Espagne

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Espagne : vos 10 hôtels préférés


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à Campos
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note moyenne sur 201 avis
Propreté générale
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état de l'hôtel
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note moyenne sur 560 avis
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4 992 avis sur les hôtels Espagne avec une note moyenne de 5.6 sur 6 4992 5

Espagne : récits de voyage

Nous avions décidé l'année pasée de partir en Espagne à Rosas.Nous ne connaissions pas du tout. Pour la pre... Lire la suite
hotel mangnifique les gens sont très courtois les repas à volonté variable et de bonne culture les chambres... Lire la suite
En Espagne, le banquet du nouvel an ne commence pas avant minuit. Lorsque les 12 coups de minuit résonnent,... Lire la suite
Pour les fins gourmets qui préfèrent les cadeaux « culinaires », l’Espagne est le pays idéal où vous pourre... Lire la suite

Espagne : je prépare mon séjour


Avant de partir

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Visa
L'acquisition d'un Visa pour partir en Espagne dépend uniquement de la durée de votre séjour. Ainsi, les Français qui voyagent en Espagne pour une duréeinférieure à 6 mois n'ont besoin que de leur carte d'identité ou bien de leurpasseport. En revanche, si la durée excède 6 mois, il faut aller chercher son Visa auprès de l'Ambassade d'Espagne située dans le 8ème arrondissement de Paris.
 
Climat
L’Espagne jouit de 3 climats différents. Ainsi les parties sud et est de l'Espagne sont recouvertes par un climat méditerranéen, caractérisé par des étés très chauds. Au nord, c'est un climat océanique et dans la pointe sud-est l'Espagne connaît un climat semi-aride, caractérisé par de longues sécheresses et une faible pluviométrie.

Décalage horaire
Le décalage horaire par rapport à la France est inexistant. Le fuseau horaire de l'Espagne est de + 1 sur l'échelle de temps UTC (Temps Universel Coordonné) en temps n...
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Visa
L'acquisition d'un Visa pour partir en Espagne dépend uniquement de la durée de votre séjour. Ainsi, les Français qui voyagent en Espagne pour une duréeinférieure à 6 mois n'ont besoin que de leur carte d'identité ou bien de leurpasseport. En revanche, si la durée excède 6 mois, il faut aller chercher son Visa auprès de l'Ambassade d'Espagne située dans le 8ème arrondissement de Paris.
 
Climat
L’Espagne jouit de 3 climats différents. Ainsi les parties sud et est de l'Espagne sont recouvertes par un climat méditerranéen, caractérisé par des étés très chauds. Au nord, c'est un climat océanique et dans la pointe sud-est l'Espagne connaît un climat semi-aride, caractérisé par de longues sécheresses et une faible pluviométrie.

Décalage horaire
Le décalage horaire par rapport à la France est inexistant. Le fuseau horaire de l'Espagne est de + 1 sur l'échelle de temps UTC (Temps Universel Coordonné) en temps normal et de + 2 durant l'été.
 
Monnaie
La devise espagnole est l'Euro (€) depuis 2002. Il a remplacé la peseta.
 
Langue
Il existe plusieurs langues officielles en Espagne. La plus parlée est l'espagnol (nommée aussi castillan), mais au niveau des langues officielles lebasque est aussi parlé ainsi que le catalan en Catalogne, le galicien en Galiceou encore l'aranais.

Vaccins et règles de prudences
Il n'y a pas de vaccin obligatoire pour voyager en Espagne mais de nombreuxvaccins sont fortement recommandés. On peut ainsi se protéger contre leshépatites A et B, la diphtérie, le tétanos ou encore l'encéphalite à tiques etla poliomyélite. Le mieux est d'aller consulter votre médecin généraliste.

Réseau téléphonique
L'indicatif téléphonique pour téléphoner en Espagne est + 34. Les appels entrela France et l'Espagne sont surtaxés.

Prises électriques
Les prises électriques en Espagne sont les mêmes qu'en France. C'est-à-dire qu'elles ont un voltage de 220 Volts et une fréquence de 50 Hertz. Un adaptateur n'est donc pas nécessaire.
 

Informations générales

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Pays en chiffres
Population : 46 750 000 (chiffres de 2011)
Superficie : 506 000 km2Densité : 92,47 hab/km2
Capitale : Madrid
Domaine internet : .es
Monnaie : Euro

Histoire
L'histoirede l'Espagne est chargée de symboles. Les premières traces de vie en Espagneremontent à plusieurs millénaires. Se sont succédé sur le territoire denombreux peuples, à commencer par les Ibères, puis des Phéniciens et des Grecsdès le IXe siècle av. J.-C. L’Espagne est ensuite annexée au très grand empireromain jusqu'au Ve siècle ap. J.-C. Puis l'Espagne est directement conquise pardes peuples germaniques, en grande partie des Wisigoths. Mais dès le VIIIe siècle, ce sont des arabes d'Afrique du Nord qui vont prendre le contrôle de la péninsule ibérique. L'Espagne est alors dirigée par Tariq ibn Ziyad. Cet empire s'effondre lui aussi deux siècles plus tard, l'Espagne est alors un éclatement de petits pays, et les chrétiens du Nord entament la célèbre Reco...
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Pays en chiffres
Population : 46 750 000 (chiffres de 2011)
Superficie : 506 000 km2Densité : 92,47 hab/km2
Capitale : Madrid
Domaine internet : .es
Monnaie : Euro

