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561 avis sur les hôtels Danemark avec une note moyenne de 5.1 sur 6 561 5
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Danemark : Les bons plans pour votre sejour
Danemark: guide de voyage
Danemark
Le Danemark est un pays aux multiples facettes, dont la section européenne – c’est-à-dire sans l’archipel des Féroé ni le Groënland - couvre une superficie de plus de 43.000 km2. Formé d’une vaste péninsule, le Jutland, qui s’étend vers le nord, et d’un dense archipel (dont l’une des îles accueille la capitale, Copenhague), le pays est aujourd’hui dirigé par une monarchie constitutionnelle; il est limité au sud par l’Allemagne et baigné à l’ouest par la mer du Nord. Le Skagerrak, au nord, et le Kattegat, à l’est, le séparent respectivement de la Norvège et de la Suède.
LA POPULATION
Toute personne arrivant au Danemark ne peut qu’être frappée par l’extrême cordialité de ses habitants (plus de 5 millionsau recensement de 1991, surtout concentrés dans les grandes villes du pays, notamment Copenhague, Århus et Odense). Cette ouverture du peuple danois aux contacts avec l’extérieur remonte d’ailleurs loin dans le temps, car c’est une population qui descend directement des Danes et des Vikings, peuples scandinaves entreprenants qui se consacrèrent pendant des siècles à la navigation et à la conquête de nouvelles terres. Aujourd’hui encore, les traits typiques des physionomies danoises reflètent encore ceux que devaient avoir les visages fiers et ouverts, tenaces et lumineux, de leurs ancêtres.
LA LANGUE
La langue officielle du Danemark est le danois, qui fait partie de la branche orientale de la souche nordique des langues germaniques. Par sa prononciation particulièrement dure et nasale, cette langue peut sembler plus rébarbative et difficile qu’elle ne l’est en réalité. Dans certaines zones du sud du Jutland, autrefois sous la domination germanique du Schleswig, on parle encore l’ allemand, tandis qu’il existe, plus au nord, des enclaves linguistiques assez importantes de suédois.
LA PREHISTOIRE
Quand les glaces de la dernière glaciation commencèrent à se retirer (environ 10.000 ans avant Jésus-Christ), les vastes landes de la péninsule danoise et des îles principales de son archipel commencèrent à se peupler de rennes, bientôt suivis des premiers habitants, des nordiques qui se consacraient précisément à la chasse de ces animaux. Les premiers, et plus importants, établissements remontent, quant à eux, au Néolithique (3.000 ans av. J.-C.) et coïncidèrent avec un développement primaire des techniques agricoles et de l’élevage. Il nous reste de cette civilisation primitive, qui évolua au cours des siècles avec la découverte des métaux et fut vite en mesure de nouer des rapports avec les civilisations plus avancées de l’aire méditerranéenne, d’importants témoignages, comme les grandes tombes mégalithiques et les restes de villages. L’âge du Fer (500 av. J.-C.-800 ap. J.-C.) nous a, quant à lui, laissé quelques corps très intéressants, conservés, puis restitués par les tourbières de Tollund et de Grauballe, et restés si parfaits que l’on peut imaginer la physionomie de ces antiques habitants de ... Lire la suite
Le Danemark est un pays aux multiples facettes, dont la section européenne – c’est-à-dire sans l’archipel des Féroé ni le Groënland - couvre une superficie de plus de 43.000 km2. Formé d’une vaste péninsule, le Jutland, qui s’étend vers le nord, et d’un dense archipel (dont l’une des îles accueille la capitale, Copenhague), le pays est aujourd’hui dirigé par une monarchie constitutionnelle; il est limité au sud par l’Allemagne et baigné à l’ouest par la mer du Nord. Le Skagerrak, au nord, et le Kattegat, à l’est, le séparent respectivement de la Norvège et de la Suède.
LA POPULATION
Toute personne arrivant au Danemark ne peut qu’être frappée par l’extrême cordialité de ses habitants (plus de 5 millionsau recensement de 1991, surtout concentrés dans les grandes villes du pays, notamment Copenhague, Århus et Odense). Cette ouverture du peuple danois aux contacts avec l’extérieur remonte d’ailleurs loin dans le temps, car c’est une population qui descend directement des Danes et des Vikings, peuples scandinaves entreprenants qui se consacrèrent pendant des siècles à la navigation et à la conquête de nouvelles terres. Aujourd’hui encore, les traits typiques des physionomies danoises reflètent encore ceux que devaient avoir les visages fiers et ouverts, tenaces et lumineux, de leurs ancêtres.
