Milan

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Hotel Fiera Congressi
à Milan
5,3 /6
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A partir de 48 € / nuit

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Hotel Gala
à Milan
5,3 /6
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A partir de 43 € / nuit

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Hotel Charly
à Milan
5,3 /6
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A partir de 160 € / nuit

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Una Hotel Mediterraneo
à Milan
5,2 /6
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A partir de 67 € / nuit

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Hotel San Francisco
à Milan
5,2 /6
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A partir de 45 € / nuit

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Hotel Aosta Gruppo MiniHotel
à Milan
5,2 /6
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A partir de 53 € / nuit

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Raffaello Hotel
à Milan
4,6 /6
note moyenne sur 7 avis »
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A partir de 72 € / nuit

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Hotel Mennini
à Milan
5,2 /6
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A partir de 47 € / nuit

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Hotel Una Maison Milano
à Milan
5,1 /6
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A partir de 159 € / nuit

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Hotel Ambrosiana
à Milan
5,1 /6
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A partir de 35 € / nuit

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Milan: guide de voyage

Fondée par les Gaulois Insubres, probablement au tout début du IVe siècle av. J.-C., l’antique Mediolanum (nom qui selon certains signifie “ ville entre deux fleuves ” et selon d’autres “ ville au centre de la plaine ”) n’était à l’origine qu’un petit habitat, connaissant pourtant une croissance rapide à la suite de la conquête romaine de 222 av. J.-C., qui s’affirma définitivement en 197 av. J.-C. après une parenthèse de rébellion liée à l’incursion en Italie d’Hannibal et des armées carthaginoises.

Capitale de la XIe région transpadane, important et stratégique nœud commercial, entourée de sa première enceinte de murs, la ville fut au faîte de sa splendeur en 292 ap. J.-C., lorsque l’empereur Maximien la choisit comme capitale de l’Empire romain d’Occident, l’entoura de fortifications plus solides et s’y installa avec toute sa cour. C’est ici qu’en 313 Constantin promulgua son célèbre édit, et ici qu’œuvra l’évêque Ambroise, adversaire passionné de l’arianisme bien qu’arrivé en 370 à Milan comme gouverneur impérial laïque. Le déclin de l’Empire et les incursions des hordes barbares (les Wisigoths d’Alaric en 401, les Ostrogoths de Théodoric en 409, et ainsi de suite jusqu’aux Goths qui en 539, malgré la vaillante résistance des Byzantins, saccagèrent et dévastèrent la ville) marquèrent la fin de la Milan florissante, et en 569 la ville fut occupée par les Lombards d’Alboïn et perdit sa suprématie sur la région au profit de sa voisine Pavie. Cette position d’ infériorité et un isolement politique grandissant se poursuivirent sous la domination des Francs et des Carolingiens, mais à cette époque deux grandes forces contribuèrent à relever le sort de Milan : une activité commerciale toujours florissante et la présence d’un personnage, l’évêque, qui avec le temps sut consolider et renforcer son prestige personnel et son pouvoir politique. Un évêque en particulier, Aribert d’Intimiano, manœuvrant habilement entre les seigneurs féodaux et le peuple, réussit au XIe siècle à tenir tête à l’empereur lui-même, jetant en quelque sorte les bases d’une lente reprise.

En 1117, bien que l’archevêque restât la principale autorité de la ville, Milan devint une commune et sa riche bourgeoisie fut officiellement invitée à participer à l’administration publique. Très vite, la puissance économique de la ville s’accrut au point qu’elle put absorber la campagne environnante, se substituant en fait à la précédente structure féodale, et étendre ses visées expansionnistes au détriment de villes voisines comme Côme et Lodi. Son but était de créer un véritable état autonome, profitant d’un manque d’intérêt momentané pour l’Italie de la part de la dynastie impériale, trop occupée en Allemagne par de furieuses luttes pour la succession. Mais lorsque Frédéric Barberousse, ayant réaffirmé son pouvoir, décida de renforcer à nouveau son hégémonie désormais affaiblie sur la péninsule, il fut aidé par le mécontentement des communes assujetties par Milan, qui lui fournire... Lire la suite
Fondée par les Gaulois Insubres, probablement au tout début du IVe siècle av. J.-C., l’antique Mediolanum (nom qui selon certains signifie “ ville entre deux fleuves ” et selon d’autres “ ville au centre de la plaine ”) n’était à l’origine qu’un petit habitat, connaissant pourtant une croissance rapide à la suite de la conquête romaine de 222 av. J.-C., qui s’affirma définitivement en 197 av. J.-C. après une parenthèse de rébellion liée à l’incursion en Italie d’Hannibal et des armées carthaginoises.

