Crète

177 Hôtels Crète

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Hotel Corissia Beach (Crète)
5,5 /6
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belle plage
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Daios Cove Luxury Resort & Villas (Crète)
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Hotel Galini Mare (Crète)
5,5 /6
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Hotel Corissia Princess (Crète)
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Hotel Alianthos Garden (Crète)
5,4 /6
note moyenne sur 335 avis »
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Ikaros Beach Luxury Resort & Spa (Crète)
5,5 /6
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Hotel Cactus Royal (Crète)
5,5 /6
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CHC Coriva Beach Hotel (Crète)
5,4 /6
note moyenne sur 136 avis »
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Hotel Candia Park Village (Crète)
5,5 /6
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ROBINSON Club Kalimera Kriti (Crète)
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Crète : je prépare mon séjour


Avant de partir

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La Crète est l'île la plus large et la plus peuplée de Grèce. Elle est la cinquième île de la Méditerranée juste après la Corse.

Comment s'y rendre ?

Vous pouvez prendre l'avion depuis la France et d'autres pays européens vers Héraklion (l'aéroport est à moins de 5 km de la ville). Il existe de nombreux vols charter. Vous pouvez également venir depuis la Grèce continentale. Il y a des liaisons aériennes quotidiennes entre Athènes et Héraklion, mais aussi depuis Thessalonique, Rhodes, Santorin, Mykonos et Paros.
http://www.olympicair.com / http://fr.aegeanair.com.
En saison touristique, Sky Express (http://www.skyexpress.gr) assure d'autres vols.
Vous pouvez également effectuer la traversée en bateau depuis la Grèce continentale. Il y a des ferries du port du Pirée (Athènes) vers Héraklion, La Canée et Réthymnon (http://www.bluestarferries.com).

Climat / Quand partir ?

La Crète est à cheval sur deux zones climatiques : les climats méditeranéen et nord-africain (la Crète est à 300 km de la Libye). Ceux-ci se combinent souvent, le climat est donc avant tout tempéré. L'air peut être assez humide en fonction de la proximité de la mer, les hivers sont doux. Les chutes de neige sont courantes dans les montagnes entre novembre et mai, mais elles sont rares dans les régions en basse altitude, en particulier sur les littoraux. Cependant en février 2004 une vague de froid exceptionnelle s'est abattue sur la Crète. Toute l'île était recouverte de neige. L'été, les températures atteignent en général une trentaine de degrés, voire 40 degrés lors des étés caniculaires.
Le littoral sud, notamment la plaine de la Messara et les montagnes Asteroussia, tombe dans le climat nord-africain, les journées sont donc plus ensoleillées et plus chaudes tout au long de l'année.
Le printemps (début mai) et le début de l'automne (après le 15 septembre) sont les moments les plus propices pour y aller en termes de climat et de touristes. Les mois de juillet et août sont bien sûr les plus touristiques et les plus chauds. Ce sont les mois les plus prisés par les touristes étrangers mais aussi par les Grecs qui prennent leurs congés payés de mi-juillet à mi-août.

Informations générales

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Histoire

L'histoire de la Crète remonte à la civilisation minoenne antique (elle doit son nom au roi légendaire Minos et se développa en Crète de 2700 à 1200 avant J.-C.). Lorsque cette civilisation fut anéantie par des catastrophes naturelles, la Crête développa une organisation de cités-états influencées par la Grèce antique, puis elle appartint successivement à l'Empire romain, l'Empire byzantin, la République vénitienne, l'Empire Ottoman et enfin à l'état moderne de Grèce.

Tradition et religion

La majorité de la population crétoise est de confession chrétienne orthodoxe. Elle est très attachée à sa religion, respect et discrétion sont donc de rigueur : portez des vêtements décents pour les visites de monuments religieux et évitez de prendre trop de photographies.

