la journée continue, qui s'achève en fait en début d'après-midi. Passé 14h, les guichets sont hermétiquement fermés, sauf à de rares exceptions (notamment les postes, dans les grandes villes, ouvertes jusqu'à 19h ou 20h).
Littérature grecque
-L'Odyssée, d'Homère (LGF, coll. « Le Livre de Poche » n° 602, VIII's av. J.-C.). Ce texte, fondateur d'un imaginaire grec qui a survécu jusqu'à nous, dessine un espace maritime profondément méditerranéen. À ce titre, il accompagne merveilleusement toute croisière dans les îles grecques.
-Le Banquet, de Platon (Flammarion, coll. « GF » n° 987, 2001). Tout ce que vous voulez peut-être savoir sur l'amour grec antique. Discours entre hommes uniquement, sur l'amour entre hommes uniquement, considéré par ces messieurs comme supérieur à celui entre homme et femme. Certains ont changé d'avis depuis lors. Chacun appréciera selon ses goûts.
-Lettre au Gréco, de Nikos Kazantzakis (Presses-Pocket n° 2141, 1961). Autobiographie et testament spirituel du grand écrivain grec. L'âme grecque dans toutes ses profondeurs, ses passions et son rayonnement. Cela touche et réchauffe. Spiritualité dense et lumineuse. Tremplin vers l'universel. On en émerge avec un « supplément d'âme ». Splendide.
-Z, de Vassilis Vassilikos (Gallimard, coll. « Folio » n° 111, 1967). Z (pour Zei, « il vit ») est un roman-documentaire qui raconte l'assassinat, en mai 1963, de Grigorios Lambrakis, député de la gauche démocratique, et le travail obstiné d' un petit juge cherchant à trouver les commanditaires de l'assassinat. Le film de Costa-Gavras, avec Yves Montand et Jean-Louis Trintignant, a fait de l'ombre au livre. Du même auteur, K (Le Seuil, 1994), qui plonge le lecteur dans le monde trouble de la finance et de la politique des années 1980 en Grèce, autour de la figure de K (comprendre Georges Koskotas, un escroc bien réel), employé de banque et devenu patron de celle-ci avant de connaître la chute.
- Récit des temps perdus, d'Avis Fakinos (Le Seuil, coll. « Points » n° 214, 1982). La vie extraordinaire d'un couple improbable, formé de Vanguélis, petit et de Sophia, fille de propriétaire terrien en Attique, de la fin du XIX° s jusqu'aux années 1960. Du même auteur, L'Aïeul (Le Seuil, coll. « Points » n° 496, 1985), « suite » du précédent, remontant dans le temps jusqu'au milieu du XIX s.
-L'OEil de Cybèle, de Daniel Chavarria (1993 ; Rivages/Noir n° 378, 2001). Uruguayen installé à Cuba, Daniel Chavarria a imaginé, à partir d'une note trouvée dans un livre sur l'Antiquité, une intrigue se déroulant à Athènes, en plein siècle de Périclès. Parmi les personnages, Périclès, Alcibiade et Socrate, rien que ça! Également Lysis, la courtisane « aux belles fesses », et tout cela autour d'une histoire d'améthyste volée sur une statue de déesse. Pas toujours facile à suivre, le récit a le mérite de vous plonger dans la vie quotidienne à Athènes il y a quelque 25 siècles.
-Aristote détective, de Margaret Doody (1978 ; 10/18 n° 2695, 1996 ; réédition 2003). A la suite de l'assassinat d'un notable athénien, le jeune Stéphanos se retrouve avec la lourde tâche de devoir défendre son cousin Philémon, accusé du meurtre. On est en 322 av. J.-C. Heureusement, Aristote est là pour lui donner un coup de main dans sa contre-enquête. Pas transcendant, mais une façon originale de plonger dans l'ambiance de l'Athènes hellénistique. Du même auteur : Aristote et l'oracle de Delphes, Aristote et les secrets de la vie, Aristote et les belles d' Athènes (tous publiés chez 10/18).
- La Mort sans visage, de Paul Doherty (2001 ; 10/18 n" 3738, 2004). Télamon, médecin et ami d'enfance d'Alexandre le Grand, est appelé auprès de ce dernier au moment où le stratège lance son expédition contre la Perse. On meurt beaucoup, en effet, dans l'entourage du monarque, il faut sans tarder démasquer le traître... Roman historique captivant qui parvient à restituer toute la complexité d' Alexandre. Du même auteur, sont également parus dans la même collection : L'Homme sans dieux (n° 3739) et Le Manuscrit de Pythias (n° 3860), qui, tous les deux, constituent une sorte de suite (chaque volume peut cependant se lire indépendamment).
- La Caverne des idées, de José Carlos Somoza (2000 ; Actes Sud, coll. « Babel », 2003). Des meurtres mystérieux se produisent à Athènes, impliquant élèves et professeurs de l'école platonicienne de l'Académie. C'est encore un philosophe, Héraclius Pontor, fictif celui-là, qui se coltine la quête de la vérité. À cette trame policière vient s'ajouter un autre mystère, celui qu'entretient le traducteur du manuscrit grec.
 