Histoire
L'histoirede l'Espagne est chargée de symboles. Les premières traces de vie en Espagneremontent à plusieurs millénaires. Se sont succédé sur le territoire denombreux peuples, à commencer par les Ibères, puis des Phéniciens et des Grecsdès le IXe siècle av. J.-C. L’Espagne est ensuite annexée au très grand empireromain jusqu'au Ve siècle ap. J.-C. Puis l'Espagne est directement conquise pardes peuples germaniques, en grande partie des Wisigoths. Mais dès le VIIIe siècle, ce sont des arabes d'Afrique du Nord qui vont prendre le contrôle de la péninsule ibérique. L'Espagne est alors dirigée par Tariq ibn Ziyad. Cet empire s'effondre lui aussi deux siècles plus tard, l'Espagne est alors un éclatement de petits pays, et les chrétiens du Nord entament la célèbre Reconquista (la Reconquête). Celle-ci dure jusqu'en 1492, cette date marque l'apogée de l'empire espagnol avec notamment les conquêtes de l'explorateur Christophe Colomb. C'est le début d'une période de prospérité sur tous les domaines, économique, politique, administratif, technologique. L'Espagne est un empire autoritaire et très religieux, ainsi les musulmans et les juifs sont contraints à la conversion ou à l'exil sous peine d'être exécutés par l’État. L'Espagne rivalise ainsi avec les plus grande nations mondiales, comme le Royaume-Uni ou la France jusqu'à la fin des années 1890. C'est alors le début d'une période de déclin. Plusieurs critères expliquent cette chute, d'abord les guerres sont trop coûteuses et ensuite les richesses de l'Espagne dépendent trop de leurs colonies, or c'est le début des revendications d'indépendance des colonies.L'Espagne devient une dictature sous le règne de Franco, qui prend le pouvoir à l'issue de la guerre civile espagnole qui dure de 1936 à 1939. Les nationalistes l'emportent contre les Républicains. Franco reste au pouvoir plusde 30 ans, jusqu'en 1975. L'Espagne redevient une monarchie, maisconstitutionnelle, et donc démocratique. Elle accède rapidement à l'UnionEuropéenne en 1986 et les différents partis politiques sont restaurés. Le roiactuel est Juan Carlos 1er et le Président du gouvernement, équivalent du Présidentde la République française, est José Luis Rodriguez Zapatero, en mandat depuis avril 2004.

Culture et traditions
L'Espagne est une nation très festive. La vie nocturne est très importante. Minuit est une heure de grande affluence dans les rues. Les espagnols sont des gens très ouverts, ils aiment voyager et rencontrer du monde, c'est pourquoi ils savent si bien accueillir les touristes.
Malgré leurs différences, les espagnols s'unissent dans la tradition, comme durant les processions de la Semaine Sainte, la célébration de la naissance du Christ ou celle de l’Epiphanie. De plus, beaucoup de lieux sont associés à ces diverses légendes et coutumes et les habitants les cultivent avec enthousiasme, car rien ne rassemble plus les gens que de partager les mêmes fêtes. Finalement, la tauromachie est un véritable événement dans certaines régions.

Religion
L'Espagne fut pendant des siècles un bastion du catholicisme, voire de l'Inquisition en Europe. En dépit de nombreuses tentatives de lutte contre la domination de l'Eglise sur la politique, l'Espagne du XXe siècle reste un pays religieux. Il faut attendre la mort de Franco pour que la population puisse voter librement et que l'Eglise commence à perdre ses fidèles. Actuellement, un peu plus des 70% d'espagnols de confession catholique assistent régulièrement à la messe et plus de 20% de la population est athée. En grande partie grâce à son passé, l'Espagne accueille également une importante communauté juive et musulmane.

Se déplacer

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Aéroports
L'Espagne compte 105 aéroports dont 33 sont internationaux. Le plus important est celui de Madrid Barajas suivi de celui de Barcelone. La compagnie AENA se charge de gérer leur fonctionnement. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site internet www.aena.es.
 
En voiture
Se déplacer en voiture en Espagne est relativement facile, les routes sont bien entretenues et sécurisées dans l'ensemble. Il existe de nombreuses agences de location de voiture dans les aéroports (Madrid, Barcelone...) et gares. Pour louer une voiture, il faut être âgé de plus de 21 ans (ou plus de 25 ans en fonction de l'entreprise de location); présenter une pièce d'identité et être en possession d'un permis de conduire valide et de plus d'un an.
 
En taxi
Les taxis sont présents en masse dans les grandes villes comme Madrid ou Barcelone. Facilement identifiables, vous devrez compter environ 10 Euros pour 15 minutes de trajet...
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Aéroports
L'Espagne compte 105 aéroports dont 33 sont internationaux. Le plus important est celui de Madrid Barajas suivi de celui de Barcelone. La compagnie AENA se charge de gérer leur fonctionnement. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site internet www.aena.es.
 