Noël, Pâques et la dormition de la Vierge Marie (le 15 août) sont les principales fêtes religieuses orthodoxes en Crète. La Pâque orthodoxe est la fête crétoise par excellence. Les fêtes commencent le mercredi des cendres (Kathari Deftera) qui marque le début du carême. La semaine précédant le dimanche pascal se nomme la grande semaine (Megali Ebdomada). Presque tous se rendent à la messe de minuit le samedi soir. Le jour de Pâques est marqué par un grand repas avec agneau cuit à la broche, vins locaux, musique traditionnelle, …
Aux deux fêtes nationales grecques (le 25 mars et le 28 octobre) s'ajoute une fête nationale crétoise, début novembre, qui rend hommage aux martyrs du monastère d'Arkadi en 1866.

Dialecte

Près d'un demi-million de Crétois et plusieurs milliers de personnes de la diaspora grecque (notamment à Athènes) parlent un dialecte du Grec moderne : le Grec crétois. Celui-ci est très peu employé à l'écrit. Les Crétois tentent de le préserver même s'il ne semble pas être menacé de disparaître. Il ne diffère pas beaucoup des autres dialectes grecs et du Grec standard.

Se déplacer

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Transports

Le bus est très utilisé et presque toutes les régions sont desservies à l'exception des petits villages au sud et à l'est de l'île. Néanmoins les trajets sont assez lents et il faut accepter de faire des allers-retours. Vous pouvez vous procurer les horaires des différentes lignes auprès des gares routières.
Liens utiles : http://bus-service-crete-ktel.com/timetables.html / www.west-crete.com/ferry-boat-south-crete.htm.

Vous pouvez aussi louer une voiture, qui est le meilleur moyen d'explorer tous les coins de l'île à votre rythme. Vous trouverez sur place diverses agences de location, comparez les prix qu'elles proposent. Il est souvent meilleur marché de louer depuis la France. La moto est également une bonne option, mais méfiez-vous du vent qui peut vous déstabiliser, en particulier sur les côtes.

Munissez-vous d'une carte bancaire et d'un permis issu depuis au moins 2 ans. L'âge minimum est de 21 ans, voire 23 ans.
Faites attention à la conduite des Crétois sur la route ! Ces derniers ont aussi tendance à laisser leur voiture n'importe où, notamment dans les virages, soyez donc vigilents !

Vous pouvez rejoindre les villes et villages de la côte sud-ouest par bateau. Il existe des liaisons depuis Paléochora pour Sougia, Agia Rouméli, Loutro, Chora Sfakion ou encore pour l'île d'Elafonissi. Certains bateaux acheminent aussi voitures et motos. Les prix sont assez modérés.

Vivre & découvrir

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Gastronomie

La cuisine crétoise est réputée pour ses vertus qui préservent notamment des maladies cardio-vasculaires. Elle est riche en végétaux et contient très peu de graisses. Ainsi, certaines spécialités sont incontournables : olives et huile d'olive (les oliviers sont omniprésents sur l'île), mezze, soupes à base de légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots secs), favas (purée de gesses), pitas (bougatsès, tiropitès, hortopitès, vlita,...), dakos (pain durci à l'ail recouvert de tomates fraîches écrasées, d'olives et de feta). Ces plats peuvent être accompagnés de vins crétois : Peza, Arhanès, Dafnès et Sitia sont quatre appellations crétoises reconnues par l'Union Européenne. Goûtez aussi au raki crétois, une eau de vie à 40 degrés rappelant la grappa italienne.

A voir

La Crète recèle de nombreuses richesses et offre nombre d'activités. Les eaux crétoises sont limpides et ont peu de courant, elles sont donc idéales pour les plongeurs. Les meilleurs sites se trouvent au nord-ouest de l'île : Agia Pelagia, Bali, La Canée.
L'île est également très prisée des amateurs de trekking et de randonnée car celle-ci renferme de nombreux trésors : grottes, vallées d'oliveraies, gorges, … sillonnent le payage.
La Crète est aussi empreinte d'histoire et de mythologie, les temples, églises et ruines antiques y sont nombreux.
Ne manquez en aucun cas Héraklion avec son musée archéologique et le site de Knossos, Réthymnon et le monastère d'Arkadi, sa vieille ville, La Canée et son vieux port, les gorges de Samaria (Agia Rouméli), Phalassarna (la plus belle plage de l'ouest de l'île), le palais minoen de Phaistos, la vallée des morts qui relie les villages de Zakros et Kato Zakros (gorge où furent découvert des tombeaux antiques), et bien d'autres encore.

