Territoires du Nord-Quest
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Territoires du Nord-Quest: guide de voyage
Les Rocheuses Canadiennes
Les magnifiques montagnes Rocheuses canadiennes constituent l’une des destinations favorites des touristes du monde entier. On y trouve en effet quelques-unes des merveilles naturelles du globe et des infrastructures touristiques assurant tout le confort possible. Ceux qui préfèrent une vie plus rude n’auront ... Lire la suite
Les magnifiques montagnes Rocheuses canadiennes constituent l’une des destinations favorites des touristes du monde entier. On y trouve en effet quelques-unes des merveilles naturelles du globe et des infrastructures touristiques assurant tout le confort possible. Ceux qui préfèrent une vie plus rude n’auront ... Lire la suite
Les Rocheuses Canadiennes
Les magnifiques montagnes Rocheuses canadiennes constituent l’une des destinations favorites des touristes du monde entier. On y trouve en effet quelques-unes des merveilles naturelles du globe et des infrastructures touristiques assurant tout le confort possible. Ceux qui préfèrent une vie plus rude n’auront que l’embarras du choix entre l’escalade des rochers ou des parois de glace, le canotage dans les rapides, la marche, le ski et le camping dans la nature.
Les montagnes Rocheuses comptent plusieurs massifs disposés plus ou moins selon un axe nord-ouest/sud-est: les chaînes frontales, à proximité des collines de l’Alberta, les chaînes orientales majeures (comme celles que l’on peut voir près du lac Louise, aux confins entre les provinces de l’Alberta et de la Colombie-Britannique), les chaînes occidentales majeures (dans la Colombie-Britannique), enfin les chaînes occidentales, au-delà des Radium Hot Springs, à la limite de la Rocky Mountain Trench. L’histoire des montagnes Rocheuses commença voici des centaines de millions d’années, alors que toute cette région était encore submergée par les eaux. Les territoires situés à l’est descendaient vers la mer, déversant des sédiments qui durcirent lentement jusqu’à former les strates de calcaire, de schiste, de dolomie et de quartzite que l’on voit encore nettement sur les montagnes. Puis, voici quelque 200 millions d’années, l’ immense plaque continentale sous l’Amérique du nord commença à se déplacer vers l’ouest et éclata en une série d’îles, de masses rocheuses et d’autres plaques. Pendant les 35 millions d’années qui suivirent, ces plaques sédimentaires subirent une compression horizontale. Par la suite, certaines d’entre elles se brisèrent du fait d’un excès de pression et se déplacèrent sur les couches inférieures, s’amoncelant et donnant lieu à des montagnes. Les montagnes Rocheuses canadiennes, qui ont 120 millions d’années, sont plus vieilles que les monts Himalaya, les Alpes et les montagnes Rocheuses américaines. Elles ont aussi fait l’objet d’une importante érosion, car les roches sédimentaires qui les composent ont subi l’agression du vent, de l’eau et de la glace.
Durant la dernière ère glaciaire, qui prit fin voici environ 11.000 ans, la plus grande partie du Canada était recouverte d’imposantes couches de glace. Dans les régions de plaines telles que la vallée de la Bow River à Banff, les glaciers transformèrent le paysage, creusant le lit du fleuve en profondeur et en largeur; de nos jours, la plupart des vallées des montagnes Rocheuses ont une forme en U plus accentuée qu’avant la période glaciaire.
Voici environ 11.500 ans, alors que les glaciers se retiraient, le climat commença à se réchauffer et les premiers amérindiens firent leur apparition aux extrémités méridionale et inférieure des montagnes Rocheuses et des régions environnantes. Ils vivaient de chasse et de cueillette et trouvèrent sous les montagnes une végétation mixte, toundra vers le nord et bois de lichens vers le sud.
Ils chassaient des espèces d’animaux qui ont à présent disparu comme les mammouths et les mastodontes, ainsi que les chameaux, les chevaux et les ours, sans compter des espèces qui existent encore au Canada comme le bison, le castor et le caribou. Peu à peu, les espèces les plus exotiques disparurent et le climat continua à se réchauffer jusqu’à nos jours.
