Pompei
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Pompei: guide de voyage
Aspect général de la ville
Pompéi possède la topographie typique d’une ville romaine, avec les decumani et les cardi (les artères principales) se coupant à angle droit et formant un réseau orthogonal : le cardo est orienté du nord au sud, tandis que le decumanus est orienté d’est en ouest.
Les principaux axes sont constitués par la... Lire la suite
Aspect général de la ville
Pompéi possède la topographie typique d’une ville romaine, avec les decumani et les cardi (les artères principales) se coupant à angle droit et formant un réseau orthogonal : le cardo est orienté du nord au sud, tandis que le decumanus est orienté d’est en ouest.
Les principaux axes sont constitués par la via di Nola (le decumanus le plus important) et par la via Stabiana (le cardo principal).
Deux autres rues vinrent s’ajouter presque parallèlement à celles-ci lorsque la ville s’agrandit, renforçant l’aspect urbain général : la via dell’Abbondanza, qui représentait alors le nouveau grand decumanus de la cité, et la via del Foro (rue du Forum) qui se déployait parallèlement à la via Stabiana, formant un second cardo. Étant toutes deux reliées à la zone du grand forum civil, elles constituaient le centre de la vie politique et économique de la ville.
Deux importants carrefours - celui d’Orphée et celui d’Holconius - formaient les points de rencontre des axes principaux de Pompéi. Tout autour s’étendait un intense réseau de rues, dont la fonction était de délimiter des insulae (pâtés de maisons).
Le centre-ville, à l’exception de la zone du forum qui se trouve sur un terrain plat, est caractérisé par une forte dénivellation provoquée par l’étagement lavique qui occupait les dernières pentes de la montagne. L’aspect urbain est globalement rectangulaire. Le périmètre elliptique de la ville est délimité par des murailles courant sur presque 3 km en bordure de l’étagement de basalte : certaines parties de ces murs d’enceinte remontent à l’époque samnite, tandis que d’autres furent ajoutées à l’époque romaine. Plusieurs portes ouvrent dans cette enceinte défensive : la porta Marina et celles d’Herculanum, du Vésuve, de Nocera, de Capoue et de Sarno.
L’endroit le plus ancien de Pompéi est le quartier situé autour du forum triangulaire. En revanche, le nouveau forum est décentré, à proximité de la porta Marina, sa construction datant de l’époque où la ville s’était désormais agrandie et exigeait davantage d’espace.
Dans la zone périphérique furent construits le théâtre, l’amphithéâtre et la palestre. Des thermes se trouvent à plusieurs endroits de la ville pour mieux répondre aux exigences des citoyens et servir les différents quartiers. Au-delà de chaque porte s’étend un vaste cimetière, avec des monuments funéraires.
À l’extérieur de la porte d’Herculanum, témoignant de l’énorme expansion urbaine de la ville, une vaste zone périphérique urbanisée a été découverte : on y trouve des maisons, des boutiques et de superbes villas comme celles de Diomède et des Mystères.
Une autre villa suburbaine caractérisant la période de grande expansion de Pompéi est située à proximité de la porta Marina ; elle est connue sous le nom de villa suburbaine de Porta Marina.
Les habitations datent de différentes périodes : les plus simples, pour la plupart bâties en tuf, datent de l’époque pré-samnite ; celles de l’époque samnite sont plus élaborées, les plus raffinées étant naturellement celles de l’époque romaine.
Les temples de Pompéi sont concentrés dans la zone du grand forum et du forum triangulaire et reprennent le schéma des temples grecs traditionnels.
La ville compte un vaste éventail de boutiques : on y trouve de nombreuses fullonicae (ateliers de traitement des étoffes), secteur fondamental de l’économie pompéienne, au point que la corporation des teinturiers possédait à l’intérieur du forum son propre édifice (dit édifice d’Eumachie) composé de magasins et d’entrepôts pour le dépôt des marchandises.
Nombreuses étaient en outre les « thermopolii »,
lieux de restauration (l’équivalent de nos bars modernes) destinés au débit de boissons et reconnaissables à leur comptoir dans les trous duquel se trouvaient les amphores. On trouve également des fours et des moulins, souvent reliés à des entrepôts pour la conservation des céréales.
Toutes les boutiques sont généralement reliées à l’habitation de leur propriétaire, qui pouvait ainsi travailler plus aisément en faisant participer toute sa famille et ses domestiques à son activité.
Pompéi comptait aussi des auberges et des maisons à louer : sur certains édifices figurent des inscriptions qui ne sont autres que des annonces de location. Les bains privés étaient aussi proposés en location. Les tripots et les maisons de plaisir (lupanars) ne manquaient pas non plus.
Parmi les curiosités dignes de mention, il faut signaler les passages pour piétons situés aux carrefours et caractérisés par de grosses pierres placées en travers le long des rues ; ils permettaient de traverser en évitant de se mouiller les pieds en cas de pluie.
Les enseignes des magasins méritent aussi que l’on s’y arrête ;
c’étaient souvent des tableaux peints représentant l’activité de la boutique et le nom du propriétaire.