Evénements
- Festival d'été à Héraklion de juillet à mi-septembre
- Fête nationale Oxi le 28 octobre
- Lundi pur en mars
- Fête nationale du 25 mars
- Semaine sainte et Pâque orthodoxe en avril
- Dormition le 15 août

Crète: guide de voyage

Crète

La Crète, cette belle et antique île aux infinies énigmes, constitue, malgré ses nombreux trésors encore inexplorés, le trait d’union entre la civilisation classique de l’aire méditerranéenne et celle, millénaire, de l’Egypte et de l’Asie Mineure. L’île de Minos est donc un pont idéal (artistique, religieux et même linguistique) jeté entre trois continents, l’Asie, l’Afrique et l’Europe. Le territoire allongé de l’île est parcouru par les massifs élevés des Monts Blancs, du Mont Ida et du Dicté (ou Dictos), auxquels il faut ajouter le curieux haut plateau de Lassithi, qui laissent peu de place à des plaines fertiles comme on en trouve sur d’autres îles de la même taille, si l’on excepte la bande verdoyante de la plaine de la Messara, sur le versant centre-méridional. Et pourtant, ce paysage montagneux rude et tourmenté semble souvent se briser en une infinie quantité de gorges fort pittoresques, dans lesquelles, l’hiver, s’engouffrent impétueusement les eaux des torrents qui contribuent encore à modeler le paysage crétois, et, l’été, coulent de pauvres ruisseaux, dans la chaleur étouffante d’un soleil impitoyable. Cette succession de calanques et de vallées escarpées, de petites esplanades et d’étroits hauts plateaux est dominée par le haut massif du mont Ida, visible pratiquement depuis toute l’île, la demeure du père des dieux de l’Olympe, Jupiter, dont le symbole de pouvoir, le taureau aux puissantes cornes, a été identifié avec les deux pointes rapprochées qui dominent le sommet du mont et au centre desquelles ouvrirait le ravin de l’Ida, berceau du dieu enfant; selon toute vraisemblance, c’est cet élément omniprésent du paysage, en forme de cornes et étroitement lié au culte du dieu suprême, qui a donné naissance à l’image symbolique des Doubles Cornes qui dans tous les palais et dans tous les sanctuaires minoens rappelle la présence de la divinité et le pouvoir que celle-ci conférait à la lignée royale. La force et la beauté de l’île de Crète résident cependant dans ces splendides côtes découpées en une succession infinie de baies, de ports, de criques et d’anses naturelles, aisément accessibles et protégées par les hauteurs situées derrière, qui souvent descendent en pentes raides et menaçantes jusqu’aux eaux transparentes des mers de Libye et de Crète. Des millénaires durant, celles-ci furent d’un abord sûr pour les navires qui sillonnaient la Méditerranée à la recherche de nouvelles terres à explorer et à conquérir, de nouveaux interlocuteurs pour leurs commerces et leurs relations politiques et culturelles: des Egyptiens aux Cypriotes, aux Rhodiens, aux Phéniciens, aux Minoens, aux Mycéniens, aux Grecs, aux Romains, aux Byzantins, aux Arabes, aux Croisés, aux Républiques maritimes de l’Italie médiévale, aux Turcs, et ainsi de suite jusqu’aux puissantes flottes militaires et aux nombreuses embarcations touristiques de l’ère moderne. L’histoire tourmentée de l’île, constellée de tentatives de soumission et d’une success... Lire la suite
Crète