 
Quelques plats grecs
Entrées
- Salade grecque (khoriatiki, littéralement concombre, poivron vert, olives et d'huile d'olive. L'entrée presque incontournable, laquelle on pioche à plusieurs (inutile de plus en plus d'autres salades (crétoise, Kalymnos, etc.) avec d'autres fromages,
- Mélitzanosalata : salade d'aubergines (un léger goût de brûlé indique qu'elle n'est pas industrielle). -Tzatziki: yaourt, concombre et ail pilé avec de l'huile d' olive et de la menthe.
- Beaucoup d'autres petites entrées comme la skordalia (ail-pommes de terre), la tyrokaftéri ( avec du fromage pimenté), la khtypiti (variante du tzat- ziki, avec du poivron grillé), ou encore la fava (purée de gesses, des sortes de lentilles).
- Feta : le célèbre fromage grec (le mot signifie « tranche »), qu'on fabriquait un peu partout en Europe sous ce nom, ne peut plus l'être désormais qu'en Grèce, suite à un arrêté de la Cour européenne de justice en octobre 2005. Encore heureux ! La feta ne se mange pas qu'en salade, mais peut aussi se déguster frite (feta saganaki), enrobée de graines de sésame et servie avec du miel. Il existe beaucoup d'autres fromages (tyria), comme la mizithra. le kéfalotyri, ou le mastelo de Chios (qui se mange grillé comme le haloumi d'origine libanaise ou chypriote).
- Poulpe (khtapodhi en grec, octopus en anglais) : se mange sous diverses formes, par exemple en amuse-gueule (mézédès) au début du repas, comme les moules (mydhia). Dans les ports, on voit souvent les poulpes en train de sécher au soleil (ou de décongeler !). Le poulpe est un délice, soit froid et vinaigré (xydato), soil chaud, cuit sur le gril (psito). On trouve, mais assez rarement, des boulettes où le poulpe remplace la viande (khtapodokeftédès).
- Calamars (kalamaria) : frits (le plus souvent) ou grillés, les portions en sont géné- ralement plus copieuses que celles du poulpe et moins chères. Les calamars frais (freska) sont désormais assez rares. Plus rarement, on trouve sur la carte Is thrapsalo, gros calamar entier, parfois farci (appelé également kalamari yémisto).
Plats cuisinés
- La célèbre moussaka : viande hachée disposée en couche avec des aubergines, le tout recouvert d'une béchamel ! Cuit au four comme un hachis parmentier. Les pommes de terre ne sont pas nécessaires. Parfois servie dans une terrine.
-Pastitsio : on remplace les aubergines par des macaronis, et le tour est joué. Assez bourratif quand même. - Mélitzanès papoutsakia : aubergines farcies à la viande et gratinées.
- Kolokithia tiganita : courgettes coupées en petites tranches et frites.
- Domatés ou pipériés (yémista): tomate et/ou poivron farcis au riz. Le plus souvent, on sert un poivron et une tomate.
-Dolmadès : feuilles de vigne farcies. Elles ne sont fraîches qu'en saison (début de l'été) ; sinon, on en trouve facilement en conserve, c'est alors une entrée froide. Beaucoup plus rarement, on tombe sur des feuilles de vigne plus grosses, chau- des, farcies à la viande hachée et recouvertes d'une sauce citronnée aux œufs ( avgholémono).
- Chorta (prononcer » horta », presque « rhorta ») et autres viita : herbes cuites de la montagne. On propose aussi dans certaines régions (Pélion, Sporades, Macédoine) le tsitsiravla, autre bonne verdure (herbes cuites relevées d'ail et de vinaigre).
Viande
Il peut être utile de connaître les termes indiquant comment la viande est préparée : vrasto (bouilli), psito (rôti), sti skara (sur le gril), sti souvla (à la broche), sta karvouna (barbecue au charbon de bois), tiganito (frit). Voici les principales viandes qui vous seront proposées.