Les murs des maisons étaient constellés d’inscriptions : il s’agit d’avis publics de spectacles, d’indications pour la location de locaux, ou encore d’inscriptions électorales ou à caractère satirique se rapportant à des personnes ou à des situations diverses.
L´histoire ancienne
Pompéi, contrairement à d’autres villes de la Campanie fondées pour la plupart par des colons grecs, naquit sous l’impulsion des populations osques, probablement aux alentours du IXe ou du VIIIe siècle av. J.-C., même si les témoignages parvenus jusqu’à nous ne sont pas antérieurs au VIe siècle.
La petite ville se développa sur un plateau lavique qui s’était formé au cours des siècles précédents. Celui-ci constitua un bon rempart naturel contre les incursions des peuples limitrophes. En même temps, la nature volcanique du terrain rendit le territoire de la vallée du Sarno particulièrement fertile, permettant ainsi un important développement de l’économie agricole. Pompéi entra bien vite en contact avec les colonies grecques voisines :
elle assimila leur culture, leurs modes de vie, ainsi que la religion propre à la Magna Grecia, comme en témoigne la présence d’un temple dorique situé dans le forum triangulaire.
La cité fut assujettie aux Étrusques pendant presque cinquante ans (jusqu’en 474 av. J.-C.) lorsque ceux-ci occupèrent la partie intérieure de la Campanie. Tout de suite après, elle retourna dans la sphère d’influence des Grecs, avant d’être englobée dans la zone d’expansion des Samnites (Ve siècle). Avec eux elle s’agrandit considérablement, édifiant alors le centre historique dont les vestiges sont aujourd’hui encore très importants. On le reconnaît notamment à sa muraille d’enceinte plus ancienne, à l’architecture de certaines maisons (celles qui sont caractérisées par l’atrium de type tuscanique), aux édifices publics du forum triangulaire et au temple d’Apollon dans le forum civil.
Pendant ce temps, Rome avait entrepris son avancée progressive vers l’Italie du Sud et commencé à mettre à dure épreuve la résistance des populations italiques. Les peuples samnites durent eux aussi se rendre à l’Urbs, après trois longues et âpres années de guerre, dont la dernière dura de 298 à 290 av. J.-C. Avec la conquête de la Campanie, Pompéi connut donc la domination des Romains, devenant socia, statut qui comportait le maintien d’une autonomie locale relative.
À partir de ce moment-là, son histoire demeura étroitement liée à celle de l’Urbs et ce n’est qu’à l’occasion de la guerre sociale menée par les populations italiques pour défendre, en une extrême tentative, leur liberté, qu’elle s’associa au mouvement insurrectionnel (91 av. J.-C.). Toutefois, en 89 av. J.-C., elle fut assiégée par Sylla, reconquise et ramenée dans le giron de Rome. En 80 av. J.-C., elle devint une colonie romaine sous le nom de Colonia Cornelia Veneria Pompei.
Comme par le passé, Pompéi continua à s’agrandir et à se développer dans tous les domaines, en particulier dans le secteur économique, largement favorisée par son arrière-pays fertile et une position géographique enviable.
Toutes les activités liées au commerce et au trafic maritime progressèrent. Le résultat de ce remarquable développement fut immédiat : à l’extérieur, il conduisit à un accroissement du prestige de Pompéi par rapport aux autres villes de Campanie ; à l’intérieur, du fait de l’augmentation de la richesse, à une amélioration générale de la teneur de vie d’une grande partie des différentes classes sociales. C’est ainsi que ne cessa de s’affirmer la « bourgeoisie », c’est-à-dire la classe des commerçants et des entrepreneurs qui avait fait la fortune de Pompéi et en avait profité. L’économie florissante entraîna un accroissement démographique considérable, un bien-être généralisé ainsi qu’un embellissement de la ville. De fait, la classe bourgeoise voulut rivaliser avec la noblesse en construisant de splendides villas. Les nouveaux riches, désireux de prévaloir sur la classe aristocratique traditionnellement détentrice du pouvoir, entrèrent en compétition pour faire étalage de leur opulence par le biais de somptueuses demeures, d’objets et de bijoux précieux.
L’expansion urbaine concerna surtout la via dell’Abbondanza (rue de l’Abondance), centre symbolique de la nouvelle classe émergente. La vie et la splendeur de Pompéi étaient toutefois destinées à sombrer. Les premiers signes avant-coureurs de la tragédie datent des environs de l’an 62 ap. J.-C., lorsqu’un fort tremblement de terre dévasta la ville et d’autres localités de la Campanie. La reprise ne fut pas facile. La classe sociale la plus défavorisée subit de graves conséquences car ses maisons furent détruites. La plupart des édifices publics et privés étaient encore en phase de consolidation et de restauration quand le Vésuve entra en activité et, en l’espace de quelques heures, sema la mort et la destruction. C’était le 24 août de l’an 79 ap. J.-C. Le Vésuve commença à déverser sur la ville et sur celles d’Herculanum et de Stabies, toutes proches, une énorme masse de cendres, de lapilli et de lave. Tout fut englouti sous une épaisse croûte de matériaux éruptifs qui s’accumulèrent sur plusieurs mètres. Les habitants, dont la plupart s’étaient enfuis vers le littoral, furent suffoqués par les émanations de gaz, tandis que d’autres trouvèrent la mort à l’intérieur même de leurs maisons.