En voiture
Se déplacer en voiture en Espagne est relativement facile, les routes sont bien entretenues et sécurisées dans l'ensemble. Il existe de nombreuses agences de location de voiture dans les aéroports (Madrid, Barcelone...) et gares. Pour louer une voiture, il faut être âgé de plus de 21 ans (ou plus de 25 ans en fonction de l'entreprise de location); présenter une pièce d'identité et être en possession d'un permis de conduire valide et de plus d'un an.
 
En taxi
Les taxis sont présents en masse dans les grandes villes comme Madrid ou Barcelone. Facilement identifiables, vous devrez compter environ 10 Euros pour 15 minutes de trajets.
 
En vélo
De nombreuses personnes ont déjà fait le tour d'Espagne en vélo. Il existe 1900km environ de routes adaptées et officiellement conçues pour le vélo sur l'ensemble du territoire espagnol. De plus, Barcelone propose des vélos en libre service, à l'image du Velib' parisien. C'est pratique et facile d'accès.
 
Transports en commun
Pour vous déplacer en ville, rien de tel que l'autobus. Le métro, quant à lui, est installé à Barcelone mais aussi à Madrid ou encore à Valence, l'Espagne possède un réseau très complet. De plus, de nombreuses gares sont à disposition, permettant de joindre aisément une ville à une autre. Le réseau ferroviaire espagnol est principalement radial avec pour centre Madrid. Il est géré par Iberico, ADIF et la Renfe. La AVE (équivalent du TGV) est accessible à partir de six villes qui sont : Barcelone, Bilbao, Madrid, Palma de Majorque, Séville et Valence.

Vivre & découvrir

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Événements
Des milliers d'événements ont lieu chaque année. Les plus populaires et les plus médiatisés sont les carnavals de Cadix ou Ténérife en mars, la foire de Séville en mai, les corridas qui suivent dans tout le pays, la célébration du Corpus Christi àTolède en juin, la Virgen del Carmen le 16 juillet, une grande bataille de tomates à Buñol en août et enfin les fêtes du 12 octobre et du 1er novembre.
Le calendrier des fêtes officielles est établi chaque année, cependant voici celles qui sont célébrées à dates fixes: le 1er janvier (Jour de l'An), le 6 janvier (l’Epiphanie), Jeudi et Vendredi Saint, le 1er mai (Fête du Travail), le 15 mai (l'Ascension), le 12 octobre (Fête Nationale), le 1er novembre (La Toussaint), le 6 décembre (Jour de la Constitution), le 8 décembre (Fête de la Vierge, patronne d'Espagne) et le 25 décembre (Noël).
Il existe également d'autres fêtes de renommée mondiale qui attirent des milliers de touristes et qui rep...
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Événements
Des milliers d'événements ont lieu chaque année. Les plus populaires et les plus médiatisés sont les carnavals de Cadix ou Ténérife en mars, la foire de Séville en mai, les corridas qui suivent dans tout le pays, la célébration du Corpus Christi àTolède en juin, la Virgen del Carmen le 16 juillet, une grande bataille de tomates à Buñol en août et enfin les fêtes du 12 octobre et du 1er novembre.
Le calendrier des fêtes officielles est établi chaque année, cependant voici celles qui sont célébrées à dates fixes: le 1er janvier (Jour de l'An), le 6 janvier (l’Epiphanie), Jeudi et Vendredi Saint, le 1er mai (Fête du Travail), le 15 mai (l'Ascension), le 12 octobre (Fête Nationale), le 1er novembre (La Toussaint), le 6 décembre (Jour de la Constitution), le 8 décembre (Fête de la Vierge, patronne d'Espagne) et le 25 décembre (Noël).
Il existe également d'autres fêtes de renommée mondiale qui attirent des milliers de touristes et qui représentent une part importante dans l'économie espagnole. Les plus connues sont : les Sanfermines, les Fallas, les Ferias d'avril ou les carnavals. En bon pays catholique, la majorité des traditions sont d'origines religieuses (elles-mêmes issues de fêtes païennes). Cependant, d'autres célébrations ont une origine historique telles que la tomatine, la bataille de vin et le 2 mai. Le nombre maximum de jours fériés autorisés dans chaque localité s'élève à 14.
 