- Le souviaki, dont la réputation n'est plus à faire : le plus souvent sous la forme d'une grande brochette de porc ou de bœuf (dans les restaurants, les petits lakia, bien meilleur marché, sont assez rarement proposés).
- Brizola : côte de porc ou de bœuf.
- Paidakia : côtelettes d'agneau (parfois au kilo).
- Bifteki (faux ami) : c'est bien de la viande, mais pas du bifteck, sauf que ça ressemble au hamburger, en meilleur, car le plus souvent parfumé avec des herbes.
- Keftédès : parfumées à la menthe et à l'origan, elles sont aussi à base de viande hachée, mais sous forme de boulettes. Le mode de cuisson est différent : les keftédès cuisent au four ou dans une casserole, le bifteki est un plat tis oras (à la minute) qui est préparé sur le grill.
- Soutzoukakia : des cousines des keftédès, en principe en forme allongée de saucisses. Plat originaire d'Asie Mineure, les soutzoukakia smyrnéika (de Smyrne) se doivent d'être parfumées au cumin.
- Kokoretsi : du foie et parfois des abats cuits à la broche, spécialité de la
Grèce continentale. Hmm !
- Spetsofaï : saucisses de pays (épicées) en morceaux et aux poivrons. Plat régional, spécialité du Pélion.
- Stifado : ragoût de viande (lapin ou veau) aux oignons. Le terme est aussi utilisé jour des ragoûts de poisson ou de fruits de mer.
- Sofrito : viande de boeuf ou de veau préparée dans une sauce à l'ail. Spécialité de Corfou.
- Bekri mezze : le mezze du buveur ! Des morceaux de viande de porc dans une sauce au vin.
Poisson
Le poisson, à l'exception du gavros, des gopès et autres atherina, tous mangés en friture, n'est pas du tout bon marché, contrairement à ce que l'on pourrait croire. Ou alors, il faut l'acheter sur le port au petit matin et le cuisiner soi-même. Voici quelques poissons avec leur nom en anglais, qui figure souvent sur la carte.
- Glossa : sole.
- Barbounia (red mullet) : rouget ou mulet barbu.
- Tsipourés (mullet/gilthead) : sorte de daurade.
- Xifias (sword fish) : espadon, excellent en steak ou en brochettes.
- Lavraki (bass) : bar.
- Garidès (shrimp) : crevettes.
- Kolios : maquereau.
- Sardella : sardine.
- Lithrinia (mullet) : mulet.
Malheureusement, le « vrai « poisson se fait rare : des poissons d'élevage, notamment les daurades grises (tsipourès), risquent de vous être proposés - et ce n'est qu'au goût que vous vous en rendrez compte ! Quant aux crevettes, calamars et poulpes, il doit être spécifié sur le menu s'ils sont congelés ou frais.
Plats végétariens
- Briam : sorte de ratatouille (pommes de terre, courgettes, poivrons et tomates).
-Imam baildi: un plat d'origine turque, comme tant d'autres (aubergine farcie d' oignons, de tomates et d'herbes).
- Yémista (orphana) : lorsque la tomate et le poivron sont farcis mais sans viande (avec du riz), on les appelle avec humour orphana (les orphelins). Pâtisseries Les pâtisseries qu'on appelle « orientales » par chez nous sont omniprésentes en Grèce, héritage turc oblige (baklava, kadaifi...). Pour le reste, vous croiserez surtout rizogalo (riz au lait saupoudré de cannelle), halva (crème de sésame), bouréko (feuilleté fourré d'une sorte de semoule), revani (ou ravani ; un gâteau de semoule bien spongieux), et bougatsa, que l'on coupe en petits morceaux saupoudrés de cannelle. Pas mauvais non plus, l'amigdaloto (pâte d'amandes et de sucre), spécialité de plusieurs îles.

Sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco
Pour figurer sur la liste du Patrimoine mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des 10 critères de sélection. La protection, la gestion, l'authenticité et l'intégrité des biens sont également des considérations importantes. Le patrimoine est l'héritage du passé dont nous profitons aujourd'hui et que nous transmettons aux générations à venir. Nos patrimoines culturel et naturel sont deux sources irremplaçables de vie et d'inspiration. Ces sites appartiennent à tous les peuples du monde, sans tenir compte du territoire sur lequel ils sont situés. Pour plus d'informations : whc.unesco.org. En Grèce continentale et dans les îles traitées dans ce guide, les sites inscrits sont les suivants : le temple d'Apollon Épikourios à Bassae (Vassès), les monastères d'Ossios Loukas et de Dafni, le site archéologique de Delphes, l'Acropole d'Athènes, le mont Athos, les Météores, les monuments paléochrétiens et byzantins de Thessalonique, le site archéologique d'Épidaure, le site archéologique d'Olympie, la ville médiévale de Mystra, le site archéologique de Vergina, les sites archéologiques de Mycènes et Tirynthe et la ville de Corfou.



Les centres de plongée
Tous les clubs sont affiliés selon leur zone d'influence à un organisme international dont voici les trois plus importants : CMAS, Confédération mondiale des activités subaquatiques (d'origine française), PADI, Professional Association of Diving In: tructors (d'origine américaine), NAUI, National Association of Underwater Instruc tors (américaine). Chacun délivre ses formations et ses diplômes, valables dan le monde entier, mais n'accepte pas forcément des équivalences avec les autre organismes. Dans les régions influencées, des clubs plongent à l'américaine ; la durée et la profondeur des plongées sont alors très calibrées. La progression de plongeur amateur se fait en quatre échelons. Si le club ne reconnaît pas votre brevet, il vous demandera une « plongée-test » pour vérifier votre niveau. En cas de demande d'un certificat médical, le club pourra vous conseiller un médecin dan le coin. Tous les clubs délivrent un « carnet de plongée » qui, d'une part, retracer votre expérience et, d'autre part, réveillera vos bons souvenirs. Gardez-le et pensez toujours à emporter ce « passeport » en voyage. Un bon centre de plongée respecte toutes les règles de sécurité, sans négliger Ie plaisir. Méfiez-vous d'un club qui vous embarque sans aucune question préalable sur votre niveau ; il n'est pas « sympa », mais dangereux. Regardez si le centre est apparemment bien entretenu (rouille, propreté, etc.), si le matériel de sécurité ( oxygène, trousse de secours, radio, etc.) est à bord, si le bateau est équipé d'un protection contre le soleil, si vous n'avez pas trop à transporter l'équipement s'il n' y a pas trop de plongeurs par palanquée (six maximum, est-ce un rêve ?). N'hésitez pas à vous renseigner, car vous payez pour plonger : en échange, you devez obtenir les meilleures prestations. Enfin, à vous de voir si vous préférez ui club genre « usine bien huilée » ou une petite structure souple.