Les souvenirs du passé et la fascination de la ville redécouverte
Pompéi constitue l’un des témoignages les plus significatifs de la civilisation romaine et se présente comme un livre exceptionnel ouvert sur l’art, les coutumes, les métiers et la vie quotidienne du passé.
Elle est sortie de l’ombre où elle était enterrée depuis des siècles, réapparaissant telle qu’elle était au moment où elle fut recouverte à l’improviste par une épaisse couche de cendres et de lave lors de l’éruption dévastatrice du Vésuve. C’était en l’an 79 après Jésus-Christ. La tragédie fut épouvantable :
dans cette ville qui avait été l’une des plus actives et des plus splendides de l’Empire romain, la vie s’arrêta pour toujours. L’épaisse couche de projections volcaniques qui la recouvrit, constituée en grande partie de cendres et de lapilli - un matériau qui n’est pas solide, contrairement à celui qui recouvrit Herculanum et e solidifia en pierre très dure - a permis à la ville de se conserver jusqu’à nos jours, au niveau non seulement de l’architecture mais aussi de tout ce qui se trouvait à l’intérieur des habitations ou des boutiques, offrant ainsi une image du « quotidien » incroyablement fascinante.
Sur les murs des maisons, on peut encore lire des inscriptions de propagande électorale ou des graffiti grivois à l’adresse de certains habitants. Sur les portes des boutiques, les enseignes indiquent l’activité à laquelle elles s’adonnaient ou le nom du propriétaire. De modestes maisons où vivaient plusieurs familles côtoient les villas patriciennes de la noblesse et les luxueuses villas de la bourgeoisie. Les demeures des paysans sont en revanche regroupées autour des jardins ou du « campicello ». En bordure de la ville se trouvent les lupanars, lieux mal famés réservés aux plaisirs des marins et des gens de passage.
Dans les ruelles étroites, dans les boutiques ou dans les endroits destinés aux services publics, on découvre en revanche la routine quotidienne qui constituait la vie des travailleurs, des esclaves et des domestiques.
Des meubles, des bibelots, de l’argenterie et des objets en or se sont conservés à l’intérieur des maisons, ainsi que des instruments de travail, des couverts, des lampes en bronze et en terre cuite, toutes sortes d’aliments, des comptoirs de débit de boissons, des pressoirs et des meules à blé, des ateliers pour le travail des étoffes et du fer, des magasins d’alimentation et de fruits et légumes. La documentation fournie sur la peinture romaine est remarquable. Sans la redécouverte de Pompéi, celle-ci serait restée pratiquement inconnue, de même que l’architecture et l’évolution des types d’habitation.
La ville retrouvée constitue donc un exceptionnel témoignage historique de la civilisation romaine : les traces du passé, si vives et si tangibles dans tout ce qui a été retrouvé, composent ainsi le charme d’aujourd’hui.
22 avis sur les hôtels Pompei avec une note moyenne de 3.22 sur 6
22 5Hotel très propre , vingtaine de chambres , petit dejeuner inclus
relativement petites mais très propres sont toutes les chambres ( nous les avons presque toute essayée ) et OK pour tout le confort
que de services de sourires les chambres sont de très bonnes factures la preuve nous y allons tous les ans en remontant sur la france pour paser una giornata a CAPRI
rapport qualité/prix OK toute l'année sauf en juillet aout ou les prix sont comme en france. Chaleur et grand soleil garanti sur fact... Continuer à lire l'avis
en Août 10
,
Jean-Paul, Âge: 51-55, Couple
Cet avis a été lu 31 fois
Hotel familial plein pied avec de grande chambre et de grande salle de bain. Cette hotel fait aussi office d'auberge de jeunesse pour les jeunes à un prix très attrayant! (chambres de 8 à 10 lits). Personnel très accueillant. Repas préparé par le père du gérant: succulant et pas cher. Piscine extérieur rafraichissante après une bonne visite des ruines de Pompéi et/ou du Vesuve. Continuer à lire l'avis
en Septembre 11
,
Louis, Âge: 19-25, Couple
Cet avis a été lu 12 fois
En plein centre de Pompéi, l'hôtel, avec toit-terrasse et jaccuzzi, est situé à deux pas d'une des entrées du site archéologique. Loin des nuisances napolitaines, une gare est en face, et permet de nombreuses visites sans prendre sa voiture.
4 étoiles, avec un service, et un petit-déjeuner à la hauteur.
Etablissement très bien tenu.
Clientèle internationale de 30 à 70 ans.
Les chambres sont confortables, climatisées, sdb complètes
hôtel d'une vingtaine de chambres
15 m² , avec sdb complè... Continuer à lire l'avis
en Août 11
,
Benoit, Âge: 41-45, Couple
Cet avis a été lu 20 fois
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