Les populations elles-mêmes, toujours nombreuses dans la nature pourtant peu accueillante des montagnes Rocheuses, s’adaptèrent au changement et développèrent au fil des siècles des sociétés plus complexes et distinctes suivant les régions, comme l’indique l’évolution des outils retrouvés par les archéologues dans les Rocheuses et ailleurs à l’ouest du Canada. Les premiers Européens qui arrivèrent ici trouvèrent trois principaux groupes culturels, dont chacun regroupait un certain nombre de nations différentes: les populations subarctiques au nord et au sud, la population du plateau regroupée à l’ouest des montagnes, et à l’est les habitants des Grandes Plaines.
L’arrivée des Européens fut précédée de celle de leurs marchandises, apportées par des commerçants aborigènes qui les avaient achetées en échange de fourrures dans les avant-postes de l’Hudson Bay et ailleurs. De même, les chevaux modernes firent leur apparition au début du XVIIIe siècle en provenance du Mexique. Dans les années 1750, les explorateurs européens commencèrent à s’aventurer dans ce qui est maintenant l’Alberta. En raison de la féroce compétition qui existait entre la Hudson’s Bay Company de Londres et sa rivale la North West Company de Montréal, la construction dans la province d’avant-postes pour le commerce des fourrures commença dans les années 1780. Nombre de ces commerçants de fourrures épousèrent des aborigènes, donnant lieu à un nouveau groupe culturel de sang mêlé, les métis. Des missionnaires chrétiens arrivèrent à Alberta dans les premières décennies du XIXe. Ensuite, de petits groupes de colons et d’éleveurs s’installèrent au pied des contreforts de l’ Alberta, à l’est des Rocheuses, à la suite de négociations menées à partir des années 1870 entre le gouvernement canadien et les indigènes. Pendant cette première période d’exploration et de colonisation, les montagnes Rocheuses restèrent cependant un endroit relativement tranquille.
La situation changea dans les années 1880 avec l’arrivée du chemin de fer. Auparavant, en 1867, à l’est, les anciennes colonies britanniques de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et la province unie du Canada (les actuels Ontario et Québec) furent réunies sous le nom de dominion du Canada, véritable état dans l’empire britannique. Deux ans plus tard, le dominion acquit le vaste territoire de l’Hudson’s Bay Company, correspondant à la partie septentrionale du Québec et de l’Ontario, à la totalité du Manitoba, du Saskatchewan et de l’Alberta et à une grande partie du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest. En 1871, la Colombie-Britannique se joignit à la Confédération canadienne. À une condition, la construction d’un chemin de fer transcontinental la reliant au reste du Canada à travers les montagnes Rocheuses. En 1887 ce chemin de fer, le célèbre Canadian Pacific, arriva à Banff depuis l’est du pays. Les travaux durèrent encore deux ans, et en novembre 1885 le dernier tronçon de chemin de fer fut posé en Colombie-Britannique, à Craigellachie, dans l’Eagle Pass. En juin 1886, le premier train quitta Montréal pour traverser le pays d’est en ouest jusqu’au Pacifique. Par la suite, un grand nombre de colons, de mineurs et autres s’installèrent dans l’Alberta et la Colombie-Britannique et donnèrent naissance à la société moderne qui compte à présent plusieurs millions d’habitants répartis dans les deux provinces les plus occidentales du Canada.
Dans les montagnes Rocheuses, l’arrivée du rail favorisa l’exploitation des mines et celle des forêts. À l’époque victorienne, grâce aux bonnes liaisons de chemin de fer, l’extraction du charbon et l’ exploitation des forêts devinrent les principales activités de Banff et de Jasper, tandis que la présence de silicate de magnésie, de fer, de plomb, d’argent, de zinc, d’or, de soufre et d’autres minéraux encourageait les mineurs à explorer les montagnes Rocheuses. Grâce au train, le tourisme se développa lui aussi. Il constitue maintenant la principale industrie de Banff, de Jasper et de la plupart des montagnes Rocheuses canadiennes.
De nos jours, cette région est en mesure d’offrir toutes les infrastructures touristiques que peuvent souhaiter les visiteurs venus admirer les paysages des montagnes et leur splendide nature sauvage. Les richesses des Rocheuses ont été préservées par la création de parcs nationaux et provinciaux sont certains sont célèbres.