- Attention, pensez à respecter un intervalle de 12 à 24h avant de prendre l'avion ou d'aller en altitude, afin de ne pas modifier le déroulement de la désaturation. C'est la première fois ? Alors l'histoire commence par un baptême (une petite demi-heure généralement). Le moniteur devrait se consacrer à vous seul. Il s'occupe de tout, vous tient par la main. Laissez-vous aller au plaisir. Cela peut même se faire tranquillement en piscine. Même si vous vous sentez harnaché comme un sapin de Noël déracini hors saison, tout cet équipement s'oublie complètement une fois dans l'eau. Vous ne devriez pas descendre au-delà de 5 m. Pour votre confort, sachez qui la combinaison doit être le plus ajustée possible afin d'éviter les poches d'eai qui vous refroidissent. Puis l'expérience commence par un apprentissage progressif (de 3 à 5 jours) jusqu'au premier niveau, qui permet de descendre à 20 m. Eblouissez-vous, plongez ! Plonger en Grèce jusqu'à il y a peu de temps, la plongée avec bouteilles était officiellement interdite en Grèce, du moins pour ceux qui auraient voulu se passer de l'encadrement d'un club de plongée. On craignait que des plongeurs ne découvrent des trésors archéologiques sous-marins qui seraient passés sous le nez des autorités grecques. Une liste de sites autorisés, assez importante, était publiée par le ministère de la Culture, correspondant aux sites déjà connus et bien fouillés. La loi est changé : c'est maintenant l'inverse, les sites antiques sont interdits et tous les autres sont autorisés. Il est de toute façon conseillé de passer par un centre de plongée, qui vous donnera les renseignements les plus précis sur la zone où vous vous trouvez.
Politique
C'est entendu, les Grecs sont des bêtes politiques : normal pour les inventeurs de la démocratie. Pourtant, la politique ne leur a pas fait que du bien : la guerre civile de 1944-1949, opposant les combattants communistes issus de la résistance au nazisme et soutenus par la Yougoslavie et l'URSS aux forces royalistes soutenues, elles, par les Britanniques, a été à l'origine d'importants traumatismes dans la société grecque. Un million de personnes ont alors été « déplacées » dans le nord du pays, 46 000 morts ont été dénombrés dans les deux camps. Pendant des années, la gauche a été plus ou moins bannie de la vie politique, et il a fallu attendre son arrivée au pouvoir, en 1981, pour que soient autorisés à rentrer en Grèce ceux qui avaient combattu du « mauvais côté », c'est-à-dire les communistes (ils étaient environ 80 000 à s'être réfugiés dans les pays de l'Est). La sombre période des colonels, de 1967 à 1974, a été aussi officiellement justifiée par une » menace communiste » pesant sur le pays. On sait aujourd'hui que les Américains n'étaient pas étrangers au coup d'État qui a plongé la Grèce sous la chape de plomb de la dictature, ce qui explique sans doute la vague anti-américaine qu'a connue la Grèce dans les années 1980-1990. La crise économique, mais aussi morale, que connaît la Grèce depuis 2009, n'est pas sans conséquence dans ce pays longtemps marqué par le bipartisme : ni le parti socialiste (PASOK) ni la Nouvelle Démocratie ne semblent plus capables de susciter l'adhésion. Les slogans des Indignés (« Oust », « Qu'ils s'en aillent ») sont d'ailleurs sans ambiguïté. Les élections de 2012 ont confirmé ce profond désarroi des électeurs, qui sont allés jusqu'à apporter 8 % des suffrages exprimés à un parti ouvertement fasciste qui a ainsi fait son entrée au parlement avec 18 sièges...