Capitale de la XIe région transpadane, important et stratégique nœud commercial, entourée de sa première enceinte de murs, la ville fut au faîte de sa splendeur en 292 ap. J.-C., lorsque l’empereur Maximien la choisit comme capitale de l’Empire romain d’Occident, l’entoura de fortifications plus solides et s’y installa avec toute sa cour. C’est ici qu’en 313 Constantin promulgua son célèbre édit, et ici qu’œuvra l’évêque Ambroise, adversaire passionné de l’arianisme bien qu’arrivé en 370 à Milan comme gouverneur impérial laïque. Le déclin de l’Empire et les incursions des hordes barbares (les Wisigoths d’Alaric en 401, les Ostrogoths de Théodoric en 409, et ainsi de suite jusqu’aux Goths qui en 539, malgré la vaillante résistance des Byzantins, saccagèrent et dévastèrent la ville) marquèrent la fin de la Milan florissante, et en 569 la ville fut occupée par les Lombards d’Alboïn et perdit sa suprématie sur la région au profit de sa voisine Pavie. Cette position d’ infériorité et un isolement politique grandissant se poursuivirent sous la domination des Francs et des Carolingiens, mais à cette époque deux grandes forces contribuèrent à relever le sort de Milan : une activité commerciale toujours florissante et la présence d’un personnage, l’évêque, qui avec le temps sut consolider et renforcer son prestige personnel et son pouvoir politique. Un évêque en particulier, Aribert d’Intimiano, manœuvrant habilement entre les seigneurs féodaux et le peuple, réussit au XIe siècle à tenir tête à l’empereur lui-même, jetant en quelque sorte les bases d’une lente reprise.

En 1117, bien que l’archevêque restât la principale autorité de la ville, Milan devint une commune et sa riche bourgeoisie fut officiellement invitée à participer à l’administration publique. Très vite, la puissance économique de la ville s’accrut au point qu’elle put absorber la campagne environnante, se substituant en fait à la précédente structure féodale, et étendre ses visées expansionnistes au détriment de villes voisines comme Côme et Lodi. Son but était de créer un véritable état autonome, profitant d’un manque d’intérêt momentané pour l’Italie de la part de la dynastie impériale, trop occupée en Allemagne par de furieuses luttes pour la succession. Mais lorsque Frédéric Barberousse, ayant réaffirmé son pouvoir, décida de renforcer à nouveau son hégémonie désormais affaiblie sur la péninsule, il fut aidé par le mécontentement des communes assujetties par Milan, qui lui fournirent leur appui; il soumit la ville à un long siège et en 1162, après s’en être emparé, la rasa au sol. Mais Milan sut se reprendre rapidement, à temps pour mettre à son tour à profit le mécontentement que le gouvernement impérial avait suscité dans les villes voisines. C’ est ainsi que celles-ci s’allièrent avec elle pour constituer la ligue de Pontida qui en 1176, lors de la bataille de Legnano, remporta une victoire légendaire sur les troupes impériales. L’autonomie communale était ainsi définitivement réaffirmée, mais les conflits intérieurs continuels qui suivirent marquèrent de façon irrémédiable la coexistence entre les différentes communes, entraînant dans la région une longue et dangereuse période d’instabilité. Jusqu’à ce qu’en 1277 un autre évêque, Ottone Visconti, au terme de luttes sanglantes avec d’autres importantes familles milanaises, réussit à imposer son pouvoir sur la ville et donna à son neveu Matteo et à son petit-neveu Azzone la seigneurie de Milan.

Alors commença une longue période de domination des Visconti, qui dura 130 ans ; si d’une part elle marqua le début d’un véritable renouveau de la ville, qui connut à nouveau fastes et splendeurs, de l’autre elle fut caractérisée par des luttes dynastiques acharnées. Les Visconti considéraient en effet Milan et son état (qui s’étendait progressivement en direction du Piémont, de l’Émilie et de la Ligurie) comme leur propriété privée, se les léguant et se les partageant de génération en génération. C’est ainsi par exemple qu’au milieu du XIVe la ville fut gouvernée conjointement par deux frères, Galéas II et Barnabé. Mais lorsqu’en 1378 le fils de Galéas, Jean-Galéas, succéda à son père, cette coexistence devint extrêmement inconfortable, au point que celui qui devint ensuite l’un des plus importants et splendides seigneurs de Milan n’hésita pas à se débarrasser brutalement de son oncle et de ses héritiers. Pourtant, dès la mort de Jean-Galéas, entre temps devenu duc en 1395, la situation se détériora rapidement en raison de la rivalité qui opposait ses trois héritiers et du renforcement progressif du pouvoir de différents “ condottieri ” ambitieux. Et c’est l’un de ceux-ci, François Sforza, époux de la dernière Visconti, Blanche-Marie, qui après la brève parenthèse de la République Ambrosienne rétablit à Milan le calme et la prospérité, se faisant acclamer par le peuple seigneur de Milan en 1450. Il s’avéra un prince clairvoyant et compétent, qui se prodigua pour assurer la paix entre les différents états italiens et le bien-être de la ville qu’il gouvernait. Ses successeurs ne furent pas aussi habiles, en particulier Ludovic Ier le Maure qui, profitant de la mort prématurée et violente de son frère aîné, Galéas-Marie, et des hésitations de la veuve de celui-ci, Bonne de Savoie, réussit à obtenir tout d’abord la tutelle de son très jeune neveu, Jean-Galéas Marie, puis, à la mort de celui-ci, le pouvoir absolu. Ludovic fut un seigneur munificent, qui donna à sa ville un essor urbanistique et économique, mais sa politique étrangère, ses ambitieuses visées expansionnistes, les guerres continuelles dans lesquelles il s’engagea et d’ incessantes alliances et rivalités finirent avec le temps par compromettre le sort de la ville. Les descendants de Ludovic en payèrent les conséquences, et le duché s’affaiblit et se démembra rapidement, faisant l’objet de contestations entre la France et l’Espagne ; en 1535, à la mort du dernier Sforza, cette dernière s’assura définitivement la domination de Milan et de ses territoires. Soumise à l’autorité d’un gouverneur, la ville connut une longue période d’appauvrissement et de marasme économique et politique, à l’enseigne de la toute-puissance de l’aristocratie locale et d’une fiscalité sévère. Elle fut frappée par deux épidémies de peste, en 1576 et en 1629-1633. Une fois encore, la ville fut sauvée de la catastrophe par son archevêché (avec des personnages aussi extraordinaires que saint Charles et Frédéric Borromée) et son incroyable vitalité économique.