Les montagnes Rocheuses canadiennes ont une telle importance pour le reste du monde qu’en 1984 les Nations Unies les ont déclarées patrimoine mondial.
Ce livre vous emmènera, à travers d’extraordinaires photographies, à la découverte des merveilles naturelles d’une région splendide.
Les magnifiques montagnes Rocheuses canadiennes constituent l’une des destinations favorites des touristes du monde entier. On y trouve en effet quelques-unes des merveilles naturelles du globe et des infrastructures touristiques assurant tout le confort possible. Ceux qui préfèrent une vie plus rude n’auront que l’embarras du choix entre l’escalade des rochers ou des parois de glace, le canotage dans les rapides, la marche, le ski et le camping dans la nature.
Les montagnes Rocheuses comptent plusieurs massifs disposés plus ou moins selon un axe nord-ouest/sud-est: les chaînes frontales, à proximité des collines de l’Alberta, les chaînes orientales majeures (comme celles que l’on peut voir près du lac Louise, aux confins entre les provinces de l’Alberta et de la Colombie-Britannique), les chaînes occidentales majeures (dans la Colombie-Britannique), enfin les chaînes occidentales, au-delà des Radium Hot Springs, à la limite de la Rocky Mountain Trench. L’histoire des montagnes Rocheuses commença voici des centaines de millions d’années, alors que toute cette région était encore submergée par les eaux. Les territoires situés à l’est descendaient vers la mer, déversant des sédiments qui durcirent lentement jusqu’à former les strates de calcaire, de schiste, de dolomie et de quartzite que l’on voit encore nettement sur les montagnes. Puis, voici quelque 200 millions d’années, l’ immense plaque continentale sous l’Amérique du nord commença à se déplacer vers l’ouest et éclata en une série d’îles, de masses rocheuses et d’autres plaques. Pendant les 35 millions d’années qui suivirent, ces plaques sédimentaires subirent une compression horizontale. Par la suite, certaines d’entre elles se brisèrent du fait d’un excès de pression et se déplacèrent sur les couches inférieures, s’amoncelant et donnant lieu à des montagnes. Les montagnes Rocheuses canadiennes, qui ont 120 millions d’années, sont plus vieilles que les monts Himalaya, les Alpes et les montagnes Rocheuses américaines. Elles ont aussi fait l’objet d’une importante érosion, car les roches sédimentaires qui les composent ont subi l’agression du vent, de l’eau et de la glace.
Durant la dernière ère glaciaire, qui prit fin voici environ 11.000 ans, la plus grande partie du Canada était recouverte d’imposantes couches de glace. Dans les régions de plaines telles que la vallée de la Bow River à Banff, les glaciers transformèrent le paysage, creusant le lit du fleuve en profondeur et en largeur; de nos jours, la plupart des vallées des montagnes Rocheuses ont une forme en U plus accentuée qu’avant la période glaciaire.
Voici environ 11.500 ans, alors que les glaciers se retiraient, le climat commença à se réchauffer et les premiers amérindiens firent leur apparition aux extrémités méridionale et inférieure des montagnes Rocheuses et des régions environnantes. Ils vivaient de chasse et de cueillette et trouvèrent sous les montagnes une végétation mixte, toundra vers le nord et bois de lichens vers le sud.
Ils chassaient des espèces d’animaux qui ont à présent disparu comme les mammouths et les mastodontes, ainsi que les chameaux, les chevaux et les ours, sans compter des espèces qui existent encore au Canada comme le bison, le castor et le caribou. Peu à peu, les espèces les plus exotiques disparurent et le climat continua à se réchauffer jusqu’à nos jours.
Les populations elles-mêmes, toujours nombreuses dans la nature pourtant peu accueillante des montagnes Rocheuses, s’adaptèrent au changement et développèrent au fil des siècles des sociétés plus complexes et distinctes suivant les régions, comme l’indique l’évolution des outils retrouvés par les archéologues dans les Rocheuses et ailleurs à l’ouest du Canada. Les premiers Européens qui arrivèrent ici trouvèrent trois principaux groupes culturels, dont chacun regroupait un certain nombre de nations différentes: les populations subarctiques au nord et au sud, la population du plateau regroupée à l’ouest des montagnes, et à l’est les habitants des Grandes Plaines.