Gastronomie
L'Espagne est une terre de gastronomie, à n'en pas douter. L'alimentation se compose essentiellement de légumes et, bien évidemment, de viande et de poisson, sans oublier l'huile d'olive. Si la paella est le plat espagnol le plus international, il en existe beaucoup d'autres: le riz au lait, le botillo (charcuterie traditionnelle), le caldero (plat à base de poisson), le cocido (pot-au-feu), la cuajada (flan espagnol), la fabada (haricots blancs au lard), la fideuá (plat à base de vermicelles et de fruits de mer), le gazpacho (soupe de tomates), les migas (pain émietté frit avec des lardons), le pantumaca (pain avec tomate), les pinchos morunos (brochettes épicées), la tortilla de patatas (omelette aux pommes de terre), les papas arrugás (pommes de terre bouillies avec du gros sel), etc. Mais aussi L’embutido (assortiment de charcuteries) sous ses différentes formes comme le jambon, le chorizo, la morcilla (boudin), la friture de poisson, les encurtidos (les conserves dans le vinaigre), los escabechados (les marinades). En plus des repas formels, les espagnols ont l'habitude de manger dehors au moins une fois par jour, généralement dans les bars où ils mangent des tapas et des sandwiches. Parmi les plus populaires, la tortilla espagnole, le pepito de ternera, la pringá andalouse (mélange de veau, lard maigre, chorizo, jambon et boudin) et les calamars. Concernant les tapas, il est coutume dans le sud du pays, d’offrir un petit apéritif pour accompagner la boisson. Au nord, les tapas se présentent sous forme de pinchos (brochettes) et sont toutes au même prix. Il suffit donc de compter les bâtonnets restants au moment de payer l'addition. Côté boissons, l'aguardiente (eau de vie), le chocolat chaud (qui se prend avec des churros), le café, la Casera (marque de limonade), le tinto de verano (mélange de vin rouge et de limonade) ou la sangria épancheront vos soifs. Comme rafraichissements, vous avez le choix entre la horchata (boisson à base de tubercules de souchet), le gazpacho et l'ajoblanco (soupe froide). Le vin reste, bien sûr, la boisson alcoolisée par excellence, suivi par la bière, qui se boit bien fraiche et dont la plus connue est la pilsener. Le petit-déjeuner est en général léger et le repas de midi représente l'apport énergétique le plus important de la journée. Les espagnols prennent leur repas du soir très tard par rapport aux autres pays européens (entre 20h et 22h). Les programmes télés sont donc adaptés à ces horaires: le prime timecommence à partir de 22h et les divertissements sont également diffusés très tard jusqu'à très tôt le matin.
 
Activités et curiosités
La plupart des choses à voir, hormis les événements, sont à Madrid et Barcelone. Ainsi, vous pouvez par exemple vous rendre dans un des plus grands musées mondiaux, le Prado madrilène où diverses collections sont constamment exposées ainsi que 2 ou 3 expositions. Aussi, si vous aimez le football, il est recommandé de se rendre au stade Camp Nou pour participer à la fête d'un match du FC Barcelone au moins une fois dans sa vie. Les choses à faire sont multiples, il est intéressant d'aller visiter les paysages de l’Andalousie ou des îles Canaries, même si la plupart des terres espagnoles sont magnifiques.
 
Conseils pour les familles
L'Espagne est très accessible aux familles, bien que les grandes villes soient très bruyantes et que les Espagnols ont un rythme de vie différent des Français. Il est donc conseillé de passer un séjour dans les grandes villes seulement si vos enfants ont déjà un certain âge. Pour les enfants en bas âge, il est possible de faire du camping en se déplaçant d'un endroit à un autre en voiture.
 


Activités et curiosités
L'Espagne est un pays très grand et si nous vous conseillons quelques lieux, il en reste beaucoup d'autres à découvrir. C'est pourquoi, ne vous contentez pas de ce qui suit, nous vous invitons à découvrir par vous même toutes les richesses du pays. A ne pas manquer : Barcelone, capitale de la culture espagnole et les œuvres de Gaudi ; Madrid, centre de la vie nocturne ; Valence la moderne, les belles et chaleureuses villes d'Andalousie, etc.
Sachez également que l'Espagne est le deuxième pays au monde (après l'Italie) en terme de monuments classés au Patrimoine de l'Humanité. Elle en compte actuellement 40, plus les Pyrénées qu'elle partage avec la France.