Grèce: guide de voyage

Grèce

Les origines

La Grèce fut habitée dès la préhistoire, époque à laquelle l’homme apparaît sur le continent et en Crète. Aux alentours de 2700 av. J.-C. des populations d’origine anatolienne s’établissent dans l’ île, donnant naissance à la culture minoenne dont l’apogée se situe entre 1700 et 1400 avant notre ère. En 2600 av. J.-C. environ plusieurs civilisations préhelléniques s’épanouissent: la civilisation helladique (dans le Péloponnèse et en Grèce continentale), la civilisation cycladique (dans les Cyclades) et celle de la région nord-oriental de l’Egée. Vers la fin du IIIe millénaire av. J.-C. des populations indo-européennes, Achéens, Ioniens et Eoliens, se fixent dans la péninsule grecque et participent à l’avènement de la riche civilisation mycénienne. Celle-ci regroupe plusieurs cités (comme Mycènes et Tirynthe) possédant des caractéristiques sociales, culturelles et économiques communes mais indépendantes au plan politique. Les Mycéniens étendent leurs territoires: ils conquièrent la Crète et Rhodes et ouvrent les routes maritimes vers l’Italie. C’est en 1230 av. J.-C. que les historiens situent la guerre de Troie. La civilisation mycénienne disparaît suite à l’incursion des Doriens, aux environs de 1200 av. J.-C.

Moyen Age hellénique (XIIe - VIIIe s. av. J.-C.) et période archaïque (VIIe - VIe s. av. J.-C.)

A l’invasion dorienne fait suite une période de crise culturelle et économique. Entre le IXe et le VIIIe siècle l’écriture alphabétique, issue de l’adaptation de l’alphabet phénicien aux dialectes grecs, se développe et permet l’avènement de la grande culture grecque. Vers le VIIIe siècle apparaissent les cités-états, les poleis, véritables pôles politiques, économiques et militaires tenus par des gouvernements autonomes et indépendants. Entre le VIIIe et le VIIe siècle av. J.-C. on assiste à un phénomène migratoire considérable. Dû à la surpopulation des cités grecques et à leurs conflits incessants, ce mouvement touche l’Asie, la mer Noire et la Méditerranée occidentale. S’ouvre alors une époque d’intensification des échanges commerciaux et de reprise économique. Entre le VIIe et le VIe siècle av. J.-C. plusieurs cités s’affirment (Corinthe, Thèbes, Athènes et Sparte) et imposent leur influence aux autres. Exception faite de Sparte, ces cités sont à l’époque gouvernées par des tyrans. A Athènes, après le renversement de la tyrannie d’Hippias, Clisthène réforme profondément la constitution en introduisant la démocratie (507 av. J.-C.).

Age classique (Ve - IVe s. av. J.-C.)

En 499 av. J.-C. la ville grecque de Milet, en Asie Mineure, se soulève contre la domination perse: Athènes et Erétrie lui apportent leur soutien mais sont battues. En 490 av. J.-C., le roi de Perse Darios Ier tente de prendre Athènes mais essuie un échec à Marathon. Dix ans plus tard, son fils, Xerxès Ier, tente à son tour de conquérir la péninsule grecque: vainqueur aux Thermopiles, contre le roi Léonidas de... Lire la suite
Grèce