LA LANGUE
La langue officielle du Danemark est le danois, qui fait partie de la branche orientale de la souche nordique des langues germaniques. Par sa prononciation particulièrement dure et nasale, cette langue peut sembler plus rébarbative et difficile qu’elle ne l’est en réalité. Dans certaines zones du sud du Jutland, autrefois sous la domination germanique du Schleswig, on parle encore l’ allemand, tandis qu’il existe, plus au nord, des enclaves linguistiques assez importantes de suédois.
LA PREHISTOIRE
Quand les glaces de la dernière glaciation commencèrent à se retirer (environ 10.000 ans avant Jésus-Christ), les vastes landes de la péninsule danoise et des îles principales de son archipel commencèrent à se peupler de rennes, bientôt suivis des premiers habitants, des nordiques qui se consacraient précisément à la chasse de ces animaux. Les premiers, et plus importants, établissements remontent, quant à eux, au Néolithique (3.000 ans av. J.-C.) et coïncidèrent avec un développement primaire des techniques agricoles et de l’élevage. Il nous reste de cette civilisation primitive, qui évolua au cours des siècles avec la découverte des métaux et fut vite en mesure de nouer des rapports avec les civilisations plus avancées de l’aire méditerranéenne, d’importants témoignages, comme les grandes tombes mégalithiques et les restes de villages. L’âge du Fer (500 av. J.-C.-800 ap. J.-C.) nous a, quant à lui, laissé quelques corps très intéressants, conservés, puis restitués par les tourbières de Tollund et de Grauballe, et restés si parfaits que l’on peut imaginer la physionomie de ces antiques habitants de ... Lire la suite
Danemark
Le Danemark est un pays aux multiples facettes, dont la section européenne – c’est-à-dire sans l’archipel des Féroé ni le Groënland - couvre une superficie de plus de 43.000 km2. Formé d’une vaste péninsule, le Jutland, qui s’étend vers le nord, et d’un dense archipel (dont l’une des îles accueille la capitale, Copenhague), le pays est aujourd’hui dirigé par une monarchie constitutionnelle; il est limité au sud par l’Allemagne et baigné à l’ouest par la mer du Nord. Le Skagerrak, au nord, et le Kattegat, à l’est, le séparent respectivement de la Norvège et de la Suède.
LA POPULATION
Toute personne arrivant au Danemark ne peut qu’être frappée par l’extrême cordialité de ses habitants (plus de 5 millionsau recensement de 1991, surtout concentrés dans les grandes villes du pays, notamment Copenhague, Århus et Odense). Cette ouverture du peuple danois aux contacts avec l’extérieur remonte d’ailleurs loin dans le temps, car c’est une population qui descend directement des Danes et des Vikings, peuples scandinaves entreprenants qui se consacrèrent pendant des siècles à la navigation et à la conquête de nouvelles terres. Aujourd’hui encore, les traits typiques des physionomies danoises reflètent encore ceux que devaient avoir les visages fiers et ouverts, tenaces et lumineux, de leurs ancêtres.
LA LANGUE
La langue officielle du Danemark est le danois, qui fait partie de la branche orientale de la souche nordique des langues germaniques. Par sa prononciation particulièrement dure et nasale, cette langue peut sembler plus rébarbative et difficile qu’elle ne l’est en réalité. Dans certaines zones du sud du Jutland, autrefois sous la domination germanique du Schleswig, on parle encore l’ allemand, tandis qu’il existe, plus au nord, des enclaves linguistiques assez importantes de suédois.