Espagne: guide de voyage

Espagne

Baignée par les eaux froides de l’Atlantique et par celles de la chaude Méditerranée, l’Espagne offre une grande variété de climats, depuis la fraîcheur continentale des hauts plateaux de l’intérieur jusqu’à la chaleur brûlante des régions méridionales. Elle occupe la plus grande partie de la péninsule ibérique et confine avec le Portugal. Au cours des siècles, la fertilité de ses terres, la richesse minéraire de son sous-sol, ses eaux très poissonneuses et sa nature amène ont attiré un grand nombre de populations. Ce sont tout d’abord, vers 800 000 av. J.-C., des groupes de chasseurs, auxquels s’ajouteront beaucoup plus tard des tribus se consacrant à l’élevage des moutons puis, vers 5000 av. J.-C., également à l’agriculture. Arrivent ensuite des colonisateurs étrangers qui créent leurs propres colonies mais amènent aussi leur culture, à commencer par les Phéniciens, qui débarquent sur les côtes espagnoles vers 1100 av. J.-C. et fondent des habitats florissants, en particulier le long de la côte sud-orientale. Ils sont suivis des Grecs, qui à partir du VIIe siècle s’installent le long de la côte nord-est du pays, puis des Carthaginois qui à partir de 228 av. J.-C. entreprennent depuis l’Andalousie une inexorable campagne de conquêtes. Mais ces “étrangers” évolués, bien décidés à faire de l’Espagne une de leurs colonies, se heurtent à la résistance des populations indigènes et des cultures autochtones. Que l’on songe au mythique royaume de Tartessos, florissant vers le VIIIe siècle av. J.-C. dans le sud de l’Espagne et que seules les puissantes armées carthaginoises d’Hamilcar “Barca” (“la Foudre”) réussiront à plier à la fin du IIIe s. av. J.-C.; ou aux Celtibères, tout aussi tenaces et combatifs, nés de la fusion de tribus indigènes avec les Celtes arrivés du nord dans l’Antiquité pour conquérir les hauts plateaux espagnols. Et Scipion l’Africain doit affronter les Celtibères et les troupes du carthaginois Hannibal, fils d’Hamilcar, lorsqu’en 218 av. J.-C. il débarque à Emporion (l’actuelle Empúries, sur la côte nord-orientale de l’Espagne), marquant le début de la deuxième guerre punique et de la conquête de la péninsule par les Romains. Mais si on peut considérer les Carthaginois comme définitivement vaincus dès 206 av. J.-C. c’est une autre affaire que de conquérir le pays, défendu avec acharnement par les populations locales; et ce n’est qu’en 19 av. J.-C. qu’Auguste peut se dire vainqueur. Pendant les siècles qui suivent, l’Espagne, dont les villes se sont vu conférer par Vespasien la citoyenneté romaine en 74 ap. J.-C., deviendra le grenier de l’empire grâce à ses immenses étendues de cultures de céréales, et aussi une de ses principales sources de minéraux précieux. L’Espagne fournit en outre de grands personnages à l’empire romain, de l’empereur Trajan, né à Itálica (Séville) au philosophe Sénèque, originaire de Cordoue; en échange, elle bénéficie de travaux d’agrandissement et d’embellissement de ses villes, de la ... Lire la suite
Espagne