Les origines

La Grèce fut habitée dès la préhistoire, époque à laquelle l’homme apparaît sur le continent et en Crète. Aux alentours de 2700 av. J.-C. des populations d’origine anatolienne s’établissent dans l’ île, donnant naissance à la culture minoenne dont l’apogée se situe entre 1700 et 1400 avant notre ère. En 2600 av. J.-C. environ plusieurs civilisations préhelléniques s’épanouissent: la civilisation helladique (dans le Péloponnèse et en Grèce continentale), la civilisation cycladique (dans les Cyclades) et celle de la région nord-oriental de l’Egée. Vers la fin du IIIe millénaire av. J.-C. des populations indo-européennes, Achéens, Ioniens et Eoliens, se fixent dans la péninsule grecque et participent à l’avènement de la riche civilisation mycénienne. Celle-ci regroupe plusieurs cités (comme Mycènes et Tirynthe) possédant des caractéristiques sociales, culturelles et économiques communes mais indépendantes au plan politique. Les Mycéniens étendent leurs territoires: ils conquièrent la Crète et Rhodes et ouvrent les routes maritimes vers l’Italie. C’est en 1230 av. J.-C. que les historiens situent la guerre de Troie. La civilisation mycénienne disparaît suite à l’incursion des Doriens, aux environs de 1200 av. J.-C.

Moyen Age hellénique (XIIe - VIIIe s. av. J.-C.) et période archaïque (VIIe - VIe s. av. J.-C.)

A l’invasion dorienne fait suite une période de crise culturelle et économique. Entre le IXe et le VIIIe siècle l’écriture alphabétique, issue de l’adaptation de l’alphabet phénicien aux dialectes grecs, se développe et permet l’avènement de la grande culture grecque. Vers le VIIIe siècle apparaissent les cités-états, les poleis, véritables pôles politiques, économiques et militaires tenus par des gouvernements autonomes et indépendants. Entre le VIIIe et le VIIe siècle av. J.-C. on assiste à un phénomène migratoire considérable. Dû à la surpopulation des cités grecques et à leurs conflits incessants, ce mouvement touche l’Asie, la mer Noire et la Méditerranée occidentale. S’ouvre alors une époque d’intensification des échanges commerciaux et de reprise économique. Entre le VIIe et le VIe siècle av. J.-C. plusieurs cités s’affirment (Corinthe, Thèbes, Athènes et Sparte) et imposent leur influence aux autres. Exception faite de Sparte, ces cités sont à l’époque gouvernées par des tyrans. A Athènes, après le renversement de la tyrannie d’Hippias, Clisthène réforme profondément la constitution en introduisant la démocratie (507 av. J.-C.).

Age classique (Ve - IVe s. av. J.-C.)

En 499 av. J.-C. la ville grecque de Milet, en Asie Mineure, se soulève contre la domination perse: Athènes et Erétrie lui apportent leur soutien mais sont battues. En 490 av. J.-C., le roi de Perse Darios Ier tente de prendre Athènes mais essuie un échec à Marathon. Dix ans plus tard, son fils, Xerxès Ier, tente à son tour de conquérir la péninsule grecque: vainqueur aux Thermopiles, contre le roi Léonidas de Sparte, il doit se plier après la défaite de sa flotte à Salamine. La seconde guerre médique s’achève en 478 avec la destruction de la ville perse de Sestos. Commence alors la longue période d’hégémonie athénienne sur les autres cités grecques: elle sera à son summum durant le gouvernement de Périclès (milieu du Ve s. av. J.-C.) sous lequel la démocratie atteint la perfection et la culture et les arts leur apogée. Mais les tensions entre Athènes et Sparte s’aggravent et déclenchent la guerre du Péloponnèse qui se soldera, en 405 av. J.-C., par la victoire de Sparte. L’ hégémonie spartiate soulève l’hostilité de Thèbes qui s’affirme et étend son pouvoir sur la Grèce, en particulier sous le gouvernement d’Epaminondas. En 338 av. J.-C. la péninsule grecque est conquise par Philippe II, roi de Macédoine (région qui jusqu’alors était restée en marge des événements historiques grecs). Son fils Alexandre le Grand étend l’empire macédonien jusqu’à l’Indus: la culture grecque se répand à travers tout l’Orient.

Age hellénistique (IIIe - IIe s. av. J.-C.)