L’arrivée des Européens fut précédée de celle de leurs marchandises, apportées par des commerçants aborigènes qui les avaient achetées en échange de fourrures dans les avant-postes de l’Hudson Bay et ailleurs. De même, les chevaux modernes firent leur apparition au début du XVIIIe siècle en provenance du Mexique. Dans les années 1750, les explorateurs européens commencèrent à s’aventurer dans ce qui est maintenant l’Alberta. En raison de la féroce compétition qui existait entre la Hudson’s Bay Company de Londres et sa rivale la North West Company de Montréal, la construction dans la province d’avant-postes pour le commerce des fourrures commença dans les années 1780. Nombre de ces commerçants de fourrures épousèrent des aborigènes, donnant lieu à un nouveau groupe culturel de sang mêlé, les métis. Des missionnaires chrétiens arrivèrent à Alberta dans les premières décennies du XIXe. Ensuite, de petits groupes de colons et d’éleveurs s’installèrent au pied des contreforts de l’ Alberta, à l’est des Rocheuses, à la suite de négociations menées à partir des années 1870 entre le gouvernement canadien et les indigènes. Pendant cette première période d’exploration et de colonisation, les montagnes Rocheuses restèrent cependant un endroit relativement tranquille.
La situation changea dans les années 1880 avec l’arrivée du chemin de fer. Auparavant, en 1867, à l’est, les anciennes colonies britanniques de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et la province unie du Canada (les actuels Ontario et Québec) furent réunies sous le nom de dominion du Canada, véritable état dans l’empire britannique. Deux ans plus tard, le dominion acquit le vaste territoire de l’Hudson’s Bay Company, correspondant à la partie septentrionale du Québec et de l’Ontario, à la totalité du Manitoba, du Saskatchewan et de l’Alberta et à une grande partie du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest. En 1871, la Colombie-Britannique se joignit à la Confédération canadienne. À une condition, la construction d’un chemin de fer transcontinental la reliant au reste du Canada à travers les montagnes Rocheuses. En 1887 ce chemin de fer, le célèbre Canadian Pacific, arriva à Banff depuis l’est du pays. Les travaux durèrent encore deux ans, et en novembre 1885 le dernier tronçon de chemin de fer fut posé en Colombie-Britannique, à Craigellachie, dans l’Eagle Pass. En juin 1886, le premier train quitta Montréal pour traverser le pays d’est en ouest jusqu’au Pacifique. Par la suite, un grand nombre de colons, de mineurs et autres s’installèrent dans l’Alberta et la Colombie-Britannique et donnèrent naissance à la société moderne qui compte à présent plusieurs millions d’habitants répartis dans les deux provinces les plus occidentales du Canada.
Dans les montagnes Rocheuses, l’arrivée du rail favorisa l’exploitation des mines et celle des forêts. À l’époque victorienne, grâce aux bonnes liaisons de chemin de fer, l’extraction du charbon et l’ exploitation des forêts devinrent les principales activités de Banff et de Jasper, tandis que la présence de silicate de magnésie, de fer, de plomb, d’argent, de zinc, d’or, de soufre et d’autres minéraux encourageait les mineurs à explorer les montagnes Rocheuses. Grâce au train, le tourisme se développa lui aussi. Il constitue maintenant la principale industrie de Banff, de Jasper et de la plupart des montagnes Rocheuses canadiennes.
De nos jours, cette région est en mesure d’offrir toutes les infrastructures touristiques que peuvent souhaiter les visiteurs venus admirer les paysages des montagnes et leur splendide nature sauvage. Les richesses des Rocheuses ont été préservées par la création de parcs nationaux et provinciaux sont certains sont célèbres.
Les montagnes Rocheuses canadiennes ont une telle importance pour le reste du monde qu’en 1984 les Nations Unies les ont déclarées patrimoine mondial.
Ce livre vous emmènera, à travers d’extraordinaires photographies, à la découverte des merveilles naturelles d’une région splendide.
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