LA PREHISTOIRE
Quand les glaces de la dernière glaciation commencèrent à se retirer (environ 10.000 ans avant Jésus-Christ), les vastes landes de la péninsule danoise et des îles principales de son archipel commencèrent à se peupler de rennes, bientôt suivis des premiers habitants, des nordiques qui se consacraient précisément à la chasse de ces animaux. Les premiers, et plus importants, établissements remontent, quant à eux, au Néolithique (3.000 ans av. J.-C.) et coïncidèrent avec un développement primaire des techniques agricoles et de l’élevage. Il nous reste de cette civilisation primitive, qui évolua au cours des siècles avec la découverte des métaux et fut vite en mesure de nouer des rapports avec les civilisations plus avancées de l’aire méditerranéenne, d’importants témoignages, comme les grandes tombes mégalithiques et les restes de villages. L’âge du Fer (500 av. J.-C.-800 ap. J.-C.) nous a, quant à lui, laissé quelques corps très intéressants, conservés, puis restitués par les tourbières de Tollund et de Grauballe, et restés si parfaits que l’on peut imaginer la physionomie de ces antiques habitants de la péninsule danoise, dont les particularités physiques sont, sous de nombreux aspects, assez semblables à celles de la population actuelle. Mais, pour enregistrer un tournant significatif dans les vicissitudes de ces terres tournées vers la péninsule scandinave, il fallut attendre le VIe siècle de notre ère et l’arrivée des Danes, une population de souche suédoise qui arriva avec ses propres structures sociales, introduisant la figure du souverain et la pratique de la centralisation du pouvoir, jetant ainsi les bases de l’unité territoriale et politique que les Vikings devaient ensuite imposer.
LES VIKINGS
On ne sait que peu de choses des origines (probablement scandinaves) du peuple viking et de ce que signifie son nom (peut-être une dérivation de vik, en norvégien ancien l’entrée du fjord, ou de vig, la bataille, ou encore de vikja, le terme par lequel on indiquait le désir d’aller au loin). Ce qui est certain, c’est qu’au VIIIe siècle, les Vikings s’étaient déjà établis dans l’actuel Danemark et avaient entrepris différentes incursions vers les îles britanniques. Navigateurs audacieux, capables de se pousser jusqu’aux côtes lointaines du Groënland et de s’imposer par les armes sur le territoire français et germanique, mais aussi de faire arriver jusqu’à nous les signes précis d’une civilisation complexe (il suffit de penser aux rudes architectures de brique, aux fortifications et surtout aux innombrables pierres runiques utilisées comme monuments funèbres et pour célébrer des événements particulièrement significatifs), ils donnèrent vie, avec le roi Gorm l’Ancien et avec son fils Harold, à la première dynastie danoise, dont Knud Ier le Grand et Knud II le Saint, tous deux souverains de Danemark, Angleterre et Norvège, furent les principaux représentants. Même après l’an 1050 et la crise progressive du peuple viking, les destins des trois pays restèrent étroitement liés pendant longtemps, quoique se heurtant toujours plus violemment avec les visées des grands feudataires allemands et avec les tendances expansionnistes des peuples germaniques. De grands rois comme Valdemar Ier, Henri VI et Valdemar IV (XIIIe-XIVe siècles) se virent contraints d’affronter, avec des fortunes diverses, ce problème difficile. Mais seule la fille de Valdemar IV, Margrethe Ière, précédemment femme du roi Haakon VI de Norvège, réussit de nouveau à réunir sur sa tête les trois couronnes, obtenant l’appui unanime de la noblesse scandinave et se plaçant dans une position de force vis-à-vis des ennemis germaniques. La situation demeurait instable, mais une solution favorable semblait se dessiner pour le Danemark.
LE DANEMARK MODERNE
Si le pays put jouir d’une nouvelle identité nationale et de siècles de splendeur et de puissance, il le doit aux Oldenbourg, une dynastie que l’on peut à juste titre considérer comme la plus ancienne maison régnante de toute l’Europe et dont les racines remontent au XIe siècle. Depuis la moitié du XVe siècle, les Oldenbourg occupent, sans solution de continuité, le trône du Danemark. En effet, Christian de Oldenbourg, fils de Théodoric le Chanceux et d’Edwige de Hol-stein, réunit sur sa tête, entre 1448 (36 ans à peine après la mort de la reine Margrethe) et 1460, les couronnes de Danemark (sous le nom de Christian Ier), de Norvège et de Suède, auxquelles s’ajoutèrent les titres de comte de Holstein et de duc de Shleswig, marquant ainsi la fortune future de sa famille. C’est avec lui, en effet, que prit fin ce qu’il est convenu d’appeler le moyen-âge danois et, sous le règne de ses descendants, le pays tout entier devait connaître une croissance tant économique que culturelle, artistique et politique – jusqu’au moment où le Danemark obtint sa première Constitution: c’était en 1849, sous le règne de Frederik VII.