La Crète, cette belle et antique île aux infinies énigmes, constitue, malgré ses nombreux trésors encore inexplorés, le trait d’union entre la civilisation classique de l’aire méditerranéenne et celle, millénaire, de l’Egypte et de l’Asie Mineure. L’île de Minos est donc un pont idéal (artistique, religieux et même linguistique) jeté entre trois continents, l’Asie, l’Afrique et l’Europe. Le territoire allongé de l’île est parcouru par les massifs élevés des Monts Blancs, du Mont Ida et du Dicté (ou Dictos), auxquels il faut ajouter le curieux haut plateau de Lassithi, qui laissent peu de place à des plaines fertiles comme on en trouve sur d’autres îles de la même taille, si l’on excepte la bande verdoyante de la plaine de la Messara, sur le versant centre-méridional. Et pourtant, ce paysage montagneux rude et tourmenté semble souvent se briser en une infinie quantité de gorges fort pittoresques, dans lesquelles, l’hiver, s’engouffrent impétueusement les eaux des torrents qui contribuent encore à modeler le paysage crétois, et, l’été, coulent de pauvres ruisseaux, dans la chaleur étouffante d’un soleil impitoyable. Cette succession de calanques et de vallées escarpées, de petites esplanades et d’étroits hauts plateaux est dominée par le haut massif du mont Ida, visible pratiquement depuis toute l’île, la demeure du père des dieux de l’Olympe, Jupiter, dont le symbole de pouvoir, le taureau aux puissantes cornes, a été identifié avec les deux pointes rapprochées qui dominent le sommet du mont et au centre desquelles ouvrirait le ravin de l’Ida, berceau du dieu enfant; selon toute vraisemblance, c’est cet élément omniprésent du paysage, en forme de cornes et étroitement lié au culte du dieu suprême, qui a donné naissance à l’image symbolique des Doubles Cornes qui dans tous les palais et dans tous les sanctuaires minoens rappelle la présence de la divinité et le pouvoir que celle-ci conférait à la lignée royale. La force et la beauté de l’île de Crète résident cependant dans ces splendides côtes découpées en une succession infinie de baies, de ports, de criques et d’anses naturelles, aisément accessibles et protégées par les hauteurs situées derrière, qui souvent descendent en pentes raides et menaçantes jusqu’aux eaux transparentes des mers de Libye et de Crète. Des millénaires durant, celles-ci furent d’un abord sûr pour les navires qui sillonnaient la Méditerranée à la recherche de nouvelles terres à explorer et à conquérir, de nouveaux interlocuteurs pour leurs commerces et leurs relations politiques et culturelles: des Egyptiens aux Cypriotes, aux Rhodiens, aux Phéniciens, aux Minoens, aux Mycéniens, aux Grecs, aux Romains, aux Byzantins, aux Arabes, aux Croisés, aux Républiques maritimes de l’Italie médiévale, aux Turcs, et ainsi de suite jusqu’aux puissantes flottes militaires et aux nombreuses embarcations touristiques de l’ère moderne. L’histoire tourmentée de l’île, constellée de tentatives de soumission et d’une succession d’invasions et d’occupations, témoigne de l’intérêt, pas toujours pacifique, que celle-ci inspira de tous temps. Habitée dès le paléolithique et le mésolithique par une population de chasseurs, elle fut abordée entre le VIIe et le IVe millénaire av. J.-C. par des populations néolithiques venues, probablement à bord de grossières embarcations, de la péninsule de l’Anatolie (l’ actuelle Turquie), en Asie Mineure; elles apportèrent avec elles des graines de plantes et des animaux domestiques et s’installèrent dans des grottes ou de simples maisonnettes rectangulaires faites de matériaux périssables, commençant bien vite à produire des pots d’argile modelés à la main. Le nombre de petites idoles féminines stéatopyges (“aux fesses grasses”) de même type et datant de la même période qui ont été retrouvées dans tout le monde méditerranéen atteste l’existence du culte, aussi important que solidement enraciné, d’une grande déesse-mère, dispensatrice de fertilité et de fécondité, qui persistera aux siècles suivants et sera la principale divinité du monde égéen. L’arrivée au cours du IIIe millénaire av. J.-C. d’autres populations venues d’Anatolie, probablement la souche même qui plus tard donna naissance au puissant peuple des Hittites, et vivant sur les hauts plateaux de l’intérieur de la Turquie actuelle, amena en Crète une fusion des traditions culturelles locales et des apports extérieurs qui donna lieu à la civilisation du bronze, la plus importante période de l’histoire de la Crète, connue comme période minoenne, du nom de Minos, mythique roi de l’ île. Le pouvoir qu’entre 2700 et 1100 environ av. J.