Après la mort d’Alexandre le Grand (323 av. J.-C.), le vaste empire macédonien est partagé en trois royaumes: la Grèce est placée sous le contrôle direct de la Macédoine. Afin de lutter contre l’ hégémonie macédonienne plusieurs poleis se regroupent en ligues, souvent constituées sur base ethnique. A partir de 215 av. J.-C., lors de la première guerre de Macédoine, Rome intervient à plusieurs reprises en Grèce. Durant la deuxième guerre de Macédoine, les Romains se battent aux côtés de la population grecque: en 197 av. J.-C., l’armée de Philippe V est vaincue par le consul Flaminius. Les cités grecques obtiennent leur liberté et sont placées sous la protection de Rome (196 av. J.-C.). La Grèce et la Macédoine ne deviendront des provinces de l’empire qu’en 146 av. J.-C.

La domination romaine (IIe s. av. J.-C. - IVe apr. J.-C.)

La Grèce est le terrain sur lequel se livrent les luttes de pouvoir: entre César et Pompée, entre Octavien et Antoine. En 27 av. J.-C., Octavien réorganise le territoire grec en créant la province d’ Achaïe, séparée de celle de Macédoine. La Grèce connaît une période très positive sous la domination romaine: sa culture influence énormément la culture romaine et le grec continue d’être la langue utilisée en Orient. Les Romains transfèrent en Grèce leur droit, leurs institutions politiques et leur technologie militaire et civile. De nombreux empereurs romains (comme Hadrien) embellissent Athènes et d’autres villes grecques. Le christianisme commence à se répandre à cette époque: saint Paul prêche à Corinthe et à Athènes au Ier siècle. Au cours du IIIe siècle apr. J.-C., en dépit d’ invasions de populations barbares, la péninsule grecque vit un moment de prospérité. Après la mort de Théodose Ier (395) et la division de l’empire romain, la Grèce est annexée à l’empire byzantin dont elle sera le centre.

Epoque byzantine (IVe s. apr. J.-C. - 1453)

Après une longue période durant laquelle les invasions barbares se succèdent, à compter du XIe siècle la Grèce connaît à nouveau la prospérité: les monuments byzantins majeurs sont construits à cette époque. En 1204 l’empire est conquis par les croisés de la quatrième croisade qui fondent l’empire latin. Ce dernier dure 57 ans et entraîne un affaiblissement irréversible du pouvoir byzantin qui finit par tomber définitivement aux mains des Ottomans en 1453.

La Grèce moderne (XIXe - XXe siècle)

La domination ottomane dure jusqu’au début du XIXe siècle: en 1821, les Grecs se soulèvent contre les Turcs. La guerre s’achève en 1829 avec la proclamation de l’indépendance. Au XIXe et au XXe siècle la Grèce mène plusieurs guerres afin d’englober des territoires de l’empire turc dont la population est majoritairement grecque. Le pays acquiert ses frontières actuelles en 1947. Durant la Deuxième Guerre mondiale la Grèce se range du côté des Alliés. En 1940, l’invasion italienne est repoussée par la petite armée grecque mais succombe face à l’armée allemande qui occupera le pays jusqu’en 1944. Après le retrait des forces de l’Axe la guerre civile éclate (1944-1949); elle oppose la monarchie et l’armée régulière d’une part et, de l’autre, le parti communiste. Dans les années 1950 et 1960, la Grèce connaît un rapide essor grâce aux aides du plan Marshall, puis grâce au tourisme. En 1967 un coup d’état ouvre la voie à la “dictature des colonels” qui s’achève en 1974. Le régime tombe pour avoir soutenu un coup d’état à Chypre et favorisé ainsi l’invasion turque du nord de l’île. Les années 1980 se caractérisent par la politique socialiste d’Andréas Papandréou et par l’entrée de la Grèce dans l’union européenne (1981) mais les contrastes avec la Turquie s’enveniment au sujet de Chypre (en 1983 la partie de l’île à majorité turque s’est constituée en état indépendant que seule la Turquie a reconnu). En 2004, la Grèce accueille les jeux Olympiques à Athènes.

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