Depuis lors, la monarchie constitue le véritable pivot autour duquel tourne toute la vie du pays. Aujourd’hui, selon la nouvelle Grundlov (Constitution) promulguée le 5 juin 1953, la monarchie, tout en restant héréditaire, n’est plus appelée à exercer que le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif étant délégué au Parlement unicaméral et le pouvoir judiciaire aux tribunaux; malgré cela, la souveraine actuelle, la reine Margrethe II, qui succéda à son père Frederik IX en 1972, à trente-deux ans à peine, grâce à l’abolition, en 1953, de la loi excluant la succession féminine, se présente aujourd’hui comme le véritable symbole de l’identité nationale. Mariée à un Français d’origine noble, le prince consort Henrik, dont elle a eu deux fils – Frederik, héritier au trône, né en 1968, un an après le mariage de ses parents, et Joachim, né en 1969 – la souveraine vit habituellement dans la résidence d’Amalienborg. Ici, l’affection du peuple danois envers la reine se manifeste par la présence toujours nombreuse de personnes assistant chaque jour, à midi, à la spectaculaire Vagtparade, la relève de la Garde – solennellement accompagnée, si la reine est dans ses appartements, de la musique d’une fanfare.
LE PAYSAGE
Né des stratifications sédimentaires successives liées à l’action des eaux de mer qui, pendant des ères géologiques entières, continuèrent à s’étendre et à se retirer, et ayant pour cette raison connu un développement fondamentalement horizontal, dépourvu de hauteurs particulièrement prononcées et entièrement entouré (et fractionné) par la mer, le Dane-mark présente un paysage à la fois varié et uniforme, avec de longues étendues de plages sableuses et des dunes spectaculaires interrompues par de profonds fjords et l’avancée de côtes rocheuses. Ainsi, même à l’intérieur des vastes étendues cultivées dont les chaudes tonalités caractérisent la zone la plus méridionale du pays, on voit s’alterner peu à peu les lacs et les bruyères, les tourbières et les étendues d’arbustes, du pin mugho aux myrtilles, des saules nains au lierre. Plus au nord encore, c’est l’invasion des bois den-ses, qui ne sont toutefois qu’un pâle souvenir des immenses forêts de hêtres et de chênes qui recouvraient presque entièrement ces terres splendides et qui furent décimées par l’exploitation intensive et la nécessité toujours plus impérieuse de conquérir des terres pour l’agriculture.
LE CLIMAT
Constamment exposé aux vents frais et humides provenant de l’ouest, le Danemark est caractérisé par un climat atlantique tempéré, à tendance continentale dans quelques zones. Les précipitations sont plutôt abondantes et présentent une distribution presque uniforme, contribuant à la vigueur de la végétation et à l’abondance d’eau douce, qui se manifeste surtout par la présence de lacs; le réseau hydrographique est par contre moins défini, et ce en raison également de la morphologie du territoire, substantiellement plat. Les températures restent assez douces, avec des étés frais et des hivers qui ne sont pas particulièrement rudes, sauf quelques exceptions: les moyennes saisonnières sont en effet de 17-20° en été (juillet étant le mois le plus chaud), tandis qu’en hiver on enregistre souvent quelques degrés en dessous de zéro. Lorsqu’arrive le froid vraiment intense, les canaux qui séparent les îles de l’archipel présentent un spectacle très suggestif, avec la formation de glaces marines.
Le Danemark est un pays aux multiples facettes, dont la section européenne – c’est-à-dire sans l’archipel des Féroé ni le Groënland - couvre une superficie de plus de 43.000 km2. Formé d’une vaste péninsule, le Jutland, qui s’étend vers le nord, et d’un dense archipel (dont l’une des îles accueille la capitale, Copenhague), le pays est aujourd’hui dirigé par une monarchie constitutionnelle; il est limité au sud par l’Allemagne et baigné à l’ouest par la mer du Nord. Le Skagerrak, au nord, et le Kattegat, à l’est, le séparent respectivement de la Norvège et de la Suède.
LA POPULATION
Toute personne arrivant au Danemark ne peut qu’être frappée par l’extrême cordialité de ses habitants (plus de 5 millionsau recensement de 1991, surtout concentrés dans les grandes villes du pays, notamment Copenhague, Århus et Odense). Cette ouverture du peuple danois aux contacts avec l’extérieur remonte d’ailleurs loin dans le temps, car c’est une population qui descend directement des Danes et des Vikings, peuples scandinaves entreprenants qui se consacrèrent pendant des siècles à la navigation et à la conquête de nouvelles terres. Aujourd’hui encore, les traits typiques des physionomies danoises reflètent encore ceux que devaient avoir les visages fiers et ouverts, tenaces et lumineux, de leurs ancêtres.