-C. les villes de l’île atteignirent (avec une apogée entre 2000 et 1450 environ av. J.-C) est également attesté par les fantastiques hauts faits des dieux, dont beaucoup se situent en Crète même, et par les sagas mythiques qui furent connues dans tout le monde classique et ont également imprégné la culture de l’Occident moderne: le tribut que le roi Minos demandait chaque année à Athènes, douze jeunes gens et jeunes filles des familles aristocratiques de la ville à donner en pâture à son monstrueux fils mi-homme et mi-taureau, le Minotaure, se réfère de toute évidence à des évènements historiques qui eurent effectivement lieu, et en particulier à une époque où la domination minoenne sur l’île avait amené l’expansion de la Crète jusqu’à Athènes, contrainte d’envoyer périodiquement des tributs à cette grande île, y compris des esclaves, et ce jusqu’à la révolte des Athéniens (représentés dans le mythe par le libérateur Thésée, fils d’Egée, roi d’Athènes), à laquelle ne fut peut-être pas étrangère une politique parallèle de traités et de mariages, comme semble l’indiquer l’histoire d’amour du jeune héros athénien avec Ariane, la fille de Minos. Quoi qu’il en soit, la période minoenne fut pour l’île une ère de grande splendeur, avec la construction de somptueux palais appartenant à des familles royales qui contrôlaient toutes les activités productives de leur territoire et en accaparaient les fruits, procédant ensuite à une redistribution à toute la population; un système qui dut certainement avoir un grand succès puisqu’après le catastrophique tremblement de terre, accompagné de raz de marée et d’incendies immédiatement suivis d’invasions de populations venues de Grèce continentale, qui en 1700 av. J.-C. détruisit les premiers palais, d’autres furent reconstruits selon un schéma reflétant une organisation de vie pratiquement identique. Cette existence dura encore pendant quelques siècles, jusqu’à ce qu’en 1450 av. J.-C. environ un autre cataclysme détruisit aussi cette deuxième phase de la Crète minoenne: peut-être fut-ce la terrible explosion du volcan de l’île de Santorin (Théra), un évènement de proportions telles que l’on en trouve mention dans la Bible, et qui probablement donna naissance au mythe de toute une civilisation engloutie dans la mer avec ses villes d’or, Atlantide; l’ampleur de cette catastrophe est documentée archéologiquement, entre autres, par les mètres de cendres et de lapilli de Théra qui ont été retrouvés jusque dans le golfe de Tarente, à des milliers de kilomètres de là. L’avènement des puissantes monarchies bureaucratiques minoennes, semblables à celles qui gouvernaient les localités du Proche Orient, se reflète dans les dimensions imposantes et le luxe raffiné des palais, des villas et des demeures particulières depuis lesquelles une véritable thalassocratie (“domination des mers”) contrôlait le bassin de la mer Egée et dont les hauts faits, les comptes administratifs et les contrats étaient inscrits sur des tablettes d’argile dans une langue proche du futur grec classique, au moyen d’une écriture dérivant du système des hiéroglyphes et que l’on cherche encore à déchiffrer. L’île entretenait des contacts intensifs tant avec les îles environnantes qu’avec la Syrie des Phéniciens, l’Asie Mineure et l’Egypte, dont les documents mentionnent les Keftiu, un peuple allié que l’on tend justement à identifier avec les Crétois minoens. C’est un monde spirituel complexe et fort organisé qui nous est révélé par les sépultures, dont les trousseaux funéraires documentent la croyance en une vie supraterrestre, mais aussi par les symboles religieux parmi lesquels, outre les Doubles Cornes, domine celui de la Double Hache avec laquelle le roi-prêtre pouvait le cas échéant exercer son double droit politique et religieux: le droit de vie et de mort avec un tranchant sur les civils et avec l’autre sur les victimes sacrificielles. La culture minoenne se diffusa et s’enracina également non loin de là, sur la péninsule grecque du Péloponnèse, où les florissantes villes d’Argos, de Pylos, de Nauplie, de Mycènes et de Tirynthe vivaient du reflet de la voisine civilisation minoenne. Lors de l’effondrement de celle-ci à la suite de