Baignée par les eaux froides de l’Atlantique et par celles de la chaude Méditerranée, l’Espagne offre une grande variété de climats, depuis la fraîcheur continentale des hauts plateaux de l’intérieur jusqu’à la chaleur brûlante des régions méridionales. Elle occupe la plus grande partie de la péninsule ibérique et confine avec le Portugal. Au cours des siècles, la fertilité de ses terres, la richesse minéraire de son sous-sol, ses eaux très poissonneuses et sa nature amène ont attiré un grand nombre de populations. Ce sont tout d’abord, vers 800 000 av. J.-C., des groupes de chasseurs, auxquels s’ajouteront beaucoup plus tard des tribus se consacrant à l’élevage des moutons puis, vers 5000 av. J.-C., également à l’agriculture. Arrivent ensuite des colonisateurs étrangers qui créent leurs propres colonies mais amènent aussi leur culture, à commencer par les Phéniciens, qui débarquent sur les côtes espagnoles vers 1100 av. J.-C. et fondent des habitats florissants, en particulier le long de la côte sud-orientale. Ils sont suivis des Grecs, qui à partir du VIIe siècle s’installent le long de la côte nord-est du pays, puis des Carthaginois qui à partir de 228 av. J.-C. entreprennent depuis l’Andalousie une inexorable campagne de conquêtes. Mais ces “étrangers” évolués, bien décidés à faire de l’Espagne une de leurs colonies, se heurtent à la résistance des populations indigènes et des cultures autochtones. Que l’on songe au mythique royaume de Tartessos, florissant vers le VIIIe siècle av. J.-C. dans le sud de l’Espagne et que seules les puissantes armées carthaginoises d’Hamilcar “Barca” (“la Foudre”) réussiront à plier à la fin du IIIe s. av. J.-C.; ou aux Celtibères, tout aussi tenaces et combatifs, nés de la fusion de tribus indigènes avec les Celtes arrivés du nord dans l’Antiquité pour conquérir les hauts plateaux espagnols. Et Scipion l’Africain doit affronter les Celtibères et les troupes du carthaginois Hannibal, fils d’Hamilcar, lorsqu’en 218 av. J.-C. il débarque à Emporion (l’actuelle Empúries, sur la côte nord-orientale de l’Espagne), marquant le début de la deuxième guerre punique et de la conquête de la péninsule par les Romains. Mais si on peut considérer les Carthaginois comme définitivement vaincus dès 206 av. J.-C. c’est une autre affaire que de conquérir le pays, défendu avec acharnement par les populations locales; et ce n’est qu’en 19 av. J.-C. qu’Auguste peut se dire vainqueur. Pendant les siècles qui suivent, l’Espagne, dont les villes se sont vu conférer par Vespasien la citoyenneté romaine en 74 ap. J.-C., deviendra le grenier de l’empire grâce à ses immenses étendues de cultures de céréales, et aussi une de ses principales sources de minéraux précieux. L’Espagne fournit en outre de grands personnages à l’empire romain, de l’empereur Trajan, né à Itálica (Séville) au philosophe Sénèque, originaire de Cordoue; en échange, elle bénéficie de travaux d’agrandissement et d’embellissement de ses villes, de la réalisation d’infrastructures (routes, aqueducs etc), de la fondation de nouveaux centres et de la construction de majestueux monuments. Mais lorsque la puissance romaine commence à décliner, l’Espagne, qui représente une des régions périphériques de l’empire, sera une des premières provinces à en payer les conséquences. Dès le milieu du IIIe siècle les Francs venus du nord font de nombreuses incursions, mais le coup mortel est porté à la puissance romaine par les Vandales, les Souabes et les Alains, qui en 409 traversent les Pyrénées et saccagent la péninsule. Mais ce sont les Wisigoths, une autre tribu germanique qui finit de conquérir la péninsule en 415, qui prennent la place des Romains; ils installent leur cour à Barcelone et conservent dans ses grandes lignes la structure politique, juridique et administrative romaine, se limitant à y superposer leur souveraineté, soutenue par un solide régime militaire. En revanche ils ne réussiront pas à imposer l’ arianisme dans un pays converti à la foi chrétienne dès le IIIe siècle. Et même, à la fin du VIe siècle, le souverain wisigoth Recarède Ier, converti au catholicisme et premier roi chrétien d’ Espagne, opérera un rapprochement entre les populations hispaniques et leurs envahisseurs, marquant le début d’une fusion entre la riche culture hispano-romaine et la culture plus rude importée par les Wisigoths. Au VIIe siècle cependant, le royaume wisigoth d’Espagne commence à donner des signes de fléchissement, miné par les luttes intérieures qui agitent les rangs de la noblesse; et il n’ oppose que peu de résistance à l’avancée des Arabes et des Berbères lorsqu’en 711 ceux-ci débarquent sur les côtes méridionales du pays. Rapidement, les Maures, comme on appelle communément les envahisseurs musulmans, réussissent à conquérir toute l’Espagne, à l’exception d’une étroite bande de territoire le long des hauteurs des Asturies, où ils ne réussissent pas à triompher de la résistance d’un groupe fourni de chrétiens et de nobles wisigoths. En 722, ceux-ci remportent à Covadonga une victoire sur les Arabes, victoire qui sera interprétée comme un signe divin et sera la première étape de la future Reconquista, l’héroïque Reconquête du pays par les chrétiens. Entre temps les Maures, dont l’offensive vers le reste du continent est brisée en 732 à Poitiers par la défaite que leur infligent les troupes de Charles Martel, s’emploient à réorganiser les territoires espagnols conquis, auxquels ils donnent le nom global d’Al Andalus. C’est ainsi que voit le jour le puissant califat de Cordoue et que se développe une culture aussi riche que raffinée, qui atteindra un niveau de splendeur sans égal en Europe et laissera des traces indélébiles dans l’histoire espagnole. L’Espagne mauresque s’affirme donc comme une grande puissance, à l’avantgarde dans tous les domaines de la connaissance, de la mathématique à l’architecture, de l’astronomie aux arts décoratifs, des inventions de guerre aux techniques de navigation. Mais pendant ce temps la résistance chrétienne s’organise peu à peu dans le nord de la péninsule ibérique; en 744 Alphonse Ier le Catholique, roi des Asturies, remporte contre les Maures de grands