LA LANGUE
La langue officielle du Danemark est le danois, qui fait partie de la branche orientale de la souche nordique des langues germaniques. Par sa prononciation particulièrement dure et nasale, cette langue peut sembler plus rébarbative et difficile qu’elle ne l’est en réalité. Dans certaines zones du sud du Jutland, autrefois sous la domination germanique du Schleswig, on parle encore l’ allemand, tandis qu’il existe, plus au nord, des enclaves linguistiques assez importantes de suédois.
LA PREHISTOIRE
Quand les glaces de la dernière glaciation commencèrent à se retirer (environ 10.000 ans avant Jésus-Christ), les vastes landes de la péninsule danoise et des îles principales de son archipel commencèrent à se peupler de rennes, bientôt suivis des premiers habitants, des nordiques qui se consacraient précisément à la chasse de ces animaux. Les premiers, et plus importants, établissements remontent, quant à eux, au Néolithique (3.000 ans av. J.-C.) et coïncidèrent avec un développement primaire des techniques agricoles et de l’élevage. Il nous reste de cette civilisation primitive, qui évolua au cours des siècles avec la découverte des métaux et fut vite en mesure de nouer des rapports avec les civilisations plus avancées de l’aire méditerranéenne, d’importants témoignages, comme les grandes tombes mégalithiques et les restes de villages. L’âge du Fer (500 av. J.-C.-800 ap. J.-C.) nous a, quant à lui, laissé quelques corps très intéressants, conservés, puis restitués par les tourbières de Tollund et de Grauballe, et restés si parfaits que l’on peut imaginer la physionomie de ces antiques habitants de la péninsule danoise, dont les particularités physiques sont, sous de nombreux aspects, assez semblables à celles de la population actuelle. Mais, pour enregistrer un tournant significatif dans les vicissitudes de ces terres tournées vers la péninsule scandinave, il fallut attendre le VIe siècle de notre ère et l’arrivée des Danes, une population de souche suédoise qui arriva avec ses propres structures sociales, introduisant la figure du souverain et la pratique de la centralisation du pouvoir, jetant ainsi les bases de l’unité territoriale et politique que les Vikings devaient ensuite imposer.
LES VIKINGS
On ne sait que peu de choses des origines (probablement scandinaves) du peuple viking et de ce que signifie son nom (peut-être une dérivation de vik, en norvégien ancien l’entrée du fjord, ou de vig, la bataille, ou encore de vikja, le terme par lequel on indiquait le désir d’aller au loin). Ce qui est certain, c’est qu’au VIIIe siècle, les Vikings s’étaient déjà établis dans l’actuel Danemark et avaient entrepris différentes incursions vers les îles britanniques. Navigateurs audacieux, capables de se pousser jusqu’aux côtes lointaines du Groënland et de s’imposer par les armes sur le territoire français et germanique, mais aussi de faire arriver jusqu’à nous les signes précis d’une civilisation complexe (il suffit de penser aux rudes architectures de brique, aux fortifications et surtout aux innombrables pierres runiques utilisées comme monuments funèbres et pour célébrer des événements particulièrement significatifs), ils donnèrent vie, avec le roi Gorm l’Ancien et avec son fils Harold, à la première dynastie danoise, dont Knud Ier le Grand et Knud II le Saint, tous deux souverains de Danemark, Angleterre et Norvège, furent les principaux représentants. Même après l’an 1050 et la crise progressive du peuple viking, les destins des trois pays restèrent étroitement liés pendant longtemps, quoique se heurtant toujours plus violemment avec les visées des grands feudataires allemands et avec les tendances expansionnistes des peuples germaniques. De grands rois comme Valdemar Ier, Henri VI et Valdemar IV (XIIIe-XIVe siècles) se virent contraints d’affronter, avec des fortunes diverses, ce problème difficile. Mais seule la fille de Valdemar IV, Margrethe Ière, précédemment femme du roi Haakon VI de Norvège, réussit de nouveau à réunir sur sa tête les trois couronnes, obtenant l’appui unanime de la noblesse scandinave et se plaçant dans une position de force vis-à-vis des ennemis germaniques. La situation demeurait instable, mais une solution favorable semblait se dessiner pour le Danemark.