l’explosion volcanique, les populations péloponnésiennes, de souche archaïque, se déversèrent sur les côtes de la Crète, affaiblie et tourmentée, et n’eurent aucune peine à en conquérir les villes, donnant lieu à l’un des plus curieux renversements de l’histoire: la civilisation mycénienne, presque un prolongement de la civilisation minoenne et qui plongeait en tout cas dans celle-ci de profondes racines, déferlait à présent sur la Crète, prenant la place de cette même civilisation qui l’avait engendrée. L’ère mycénienne fut toutefois pour la Crète une période de splendeur et de puissance, et c’est de cette époque que datent des évènements dont de nos jours l’on ne trouve plus trace que dans les récits épiques et les mythes, comme la participation de valeureux héros crétois à la guerre de Troie narrée par Homère. Les rois achéens occupèrent en outre les sites occupés avant eux par les rois minoens, les reconstruisant et les réaménageant, et leurs documents sont écrits en une langue qui est l’ancêtre du grec classique et au moyen d’une écriture d’une certaine manière liée à celle de leurs prédécesseurs, dite “linéaire B”.
Vers 1050 av. J.-C., l’invasion de populations de souche dorienne, provenant du continent, marque la fin de la civilisation mycénienne (en Crète comme dans le reste de la Grèce) et le début de la civilisation classique grecque. Crète devient une grande puissance avec ses nombreuses cités-états qui se partagent l’important héritage et culturel des royaumes mycéniens tant sur terre que sur mer, tout en restant toujours liée à la langue et à la culture des souches doriennes. Riche, puissante et occupant une position stratégique, elle entretiendra d’intenses contacts avec l’Orient et contribuera, en important des produits et en accueillant directement des artisans, à la création du style classique grec qui puisera toujours largement dans celui des côtes anatoliennes soumises à la Grèce.
Et c’est avec ce passé aux remarquables traditions historiques que la Crète tombera aux mains des Romains, les nouveaux maîtres de la Méditerranée, dès le Ier s. av. J.-C., lorsque le consul Métellus, dit justement le Crétois, anéantira l’île et la placera sous la domination de la Ville éternelle. Avec la formation de l’empire, Crète, réunie à la Cyrénaïque (l’actuelle Libye), constitua une unique province, l’une des plus riches de l’empire, dont le gouverneur résidait à Gortyne, dans la vallée de la Messara. A partir de la fin de l’époque romaine, l’histoire de l’île, convoitée par tous les peuples de Méditerranée, devient de plus en plus confuse et dramatique, ensanglantée par de continuelles agressions et des révoltes périodiques contre les oppresseurs. Annexée en 324, comme toute la Grèce, par l’empire de Byzance, elle fut conquise en 823 par les Arabes, qui y restèrent pendant plus d’un siècle, jusqu’en 961. Délivrée par la flotte byzantine de Nicéphore Phocas, elle fut, au cours de la IVe Croisade, contestée par les Républiques maritimes de Gênes et de Venise, et ce fut la Sérénissime qui l’emporta. Elle tint la Crète sous une domination longue mais prospère, de 1204 à 1669, étouffant ses nombreuses révoltes pour la liberté dont les souvenirs constellent aujourd’hui encore tout le territoire de l’île. Attaquée et envahie par les Turcs en 1645, elle fut entièrement conquise lorsque sa capitale, Candie, tomba en 1669 au terme d’un siège exténuant de près de 24 années, reddition qui entraîna la retraite définitive des Vénitiens. Siège d’une résistance héroïque contre les envahisseurs turcs et marquée par un nombre incalculable de victimes, y compris innocentes, Crète fut soumise à ses impitoyables dominateurs étrangers pendant plus de deux siècles, de 1669 à 1898, et ce fut là la période la plus sombre de son histoire. Avec le soutien de l’Angleterre, elle se révolta en 1898 et proclama son indépendance, jusqu’à son annexion par la Grèce en 1913. En 1923, sa population de religion musulmane dut quitter l’île, laquelle accueillit en revanche les Grecs en fuite depuis les côtes de la Turquie. Pendant la Seconde Guerre mondiale elle tomba aux mains des Allemands, qui durent cependant faire face à une violente opposition de la part de ce peuple fier dont la principale caractéristique est justement ce vibrant désir de liberté né au cours de son histoire tourmentée. De nos jours l’île de Crète est le joyau le plus précieux de la Grèce.