succès en Galice, dans le Léon et en Cantabrique; au IXe siècle, Alphonse II le Chaste établit à Oviedo la capitale du nouveau royaume chrétien, s’alliant avec les populations basques voisines, depuis toujours fières de leur indépendance et farouchement opposées aux Maures. En 905, la Navarre devient à son tour un royaume chrétien sous Sanche Ier, et en 913 García Ier transfère d’Oviedo à Léon la capitale du royaume des Asturies. Mais lorsqu’en 976 El-Mansour, énergique dictateur militaire arabe, monte au pouvoir à Cordoue, toutes les luttes intérieures qui avaient contribué à affaiblir la domination mauresque s’apaisent et la vengeance arabe s’abat sur les royaumes chrétiens. Barcelone est incendiée, ses habitants sont tués ou faits prisonniers, les Asturies, la Catalogne, la Navarre, le Léon et l’Aragon sont la proie d’incursions dévastatrices. À Saint-Jacques-de-Compostelle, la cathédrale est rasée au sol; seules sont épargnées les portes et les cloches, transportées à Cordoue et utilisées pour réaliser les plafonds et les lampes de la grande mosquée alors en construction. Mais à la mort d’ El-Mansour en 1002 on assiste à un retournement de la situation: aidés par la désagrégation de la puissance arabe, fractionnée en petits royaumes indépendants, dits taifas et destinés à se scinder, les chrétiens avancent compacts vers le sud; tandis que le comte de Barcelone marche sur Cordoue, Sanche III le Grand, roi de Navarre, se voit reconnaître la souveraineté sur l’Aragon et la Castille, ainsi que sur la ville de Léon. Dés lors, le sort semble jeté: en 1013 le califat de Cordoue tombe définitivement, en 1037 Ferdinand Ier réunit sous sa couronne le Léon et la Castille, en 1085 Alphonse VI de Castille reconquiert Tolède, en 1094 le Cid s’empare de Valence. En 1137, les noces du comte de Barcelone, Raymond Bérenger IV, et de Pétronille, fille du roi d’Aragon Ramire II le Moine, ont pour conséquence la réunion de l’Aragon et de la Catalogne sous la souveraineté d’Alphonse II, le fils né de ce mariage.
Pendant ce temps les Almohades, une tribu berbèe provenant du Maroc, débarquent en Espagne et rejoignent une autre tribu nordafricaine, celle des Almoravides, qui, malgré son déclin, possède encore de vastes régions dans le sud de la péninsule. En 1195, les Almohades envahissent l’Andalousie, chassant par la force des milliers de mozarabes (les chrétiens qui avaient continué à vivre en terre sarrasine) et établissant leur capitale à Séville. Mais le monde chrétien réagit promptement: le pape Innocent III organise une croisade et en 1212, à Las Navas de Tolosa, les armées d’Alphonse VIII de Castille, de Pierre II d’Aragon et de Sanche VII de Navarre mettent en déroute les troupes almohades. Ensuite, tandis que Jacques Ier conquiert Valence et les Baléares, Ferdinand III réunit sous sa couronne la Castille et le Léon (1230). Six ans plus tard, Cordoue se rendra elle aussi à ce souverain. Mais les poches de résistance musulmane sont encore nombreuses, et à partir de ce moment la Reconquête ne se poursuit que par petites étapes: en 1246 Ferdinand III conquiert Jaén, en 1248 Séville tombe à son tour aux mains des chrétiens; Grenade et Malaga entrent dans un nouvel état musulman protégé par les chrétiens, sous la dynastie nasride qui offre un refuge à des milliers de Maures en fuite. Mais la Reconquête définitive est entravée par les rivalités et les divergences existant entre les différents souverains chrétiens qui se partagent l’Espagne; et elle ne s’achèvera enfin que lorsque les différentes couronnes finiront par se réunir. Ce qui a lieu en 1469, date des noces de Ferdinand, roi d’Aragon, de Valence et de Catalogne, et d’Isabelle, reine de Castille, de Murcie et d’Almería. Sous les Rois Catholiques, qui abolissent le régime féodal et instaurent une solide monarchie absolue, le pays change bien vite de physionomie. Sixte IV ayant introduit l’Inquisition en Espagne en 1478, en 1492, l’année même de la chute de Grenade (qui marque la réunification définitive de l’Espagne), tous les juifs sont chassés d’Espagne, suivis en 1502 par les Maures non convertis. Mais 1492 est aussi l’année de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, dont les caravelles battent pavillon espagnol. Après avoir débarqué sur les îles des Caraïbes, les conquistadores avancent sur le continent, s’emparant en 1519 du Mexique, en 1523 du Pérou et en 1541 du Chili. La conquête de ces immenses territoires entraîne l’arrivée d’un patrimoine incommensurable de richesses et de ressources fondamentales pour le futur essor du royaume espagnol. En outre, elle entraîne un formidable accroissement de la navigation, Séville devenant un des plus importants ports d’Europe. Outre l’or, l’argent et les pierres précieuses, de nouveaux produits de la terre, comme la pomme de terre et le maïs, le tabac et le cacao affluent en Espagne. Mais de vastes zones d’ombre ne pouvaient manquer dans une telle période de splendeur; et tandis que dans le pays les Maures convertis protestent violemment contre les persécutions et les impôts qui les frappent, à l’étranger nombreux sont ceux qui condamnent l’extermination des indigènes en Amérique. Charles Ier, petit-fils des Rois Catholiques par sa mère Jeanne la Folle et de l’empereur Maximilien Ier de Habsbourg par son père Philippe le Beau, devient empereur germanique sous le nom de Charles Quint et conduit les troupes espagnoles sur les champs de bataille de toute l’Europe. Mais son fils Philippe II, qui lui succède à la tête des dominations d’Espagne, des Flandres et d’Italie, se retrouve, bien qu’étant un administrateur avisé, aux prises avec un royaume en apparence opulent mais en réalité au bord de la faillite financière du fait de toutes ces guerres. En 1588, il assiste à la destruction de la légendaire Invincible Armada, la redoutable flotte lancée en vain à la conquête de l’Angleterre. Ce dramatique épisode marque le début d’une diminution du pouvoir espagnol en Europe et de l’inexorable déclin du royaume. Tout au long du XVIIe siècle, les souverains espagnols s’emploient en faveur des arts et des sciences, ornant richement leurs villes et leurs palais et