LE DANEMARK MODERNE
Si le pays put jouir d’une nouvelle identité nationale et de siècles de splendeur et de puissance, il le doit aux Oldenbourg, une dynastie que l’on peut à juste titre considérer comme la plus ancienne maison régnante de toute l’Europe et dont les racines remontent au XIe siècle. Depuis la moitié du XVe siècle, les Oldenbourg occupent, sans solution de continuité, le trône du Danemark. En effet, Christian de Oldenbourg, fils de Théodoric le Chanceux et d’Edwige de Hol-stein, réunit sur sa tête, entre 1448 (36 ans à peine après la mort de la reine Margrethe) et 1460, les couronnes de Danemark (sous le nom de Christian Ier), de Norvège et de Suède, auxquelles s’ajoutèrent les titres de comte de Holstein et de duc de Shleswig, marquant ainsi la fortune future de sa famille. C’est avec lui, en effet, que prit fin ce qu’il est convenu d’appeler le moyen-âge danois et, sous le règne de ses descendants, le pays tout entier devait connaître une croissance tant économique que culturelle, artistique et politique – jusqu’au moment où le Danemark obtint sa première Constitution: c’était en 1849, sous le règne de Frederik VII.
Depuis lors, la monarchie constitue le véritable pivot autour duquel tourne toute la vie du pays. Aujourd’hui, selon la nouvelle Grundlov (Constitution) promulguée le 5 juin 1953, la monarchie, tout en restant héréditaire, n’est plus appelée à exercer que le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif étant délégué au Parlement unicaméral et le pouvoir judiciaire aux tribunaux; malgré cela, la souveraine actuelle, la reine Margrethe II, qui succéda à son père Frederik IX en 1972, à trente-deux ans à peine, grâce à l’abolition, en 1953, de la loi excluant la succession féminine, se présente aujourd’hui comme le véritable symbole de l’identité nationale. Mariée à un Français d’origine noble, le prince consort Henrik, dont elle a eu deux fils – Frederik, héritier au trône, né en 1968, un an après le mariage de ses parents, et Joachim, né en 1969 – la souveraine vit habituellement dans la résidence d’Amalienborg. Ici, l’affection du peuple danois envers la reine se manifeste par la présence toujours nombreuse de personnes assistant chaque jour, à midi, à la spectaculaire Vagtparade, la relève de la Garde – solennellement accompagnée, si la reine est dans ses appartements, de la musique d’une fanfare.
LE PAYSAGE
Né des stratifications sédimentaires successives liées à l’action des eaux de mer qui, pendant des ères géologiques entières, continuèrent à s’étendre et à se retirer, et ayant pour cette raison connu un développement fondamentalement horizontal, dépourvu de hauteurs particulièrement prononcées et entièrement entouré (et fractionné) par la mer, le Dane-mark présente un paysage à la fois varié et uniforme, avec de longues étendues de plages sableuses et des dunes spectaculaires interrompues par de profonds fjords et l’avancée de côtes rocheuses. Ainsi, même à l’intérieur des vastes étendues cultivées dont les chaudes tonalités caractérisent la zone la plus méridionale du pays, on voit s’alterner peu à peu les lacs et les bruyères, les tourbières et les étendues d’arbustes, du pin mugho aux myrtilles, des saules nains au lierre. Plus au nord encore, c’est l’invasion des bois den-ses, qui ne sont toutefois qu’un pâle souvenir des immenses forêts de hêtres et de chênes qui recouvraient presque entièrement ces terres splendides et qui furent décimées par l’exploitation intensive et la nécessité toujours plus impérieuse de conquérir des terres pour l’agriculture.
LE CLIMAT
Constamment exposé aux vents frais et humides provenant de l’ouest, le Danemark est caractérisé par un climat atlantique tempéré, à tendance continentale dans quelques zones. Les précipitations sont plutôt abondantes et présentent une distribution presque uniforme, contribuant à la vigueur de la végétation et à l’abondance d’eau douce, qui se manifeste surtout par la présence de lacs; le réseau hydrographique est par contre moins défini, et ce en raison également de la morphologie du territoire, substantiellement plat. Les températures restent assez douces, avec des étés frais et des hivers qui ne sont pas particulièrement rudes, sauf quelques exceptions: les moyennes saisonnières sont en effet de 17-20° en été (juillet étant le mois le plus chaud), tandis qu’en hiver on enregistre souvent quelques degrés en dessous de zéro. Lorsqu’arrive le froid vraiment intense, les canaux qui séparent les îles de l’archipel présentent un spectacle très suggestif, avec la formation de glaces marines.