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Crète : récits de voyage

je vous conseille la crete au mois d'octobre car il fait encore suffisament chaud c'est parfait pour le far... Lire la suite

Crète : les meilleures destinations de vacances

6 940 avis sur les hôtels Crète avec une note moyenne de 5.5 sur 6

6940 5
Greg
1 avis publié
En Famille, 19-25 ans
Montlhery, France
Première visite en CrèteHôtel recommandé
Eurohotel Katrin Hotel & Bungalows in Stalis, Crète
5,5
Soleils
/ 6
- Tres Beequ complexe hotelier - Nourriture : tres bonne qualite et choix tres varie - Equipe encadrante : L equipe encadrant le sejour est tres agreable et toujours de bonne humeur, ils n hesiterons pas a repondre a la moindre de vos demandes dans la mesure du possible - Sorties : L hotel offre de nombreuses sorties pour tous les budgets. - Deplacements : Bus, location de vehicules ( quad, voitures), deplacement tres faciles d acces et rapides - Animation : Petits soucis pour les anima... Continuer à lire l'avis
Séjour en août 2014 - Lu 109 fois

Dominique
1 avis publié
En Famille, 51-55 ans
Du bleu plein les yeux en Crète!Hôtel recommandé
Hapimag Resort Damnoni in Damnoni, Crète
5,8
Soleils
/ 6
Un détour incontournable vers une destination de rêve : Damnoni en Crète. Une magnifique occasion pour la famille de se ressourcer : farniente entre piscine et mer, sport en toute convivialité (ex: matchs de foot avec le staff grecque de la résidence, waterpolo, ping-pong, gym, volley etc.), découverte de sites archéologiques exceptionnels (ex: la civilisation minoenne à Knossos). Continuer à lire l'avis
Séjour en août 2014 - Lu 27 fois

Nathalie
1 avis publié
En Famille, 41-45 ans
Ergue Gaberic, France
Belle Découverte de la CrèteHôtel recommandé
Knossos Beach Bungalows & Suites in Kokkini Hani, Crète
4,3
Soleils
/ 6
Il s 'agit d'un bel hôtel et de belles prestations. Nous avons eu l'agréable surprise d 'être surclassés à notre arrivée. Un grand Merci, pour cette belle semaine passée en famille. Seul Bémol, le couloir aérien juste au dessus de l'hotel. C'est la proximité logique de l'aéroport à une dizaine de kms. Il vaut mieux le prendre en considération dans le choix de l'hébergement avant de partir. Les désagréments ne sont pas si terribles que celà, mais il vaut mieux le savoir avant. Pas beaucoup d'i... Continuer à lire l'avis
Séjour en août 2014 - Lu 116 fois

Frederic
1 avis publié
En Famille, 36-40 ans
Paris, France
Séjour très agréable en CrèteHôtel recommandé
Hotel Aldemar Knossos Royal & Royal Villas in Chersonissos / Hersonissos, Crète
4,8
Soleils
/ 6
Nus avons sejourne 1 semaine a l'Aldemar Knossos Royal, dans 2 chambres differentes. La 1ere chambre ne repondait pas du tout a nos attentes : trop bruyante car donnant sur l'amphitheatre (avec un spectacle tous les soirs) et sur une salle de jeux/billard, mal situee dans l'hotel car a cote d'un parking (vue decevante de la terrasse). La climatisation marchait assez mal et etait bruyante. Suite a notre demande, nous avons change rapidement de chambre, la 2eme correspondant parfaitement a no... Continuer à lire l'avis
Séjour en août 2014 - Lu 132 fois

Vanessa
1 avis publié
En Famille, 26-30 ans
saint-germain-du-puch, France
Knossos Beach en familleHôtel recommandé
Knossos Beach Bungalows & Suites in Kokkini Hani, Crète
5,4
Soleils
/ 6
très bonne semaine avec notre peit garçon de 6 ans, soleil farniente... activités modérées et sympas, profitables à l'ensemble de la famille. Le bus pour Héraklion passe juste devant l'hôtel et permet de se rendre un peu partout en Crète Continuer à lire l'avis
Séjour en septembre 2014 - Lu 3 fois

// EULERIAN // TEDEMIS

 
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