donnant naissance au Siglo de Oro dans les domaines de l’art et de la littérature (que l’on songe à Cervantès, à Lope de Vega, au Greco); mais ils s’engagent aussi dans d’exténuantes guerres aux Pays-Bas et en Italie sans se préoccuper des finances exsangues du pays, d’une économie désormais à la débâcle, d’une agriculture en forte régression, d’une dette extérieure astronomique et d’une industrie totalement négligée. Le dernier des Habsbourgs d’Espagne, Charles II, mis à dure épreuve par des décennies de luttes contre la France, meurt en 1700 sans laisser d’héritier et désigne pour lui succéder Philippe de France, duc d’Anjou et petit-fils de Louis XIV. Cela provoque une dure opposition de l’Autriche qui, craignant un pouvoir excessif de la France, lui oppose un autre prétendant, l’ archiduc Charles, auquel la Catalogne, Valence et les Baléares font serment d’allégeance. C’est le début de la longue et dure guerre de la Succession d’Espagne (1702-1714), qui se conclut par la reconnaissance de Philippe d’Anjou comme souverain légitime sous le nom de Philippe V; il est cependant privé des Flandres, de l’Italie, de Minorque et de Gibraltar, qui passe aux Anglais par le traité d’Utrecht. Fort de ses origines et de sa culture françaises, le premier souverain Bourbon – et après lui ses successeurs – se fixe des objectifs précis: renforcer l’état en diminuant le pouvoir de l’Église, redresser l’économie en favorisant avant tout l’industrie, réorganiser l’armée, encourager les arts et la culture. Cette ambitieuse entreprise de reconstruction morale et matérielle est poursuivie par son successeur Charles III (1759-1788), catholique fervent mais bien décidé à chasser d’Espagne d’abord l’Inquisiteur général puis, en 1766, les Jésuites. On lui doit l’ achèvement du Palais royal de Madrid, le Musée du Prado, un réaménagement systématique du réseau fluvial et routier et une ouverture progressive aux nouveautés du siècle français des Lumières. Charles IV sera un souverain à la personnalité fort différente, tout d’abord victime de la volonté despotique de sa femme, Marie-Louise de Parme, puis des visées de Napoléon qui, déjà présent en force dans le pays, le convainc en 1808 de bannir son fils rebelle, Ferdinand, et d’abdiquer en faveur de Joseph Bonaparte, frère de l’empereur. Mais l’Espagne, déjà durement humiliée par la défaite de sa flotte, pratiquement détruite par Nelson lors de la bataille de Trafalgar en 1805, réagit durement: les paysans se soulèvent les premiers, puis des révoltes éclatent dans toutes les régions, entraînant une véritable guerre d’indépendance qui ne se résoudra qu’en 1814 avec la chute de Napoléon. Entre temps, en 1812, les Cortés, les assemblées représentatives espagnoles, se sont réunies à Cadix, promulguant la première Constitution libérale du pays. Mais à sa restauration Ferdinand VII refuse de la reconnaître; il instaure un pouvoir absolu, rappelant l’Inquisition et les Jésuites et s’opposant à toute initiative innovatrice. Ce conservatisme extrême et répressif du souverain provoque la révolte puis la sécession des colonies américaines, mais paradoxalement c’est son mariage tardif avec la libérale Marie-Christine, des Bourbons-Sicile, et sa décision de modifier la loi de succession en faveur de leur fille Isabelle qui déchaînent la colère des franges les plus conservatrices du pays. Celles-ci lui opposent son frère, don Carlos de Bourbon; c’est, en 1833, le début des guerres carlistes, de violents affrontements civils qui durant des décennies opposeront les libéraux aux conservateurs soutenus par l’Église, avec des épisodes d’une grande cruauté, la parenthèse de la première République (1873) et une fracture profonde dans la société espagnole qui durera jusqu’à la fin du XIXe et à l’avènement d’Alphonse XII, lequel aura le mérite de ramener le conflit sur un plan purement politique. À la fin du XIXe siècle, dans un pays en déclin, des interventions habiles mais insuffisantes en matière d’économie et de finances ne réussissent pas à apaiser le mécontentement qui gronde et qui croît après la perte de Cuba et des Philippines en 1898. En dépit d’un renouveau artistique et culturel croissant, les actions sanglantes et répétées des anarchistes, les révoltes ouvrières, la désastreuse expédition du Maroc et la dure répression des protestations qu’elle provoque contribuent à exaspérer les esprits. D’où une succession fébrile d’événements historiques: des grèves et des manifestations de rues sont fomentées par les syndicats, les anarchistes et les socialistes; l’ordre est rétabli par la dictature brutale de Miguel Primo de Rivera (1923), mais ne résistera pas à la grande dépression de 1929. Les élections de 1931 voient la victoire des gauches, le départ du roi Alphonse XIII (monté sur le trône en 1902) et la proclamation de la seconde République. L’affrontement entre droite et gauche se fait de plus en plus dur, débouchant le 18 juillet 1936 sur une terrible guerre civile. Au terme de trois années de luttes féroces et sanglantes, les nationalistes menés par le général Francisco Franco, ouvertement soutenus par l’armée espagnole ainsi que par l’Italie et l’Allemagne, triomphent. Des milliers de partisans de la cause républicaine sont exterminés et parmi eux de nombreux intellectuels de grand prestige. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Espagne est neutre, si l’on exclut l’appui offert par le nouveau dictateur aux puissances de l’Axe. Le régime franquiste, appuyé par l’Église et l’armée, n’aura à subir que brièvement l’hostilité de l’OTAN et de l’ONU. L’économie espagnole se redresse progressivement, une politique sociale avisée est mise en œuvre et la culture reçoit une attention toute particulière. À la mort de Franco en 1975, un Bourbon, Juan Carlos, petit-fils d’Alphonse XIII, monte sur le trône. Avec ce souverain ouvert aux convictions libérales, l’Espagne prend rapidement la voie de la démocratie, s’affirmant dans l’Europe du troisième millénaire comme un pays moderne, soutenu par une économie solide et caractérisé par un renouveau civil, politique, social et intellectuel.

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