L’arrivée des Autrichiens, qui en 1737 remplacèrent les Espagnols, marqua un tournant ; en effet, le nouveau gouvernement fit preuve d’emblée d’un absolutisme centralisateur, plaçant Vienne au centre de tout et reléguant Milan au rôle inconfortable et passif de satellite. Mais la domination autrichienne mit aussi en œuvre en ville et dans l’ensemble de la Lombardie des réformes destinées à améliorer le niveau de vie des populations et l’économie des territoires. Dans le sillage du prestige de Vienne, Milan retrouva lentement un rôle important en Europe, au moins sur le plan culturel ; que l’on songe aux penseurs et aux philosophes du siècle des lumières qui trouvèrent ici un climat particulièrement favorable, aux cercles littéraires qui avec le temps jouèrent aussi un rôle politique, aux poètes tels que Parini, à l’œuvre de Cesare Beccaria, qui, avec son traité Des délits et des peines, jeta les bases de la législation moderne de toute l’Europe, sans oublier la figure imposante d’Alessandro Manzoni. Avec le temps cependant, les populations lombardes ressentaient de plus en plus la présence autrichienne comme un joug despotique et oppressif. C’était peut-être aussi une conséquence de la parenthèse révolutionnaire que la domination française avait offerte à Milan de 1796 à 1815, avec l’institution, sur la lancée des idées égalitaires et libertaires, d’abord de la République Cisalpine puis du Royaume d’Italie. Napoléon était entré victorieux à Milan le 15 mai 1796, et c’est dans cette ville que le 26 mai 1805 il fut couronné roi du nouveau royaume, dont il confia le gouvernement au vice-roi Eugène de Beauharnais, son beau-fils. Mais en 1815, à la chute de Bonaparte, le gouvernement autrichien fut restauré et, bien que plus oppressif que jamais et mal toléré, il ne connut son premier moment de crise qu’avec les émeutes des célèbres Cinq Journées de 1848, lorsque les Milanais se soulevèrent pour obtenir leur annexion au Royaume de Sardaigne. Cette glorieuse tentative échoua pourtant lorsque Charles-Albert de Savoie fut battu par les armées des Habsbourg. Il fallut attendre le 8 juin 1859 et l’entrée triomphale en ville de Victor-Emmanuel II et de Napoléon III (un événement historique, savamment préparé par l’habile politicien qu’était Cavour) pour que soit officiellement proclamée la fin de la domination autrichienne sur la Lombardie et l’ entrée de celle-ci dans le nouvel état uni. Bien vite, Milan devint la capitale économique de l’Italie et aussi d’une certaine manière sa capitale culturelle. Elle connut un grand essor urbanistique, un important accroissement démographique et une rapide croissance économique, jouant par conséquent un rôle social à l’avant-garde et devenant le centre névralgique des premières revendications socialistes.

Après la Première Guerre mondiale et la période fasciste, au cours de laquelle la ville se distingua comme un centre plutôt actif et organisé de la résistance, avec des personnalités politiques et culturelles de premier plan, la Seconde Guerre mondiale infligea à Milan des blessures profondes. Les bombardements aériens, en particulier ceux du mois d’août 1943, entraînèrent en effet la destruction totale de vastes zones de la ville. Après l’armistice signé avec les Alliés et durant l’occupation allemande, la ville fut l’un des plus importants centres de la lutte des partisans. Ensuite, la Milan vitale et entreprenante connut un nouvel essor, s’affirmant comme la capitale économique du pays et devenant à l’aube du troisième millénaire le chef de file industriel, urbanistique, culturel et social du pays.



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